UNION
POUR LA DÉMOCRATIE
ET LE PROGRÈS SOCIAL


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Document introductif de la conférence de presse animée par le président du comité national au nom de la direction politique de l’UDPS

 

Un processus politique et électoral vient d’avoir lieu en République Démocratique du Congo. Ce processus annoncé pompeusement a travers tous les canaux des réseaux internationaux d’information n’a pas encore fini de semer la désolation au sein de la population congolaise.

 La Direction Politique de l’UDPS, présente une fois de plus, ses condoléances aux familles éplorées à travers tout le pays, lors des deniers événements sanglants de Kinshasa. Leur nombre, dont certaines indiscrétions chiffreraient au delà du millier ne sera jamais connu. Que la terre et les eaux de nos ancêtres, leur assurent le repos éternel.

Tout au long de ce processus, l’UDPS n’avait jamais cessé de tirer la sonnette d’alarme sur la manière déficitaire et chaotique dont ce processus était conduit. En effet, dans son mémorandum adressé  en novembre 2005 a la délégation du Conseil de sécurité des  Nation Unies en mission au Congo., le Président National de l’UDPS , monsieur Etienne Tshisekedi wa Mulumba écrivait déjà que «  29 mois depuis le début du processus, tous les observateurs congolais ou étrangers s’accordent sur son échec du aux  problèmes de mauvaise gouvernance généralisée, elle-même engendrée  par un manque de leadership responsable  susceptible d’impulser des orientations nécessaires au processus et particulièrement dans ses aspects politique, juridique, financier et sécuritaire ».

 Personne n’a écoute UDPS, encore moins Tshisekedi alors que les congolais venaient a leur tour de clamer haut et fort que la formule 1+4, en charge de la transition, n’avait aucune valeur appréciable ; d’où la fameuse équation 1+4=0 qui ne peut mathématiquement se vérifier que si et seulement si, 1=0 et 4=0, en même temps. Par cette expression, les congolais affirmaient donc que l’avenir de leur pays ne pouvait être assuré par un  quelconque membre du groupe 1+4 en charge de la transition.

 Cette affirmation trouve une preuve supplémentaire ce jour à la lumière des événement sanglants survenus récemment au Bas Congo et les 22, 23 mars 2007 à Kinshasa, avec la reprise des affrontements armés entre factions appartenant à deux ex-belligérants métamorphosés,     l’un en Président de la République, l’autre en sénateur. Cette preuve cinglante est d’autant plus effrayante que les deux protagonistes actuels sont  ceux-là mêmes que ce processus a engendré et proposé aux congolais comme étant leur meilleur choix possible au second tour de l’élection présidentielle. Ils ont été belligérants, ils le demeureront vraisemblablement à jamais  car la mutation leur apparaît difficile, voire impossible à opérer à chaque tentative, le naturel est revenu au grand galop. 

Les  congolais, à peine sortis des urnes, se demandent à quoi a servi réellement ce processus dont les mérites annoncés  ne sont toujours pas au  rendez-vous. Bien au contraire car tout s’empire chaque jour qui passe. Le très lourd  bilan des deniers affrontement armés de Kinshasa a crée la panique  dans les chancelleries ou, pour la première fois et à haute voix, on se dit « indigné » par une situation « inacceptable ». 

Jamais ces chancelleries ne se sont indignées aussi publiquement et solennellement devant les horreurs qui se commettent chaque jour depuis plusieurs années sur les populations à l’Est du pays et dont les auteurs sont bien connus ; aucune voix d’indignation n’a été entendue après le multiples  répressions sanglantes des manifestations pacifiques des l’UDPS, manifestations au cours desquelles des personnes ont été soit mutilées, soit mises dans des situations d’handicapés a vie soit encore tout simplement abattues ; aucune voix d’indignation ne sera entendue face au pillage scandaleux des ressources naturelles du Congo au profit éhonté de certaines industries étrangères bien identifiées et ce malgré l’aggravation conséquente de la misère noire dans laquelle croupissent déjà 80 % des congolais.  

Maintenant que la violence, que l’UDPS a toujours condamnée, atteint certaines ambassades ainsi que leur personnel sans distinction, des voix s’élèvent pour condamner et l’UDPS ne peut que dire bravo ! 

Par ailleurs, un nouveau faisceau lumineux est venu éclairer ces événements ; il émane de l’ancien Envoyé spécial de l’Unions Européenne dans les Grand Lacs africains, qui, dans une déclaration publique, après une longue mission de 12 ans de quasi permanence au Congo, annonce enfin que ces événements sanglants étaient « prévisibles ». 

Question ; est-il responsable de crier aujourd’hui à l’indignation, après avoir décidé d’imposer aux congolais, malgré leurs avis contraires maintes fois formulées, un processus politique et électoral vicié, dans un climat politique post conflit armé,  pollué, tout en sachant à l’avance qu’une telle démarche entraînerait le Congo vers des conséquences de l’ampleur vécue récemment à Kinshasa et qui sont donc loin de constituer un cas isolé ?    

Même le Secrétaire Général des  Nation Unies, l’africain Koffi Annan, venu à Kinshasa s’enquérir de la situation peu avant les élections n’a pas été capable, à la demande expresse de Tshisekedi, d’arrêter le désastre au moment ou tout le 1+4, instrumentalisé par le CIAT (Cointé international d’accompagnement de Transition) et la MONUC (Mission militaire Onusienne au Congo), se disait prêt pour les élections démocratiques et crédibles, rejetant de ce fait toute idée de concertation préalable  et président l’UDPS et Tshisekedi comme l’ennemi public numéro un en République Démocratique du Congo. 

Cette obstination des uns et des autres cachait mal des objectifs obscurs mais désormais clairs : pour les uns, il s’agissait de faire main basse sur les ressources naturelles du Congo tel que commencé depuis 1997 sous le couvert de l’AFDL, tandis que pour le personnel du 1+4, la seule préoccupation à leurs yeux, était celle de s’assurer une survie politique et surtout physique, après avoir été utilisés  comme acteurs principaux dans une guerre jalonnée de plusieurs crimes imprescriptibles qui les exposent donc à tout moment, à une poursuite judiciaire certaine. 

Cette convergence d’intérêts privés, pour le cas d’espèce, d’intérêts anti congolais, ne pouvait être garantie pour les uns et les autres que par le contrôle de l’espace politique congolais à travers un processus politique et électoral taillé sur mesure afin que d’une part, seuls les élèves « modèles » et en même temps « vulnérables judiciairement », de part leur passé guerrier » soient retenus des la transition. Et d’autre part, tout se fasse dans un flou électoral en termes notamment de recensement de la population, d’indentification des nationaux, du système électoral, de la chronologie des échéances électorales et même de la constitution du pays. 

Voilà comment est née une nouvelle tragédie qui est en train de se dérouler au Congo par l’entremise d’une association, dans un marché de dupes entre pilleurs-prédateurs, toutes nations confondues, et seigneurs de guerre d’hier, transformés aujourd’hui, par la volonté de leurs parrains, en acteurs politiques. Le Peuple congolais et le Congo ne bénéficient  d’aucune considération de la part des membres de cette association. 

C’est cette association, ce marché de dupes, qui a inspire et guidé ce qui a été appelé pudiquement « processus politique et électoral au Congo ». C’est également ce marché de dupes qui a engendré ce qu’on présente aujourd’hui à la face du monde sous l’appellation de la 3eme République. 

L’UDPS savait que seul le temps viendra  à bout de ce gros mensonge, cette arnaque internationale. Grâce aux événements sanglants de Kinshasa, ce gros mensonge apparaît aujourd’hui au grand jour. 

Maintenant que les parrains activistes internationaux, pris de panique, avouent l’échec de leur processus en emboîtant le pas à l’UDPS, maintenant que même le personnel du 1+4, découvre, à ses dépens, les vrais objectifs de ce processus, maintenant que les congolais du Nord, Sud, Est, Ouest et du Centre, comprennent de mieux en mieux ce marché de dupes, l’UDPS déclare ce qui suit : 

1.- Le processus politique et électoral, mis en place depuis la transition issue du dialogue inter congolais a échoue. Tous les acteurs nationaux et internationaux sont appelés à tirer, au plus vite, les conséquences de cet échec. 

2.- Le pouvoir en place, impliqué dans des violences sanglantes, directement ou indirectement, à Kinshasa et à l’intérieur du pays, conséquences de cet échec,  ne peut être considéré comme étant représentatif du Peuple congolais. Il est par conséquent illégitime. 

3.- L’UDPS dénonce et condamne l’appui de la Communauté  internationale aux auteurs des violences au Congo. Elle en appelle à la conscience collective de cette Communauté internationale, à travers le Conseil de sécurité des Nation Unies, et l’invite à réactiver, sans plus tarder, le dialogue initié en décembre 2005 et interrompu malencontreusement par le CIAT. L’on doit cesser de croire que la solution à la crise congolaise passe par le règlement du conflit particulier apparu entre les deux belligérants récemment rentrés en activité à Kinshasa. 

4.- le peuple congolais, en général,  et  particulièrement l’élite congolaise, la société civile avec ses  nombreux acteurs religieux, sont appelés  à conjuguer leurs efforts pour que dans la paix s’instaure au Congo, un véritable. Etat de droit démocratique, générateur du  progrès social individuel et collectif. 

5.- la direction Politique de l’UDPS, lance un appel à tous ses membres de se mobiliser et d’être prêts à répondre massivement aux directives du Parti.    

Fait à Kinshasa, le 5 avril 2007.

Pour la direction Politique de l’UDPS.  

Remy Massamba                             Valentin Mubake

Secrétaire Général                               Président du Comité

 


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