POINT DE PRESSE TENU PAR LE SECRETAIRE GENERAL DE L’UDPS
,M. REMY MASAMBA, LE LUNDI 15/08/2005.
Mesdames et Messieurs de la Presse,
Comme vous le savez, l’UDPS a jugé bon pour prévenir le pire, de ne
pas cautionner les irrégularités qui entachent
le processus électoral en cours
afin de ne pas se faire ,après coup, complice de ceux qui veulent légitimer
par la magouille , le pouvoir héréditaire
et/ou acquis par les armes. Elle a, à cet effet, été obligée de
demander à ses membres et sympathisants de suspendre leur participation à
l’opération d’enrôlement.
C’est dans ce contexte particulier que notre pays en proie à la
violation systématique des droits humains à la montée des foyers de tension ,
et à sa mise sous tutelle
pour mauvaise gouvernance que les Ex-belligérants et alliés viennent de
se partage le reste de la dépouille RD Congo.
Aussi notre propos est
articulé autour de cinq points ci-après. La question électorale, la
falsification de la loi n° 05/008 du 31 mars 2005, la violation des droits
humains, et la reprise de la guerre à l’ Est et le partage des entreprises
publiques.
I. La question
électorale.
Le processus électoral
en cours en RDC, concerne avant tout
les congolais, car ce sont
eux qui vont concourir
pour accéder au pouvoir à travers les urnes. C’est encore eux, et eux
seulement, qui doivent exercer directement le pouvoir par voie référendaire ou
indirectement à travers leurs représentants qu’ils vont désigner
à différents niveaux : local, provincial et national.
Pour ce faire , ils ont droit
à des vraies élections et non à
une parodie ou un simulacre d’ élections.
Et tous ceux qui accompagnent le
processus doivent aider notre peuple
en tenant
compte de sa volonté et de ses inquiétudes pour la bonne
tenue des élections réellement libres et transparentes, mais aussi
à concourir au respect par tous, des textes qui régissent la transition
en RDC, condition sine qua non pour l’établissement
d’un Etat de droit auquel le
congolais aspire en tant que
souverain primaire et pour lequel il a
consenti et continue à consentir les
privations et sacrifices de tous ordres.
Cela étant, trois
raisons majeures sou tendent la
position du Parti : à savoir : le réajustement
politique, la fraude préélectorale massive et l’exclusion de l’UDPS
du processus.
le réajustement politique
Après qu’il ait été établi que la Formule bigarrée 1+4 n’a
pas pu conduire les congolais aux élections
dans le délai constitutionnel de vingt-quatre mois
et par respect à ce peuple,
il est impérieux de satisfaire à
ses préalables avant de passer à la nouvelle
manche de la transition sans
que cela implique nécessairement un coût additionnel ni en terme de
financement ni en celui du temps.
A cet effet, l’UDPS,
rappelle ce que tout le monde sait ,
mais que par mauvaise foi ou pour des agendas cachés, certaines officines
veulent contourner : les raisons ayant nécessité la prolongation de la
transition ne sont pas celles définies
par l’alinéa 2 de l’article 196 de la constitution de la Transition, à
savoir : les problèmes spécifiquement
liés l’organisation des élections .
Ces problèmes ne pouvaient pas être évoqués en
l’absence de la moindre opération préélectorale durant le 24 mois
de la transition et avant la promulgation de la loi électorale sensée
organiser lesdites élections.
Il en résulte donc que les institutions issues de l’Accord global et
inclusif sont devenues illégales et
illégitimes à partir du 30 juin
2005 à minuit. Tandis que, la prolongation automatique et unilatérale décidée
le 17 juin 2005 par le
parlement monocolore des ex- belligérants
et alliés l’a été en violation de l’esprit et de la lettre
aussi bien de l’Accord Global et Inclusif
que de la Constitution de la
Transition. Il s’agit ni moins ni plus d’un
coup de force qui frise la haute trahison et qui n’a fait qu’exacerber la
crise.
Par voie de conséquence, le réajustement politique s’avère être à
la fois comme l’unique solution
pour la résorption de cette
crise et le préalable requis
pour la poursuite de la transition en
vue notamment :
d’infuser au
processus, l’impulsion indispensable à l’accomplissement des objectifs
assignés à la transition, avec comme point de chute l’organisation et
la tenue ,dans un
bref délai , des élections réellement libres et
transparentes;
d’impliquer les forces politiques significatives afin de
faire adhérer la population
au processus ;
de sécuriser toutes les
parties prenantes aux élections pour éviter un scrutin faussé au départ
et dont les résultats contestables
conduiraient inexorablement le pays
dans une guerre civile ;
d’imprimer et d’imposer la bonne gouvernance aux filles
et fils de ce pays dans la gestion
de la chose publique pour laver la honte de sa mise sous-tutelle actuelle
qui ne dit pas son nom .
Aussi faut-il rappeler à ceux qui ferment cyniquement
les yeux devant l’exacerbation de la crise, des irrégularités
flagrantes et la planification de la
fraude préélectorale à grande échelle au seul motif de l’engagement
financier déjà consenti par la communauté internationale que c’est faire
une lecture biaisée de l’histoire de notre pays que de croire que l’on peut
continuellement et impunément gouverner la RDC par défi.
C’est également
commettre une grosse erreur en
prenant le plaisir de narguer tout un peuple au nom des intérêts étrangers et
d’encourager, comme c’est le cas, ceux qui le font, au risque de pousser
l’UDPS , par frustration, d’adopter le seul langage qu’ils
comprennent, celui des armes.
Au-delà des exigences politiques et juridiques sus-évoquées
qui s’imposent , l’opération d’identification
et d’enrôlement des électeurs
lancée le 20 juin 2005 à Kinshasa
dans les conditions que l’on sait, est tellement porteuse des germes d’une
catastrophe annoncée que l’UDPS en toute responsabilité ne peut pas
cautionner.
1.2. De la
fraude préélectorale massive.
1.2.1.
Le matériel utilisé .
Nonobstant les faiblesses qualitatives du matériel offert
par la maison ZETES PAS décriées
et dénoncées en son temps, il n’est un secret pour personne que l’outil
informatique est , par excellence, à la manipulation, qu’il faille se prémunir
des garde-fous suffisants.
Il est donc clair que les partis politiques, premiers
concernés par l’opération , et partenaires
incontournables dans l’accomplissement des
élections, devraient s’assurer du programme et du logiciel utilisés dans le
matériel qui les engage et dont dépend l’avenir de toute la nation.
Dans le cas
d’espèce, le simple fait que les kits électoraux utilisés dans les centres
d’inscription ne sont pas reliés au serveur, n’a pas permis de déceler
les doublons avec comme conséquence l’enrôlement multiple des mêmes
personnes, encore que tout peut
arriver lors du transport et de la
manipulation des disquettes ou
autres supports.
Plus grave on peut facilement
déplacer ces kits et procéder à l’enrôlement n’importe quant et
n’importe où en RDC et dans les pays limitrophes. Dans ce cas ,quelle que
soit la clé retenue l’empreinte digitale ou la photo, l’on saura jamais
distinguer les vrais électeurs sensés être les congolais, des faux,
c’est-à-dire, des étrangers recrutés pour les besoins de la cause, car il
s’agira bel et bien de leurs
photos et de leurs empreintes digitales respectives.
1.2.2. Le
recensement.
N’ayant pas procédé préalablement au recensement de la
population , il se pose la question
de savoir sur quelle base sera
d’une part fixé le nombre des sièges
au parlement et d’autre part ,
seront déterminées les circonscriptions électorales et en fonction
de quel critère, en dehors du poids démographique sera faite la représentativité
des provinces. En d’autres termes, tel que les choses
se font actuellement, il n’y a aucune relation
entre le dénombrement de la population et ses représentants au
parlement.
Même si pour
des raisons de facilité l’on ait préféré escamoter
cette étape importante et déterminante dans toute préparation des élections
qui se veut sérieuse, l’on devrait
obligatoirement subordonner
l’opération d’enrôlement
à l’identification des nationaux, conformément aux textes en vigueur en la
matière.
1.2.3.
l’identification et l’enrôlement des électeurs.
Dans la
pratique, l’enrôlement ne procède pas à
l’identification. Pour ne s’être pas appuyé sur
des préposés naturels et
attitrés de l’état civil qui connaissent leurs administrés, en
l’occurrence, les chefs des quartiers en
ville et des chefs des groupements dans les
milieux ruraux, aujourd’hui, tout habitant, tout infiltré, tout clandestin,
tout réfugié ou tout ressortissant des pays voisins
qui le désire, résidant en RDC ou
pas peut se faire enrôler , détenir la carte d’électeur
et devenir du coup congolais
par la seule volonté de la CEI qui, sans en
mesurer les conséquences a fait de
cette pièce la nouvelle
carte d’identité pour congolais.
Les gens s’enrôlent plus pour avoir
la carte d’identité que pour détenir la carte d’électeur
afin d’échapper aux tracasseries et brimades policières.
Dans la foulée pour faire le remplissage afin
d’accomplir le chiffre de 3 millions d’électeurs escompté
à Kinshasa, afin de faire accréditer la thèse
d’une participation massive à l’enrôlement, la CEI recrute tout le
monde : les enfants de moins de 18 ans , les
militaires et les policiers en fonction à l’instar du Général Major
Joseph KABILA, des Ouest
africains, des Angolais , etc.
Parallèlement , l’on assiste
partout à l’éclosion des
marchés des cartes d’élèves et de
services sur la place publique sans
que cela émeuve ce qui reste encore des autorités de ce pays.
Prenant pitié des
congolais devant l’ampleur de la
magouille, l’Ambassadeur Angolais
saisi de l’implication de ses
compatriotes dans l’enrôlement, n-a-il solennellement
demandé à ces derniers ne
pas abuser de l’hospitalité des Congolais en s’embarquant dans une opération
concernant exclusivement les nationaux.
Les échos en
provenance de l’intérieur où l’opération continue à être lancée par défi
r font état d’un véritable scandale
.Partout, le peuple assiste médusé à la pagaille
ce qui , si besoin , confirme les
réserves émises par notre parti .
A l’opposé
et certainement pour
contrebalancer le poids démographique de
vrais congolais, le parlement de la honte s’est permis d’exclure du
processus, plus de 3 millions de nos compatriotes vivant à l’étranger et
victimes de différents régimes dictatoriaux qui se sont succédé dans notre
pays.
Sans doute qu’ à Kinshasa l’on ne sent pas la gravité
de cette brèche ainsi
ouverte en dépit de la présence de plus de 2 millions d’ angolais. Mais
celle-ci constitue l’occasion tant rêvée par nos voisins et plus particulièrement
ceux de l’Est pour établir des
colonies de peuplement au Kivu, préfiguration des contestations et autre
revendications ultérieures.
L’UDPS tient à
rappeler à l’opinion que le problème
de la nationalité est à la base des conflits récurrents
dans cette partie de la République et
ayant alimenté les deux
guerres de l’AFDL qui ont endeuillé notre pays.
Dès lors qu’ après
de laborieuses négociations cette
question est réglée par la loi en
ce qu’elle accorde désormais la
nationalité congolaise à la population d’origine rwandaise
de différentes catégories « ayant vécu dans ce qu ‘est devenu
le Congo en 1960 », l’UDPS
en appelle à la conscience
collective des congolais, et au plus haut chef , à celle des nos compatriotes
d’origine rwandaise, Hutu et Tutsi
confondus ,bénéficiaires de la nationalité congolaise, à
s’investir pour arrêter toute démarche tendant à alimenter
et à recréer les causes d’une nouvelle guerre sur fonds de la
contestation ou de la
revendication de la
nationalité d’origine par des
nouvelles vagues des réfugiés ,d’infiltrés ,et d’immigrés dans le Kivu .
Il est aberrant
de constater que l’acteur
principal de cette démarche
criminelle est , comble de malheur, un
originaire du Kivu.
1.2.4. L’exclusion
programmée de l’UDPS du processus.
L’opinion se souviendra qu’en
lieu et place d’un récépissé en réponse
à sa lettre n° 15/UDPS/SG/04
du 17 mars 2004 introduite conformément,
aux dispositions de la loi 04/002
du 15 mars 2004 portant
organisation et
fonctionnement des partis politiques ,le ministre PPRD de l’intérieur,
monsieur Théophile MBEMBA a créé délibérément la confusion en suscitant un
conflit d’homonymie avec une tierce partie.
Ainsi, après
avoir, dans sa lettre n°25/CAB/MIN/INTERDESEC/1682/2004 du 14 septembre
2004(arrachée à 24 heures de la
forclusion du délai, à la suite
des pressions), reconnu l’UDPS dirigée
par Monsieur Etienne TSHISEKEDI WA
MULUMBA ,en vertu de son existence légale
sous l’empire de la loi n° 90-007
du 18 juillet 1990, telle que modifiée et complétée par
la loi n° 090-009 du 18 décembre 1990, et de sa qualité de signataire
de ‘Accord Global et Inclusif, il
a fait mention
d’un autre parti politique
qui prétend avoir la même dénomination
mais qui ,lui, est né en 2000 et fonctionne sous le régime du décret-loi 194
du 26 janvier 1999.
Sauf mauvaise foi, étant
donné l’antériorité de l’UDPS dirigée par Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA,
qu’ il a reconnue en vertu de l’article 33 de la loi 04/002 susvisée, il ne
pouvait pas remettre
un récépissé à un autre parti politique prétendant
à la même dénomination dont l’existence légale
est postérieure.
Comme si cela ne suffisait pas , le ministre MBEMBA, a
repris sur sa liste transmise à la
CEI plusieurs partis politiques
portant la dénomination de l’UDPS, alors qu’il sait pertinemment
bien que l’un des soit disant Présidents
de ces prétendues UDPS siège au parlement de transition sous l’étiquette
autre que celle de l’UDPS et l’ autre
, ne faisant pas partie de l’ancien directoire national, ne peut être considéré
autrement que comme faussaire,
Curieusement ,
toutes les institutions, y compris le CIAT,
se sont tues sur ces faits. A l’UDPS nous ne sommes pas surpris par
ce silence face à un problème créé de toute pièce et qui est réglé
par la loi sur le fonctionnement des
parti politique en vigueur.
Il est clair que cet
acte ne vise qu’à créer la confusion dans les esprits de la population pour
des raisons inavouées et à fournir les prétextes
à une territoriale inféodée
et politisée, d’interdire les activités du parti à l’intérieur , comme
c’est le cas souvent..
En réalité c’est le processus de l’exclusion du Parti
et de son chef, inauguré par
la MONUC sous NAMANGA NGONGI, qui continue.
D’où la question de savoir pour qui les combattants
et nos sympathisants vont
voter si le parti est exclu du
processus.
II. De la falsification de la loi n° 05/008 du 31 mars
2005.
LUDPS rend responsables le bureau du chef de l’ Etat, le
bureau du Sénat ainsi que le bureau de l’ assemblée Nationale qui
sont tour à tour à la base et
complice du détournement d’ au moins 160000$ / mois ( cent soixante mille
Dollars américains) depuis janvier 2003 soit au total 48000.000$ ‘ quarante
huit millions de Dollars) jusqu’ à ce jour
L’ UDPS qui n’ est pas surprise du silence du chef de
l’Etat et du Président de l’
Assemblée Nationale exige leur démission pour haute trahison ainsi que celle
du Président du Sénat.
L’UDPS rappelle à l’ opinion que ce scandale n’ est
pas le premier et , au regard de l’ impunité qui est érigée en règle de
gestion, il ne sera pas le dernier . Que l’ opinion se souvienne du détournement
des fonds payés à la SNEL par le Congo-Brazzaville, du pillage dénoncé de la
banque centrale, des régies financières ainsi que des entreprises publiques.
Actuellement, notre société nationale d’ exploitation
minière au Katanga, la Gécamine, est entrain d’ être dépecée et partagée
entre charognards étrangers avec la bénédiction criminelle du gouvernement en
place au détriment des intérêts du peuple Congolais.
Pour l’UDPS, la RDC doit cesser d’ être une République
bananière
III. De la violation des droits humains.
L’opinion se souviendra
notamment du
massacre du 10janvier 2005 , de celui
des manifestants pacifiques le 30 juin 2005 à Kinshasa, Mbuji May ,
Luebo, à Mweka , Tshikapa et
ailleurs, par la police nationale congolaise avec le concours des forces étrangères,
du massacre des populations du Sud – Kivu par les INTERHAMWE alliés de
la composante gouvernement, du massacre des étudiants à Kisangani,
du massacre des civils à Mbandaka ainsi que le pillage de cette ville
par les forces régulières.
Des informations font état de l’ existence des fosses
communes à Tshikapa et au Sud Kivu.
L’ UDPS note avec satisfaction la publication du rapport
de la MONUC sur les événements de Mbuji May
qui rend d’un façon claire ,le Gouvernement responsable des crimes
contre l’humanité
perpétrés par les éléments
de la PIR et des forces combattantes venues de Kamina sur
une population civile dont la
plupart étaient exécutés à bout portant
sur le simple soupçon d’être membres de l’UDPS.
L’UDPS exige que non
seulement les auteurs et les commanditaires
de ces crimes sans nom soient
traduits en justice mais aussi que la MONUC étende son enquête sur d’autres
villes victimes de ces atrocités, comme TSHIKAPA, LUEBO, …
Il faut malheureusement ajouter
à ce registre, les viols des
femmes et des enfants redevenues légion notamment
au KIVU et l’assassinat ciblé par des hommes en uniforme des
activistes des droits de l ‘homme à l’instar de
celui de Monsieur Pascal
KABUNGULU , Secrétaire Exécutif de
« héritier de la justice » assassiné
à BUKAVU en date du 29/07/2005.
IV. La reprise
de la guerre a l’ Est.
L’ UDPS relève la montée des foyers de tension à l’
Est du pays, des foyers animés d’une part , par les FDLR et les INTERRHAMWE
alliés de la composante ex
gouvernement et d’autre part par
les Maï Maï et les FARDC.
L’UDPS regrette que notre peuple soit en train de payer
lourdement les conséquences de la duplicité
de l’AFDL-CPP-PPRD.
En effet, on se
souviendra que pour traquer les Hutu
après le génocide du Rwandais de 1994, Laurent désiré Kabila s’est servi
des Tusti. Aussi curieux que cela puisse paraître , au terme de la révolution
de palais de l’AFDL qui a enclenché la
guerre d’Août 1998, l’AFDL-CPP-PPRD n’a pas hésité d’embrasser les
Hutu qu’elle a armés pour cette fois–ci, combattre les
Tutsi, ses alliés d’hier et
qu’il continue à armer pour des raisons obscures. Les Maï Maï sont
passés par le même schéma. et Entre les deux feux se sont nos compatriotes
qui tombent
L’UDPS félicite la MONUC d’ avoir décidé de traquer
ces forces négatives. elle exige une enquête internationale pour faire la lumière
sur l’ origine du soutien logistique dont
ces forces bénéficient.
Pour L’UDPS, ces actes barbares sont voulues pour
renvoyer aux calendes grecques l’ organisation des élections.
Cela est d’ autant vrai que le parti politico-militaire
‘’ Maï-Maï’’ appendice du PPRD et
de la composante Ex-gouvernement, s’ en est pris violemment aux actions combinées
Monuc-FARDC tendant à neutraliser les FDLR-INTERHAMWE et à les contraindre de
rentrer au Rwanda par force.
Dans sa déclaration du 18 juillet 2005 parue dans le
journal ‘’ Avenir’’ quotidien proche du PPRD, le parti Maï-Maï, après
avoir pris fait et cause pour les réfugiés Hutu rwandais et affirmé que ces
rwandais ‘’ ne se sont jamais
opposés ni à leur rapatriement volontaire au Rwanda
ni à la comparution de certains d’ entre eux
devant le TPIR’’, s’
insurge contre leur désarmement forcé décrété le 25 juillet 2005’’
Pour ce parti ,et en
dépit des massacres et crimes dont les bandes de ces Hutu se rendent coupables
vis-à-vis de nos populations du Kivu, ‘’ la meilleure campagne à
entreprendre est une démarche diplomatique’’ visant les pressions sur
Kigali pour le contraindre de recevoir ces génocidaires à bras ouverts.
A défaut de leur rapatriement volontaire, ce parti Maï-Maï,
exige la cessation des actions
militaires en cours et l’ installation de ces bandes criminelles ‘’ dans
des sites plus rassurants’’.
Sinon ,ce qui il
qualifie de l’équipée
guerrière n’aura d’autre résultat que de pérenniser
la guerre dans la région,
conclut-il.
L’UDS , considère comme haute trahison cette prise de
position de ce parti Maï-Maï qui se préoccupe du sort de ces
assassins et bourreaux de nos
populations du Kivu plutôt que de celui de nos compatriotes.
V. Le partage des
entreprises de l’Etat.
L’UDPS note avec regret que le partage des entreprises
relevant du portefeuille de l’Etat intervient
bien après la fin
constitutionnelle de la
transition outre le fait qu’elle n’a pas été précédée de l’audit
exigé par leur propre parlement
Les ex-belligérants
et alliés viennent une fois de plus démonter
à la face du monde qu’ils
avaient pris les armes non pour faire
avancer la démocratie mais pour se
remplir les poches au détriment du peuple au nom duquel ils prétendent parler.
Il est donc clair que
l’on ne peut rien attendre des
gens dont les intérêts sont
incompatibles avec ceux de la population.
CONCLUSION.
Au regard de tout
ce qui précède, l’UDPS réaffirme avec
force que seules élections
réellement libres et
transparentes sont à même de résoudre
la crise de légitimité qui
n’ a que trop duré.
Le congolais qui a
tout donné pendant plus de
deux décennies d’une lutte âpre pour arracher sa liberté face aux
dictatures les plus féroces de notre temps et ce ,au prix de privation
et d’innombrables
sacrifices jusqu’à verser son sang, ne peut par tolérer de rater
ou de le faire rater ce
rendez-vous avec l’histoire à travers l’organisation
d’une parodie d’élections
pour satisfaire les officines
étrangères.
Nous vous remercions.
Fait à Kinshasa, le 15/08/2005
Rémy MASAMBA Ma-KIESSE
Secrétaire
Général