POINT DE PRESSE DU CONSEILLER SPECIAL POLITIQUE ET STRATEGIQUE : COMBATTANT VALENTIN MUBAKE  

Compte rendu par François-Xavier NKONGOLO T.M.

 Le jeudi 02/12/2004 dans la salle IFES/NDI de Lubumbashi, le Combattant Valentin MUBAKE, Conseiller Spécial Politique et Stratégique du Président National de l'UDPS, S.E. Etienne TSHISEKEDI wa MULUMBA a animé un grand point de presse qui avait regroupé les grandes maisons de presse tant audiovisuelle que de la presse écrite.

 Au cours de ce point de presse, Valentin MUBAKE, a, d'entrée de jeu, expliqué le bien-fondé de sa tournée au Katanga en général et à Lubumbashi en particulier.

 Ayant constaté que certains partis politiques au pouvoir profitent des missions de leurs fonctions, pour faire la campagne avant campagne; c'est-à-dire sans attendre la LOI ELECTORALE devant fixer les normes de la propagande, la Direction Politique Nationale de l'UDPS lui a confié la mission de faire la tournée d'inspection en vue de contrôler l'état de santé du Parti à travers ses Fédérations.

 C'est ainsi qu'après TSHIKAPA, KANANGA, MBUJI-MAYI, - MWENE-DITU, c'est maintenant le tour du Katanga où il a visité successivement la Fédération de Lubumbashi - du Haut-Katanga (Kipushi -Kasumbalesa) et de Likasi.

 §         Sur le plan politique, le Combattant Valentin MUBAKE a tenu des meetings de sensibilisation dans les villes précitées qui avaient pour toile de fond :

1. la lutte de l'UDPS au sein de l'ASD avec l'Accord Global et Inclusif

2. l'état de la transition

3. le leadership de sauvetage après le 30/06/2005

4. les conflits internes (dédoublement des organes de base)

 §         Sur le plan social, l'orateur a exprimé sa désolation en épinglant la situation sociale des travailleurs des entreprises : cas de la Gécamines avec les licenciements de plus de 10.000 travailleurs qualifiés de "départ volontaire" avec plus de 36 mois d'impaiements.

 §         Sur le plan économique, le Katanga, jadis poumon économique de la R.D.C. avec ses richesses du sous-sol et agro-industrielles est aujourd'hui un paradoxe avec une pauvreté sans nom de sa population.

             Un débat riche en informations avait suivi cette introduction.

 1.Journal l'ETENDARD

 §         Dans votre exposé, vous avez parlé d'un certain parti politique et de son leader qui ont tenté de démobiliser votre Parti en organisant leur meeting le même jour. Mais sans pour autant citer le nom de ce parti politique et de son leader. Avez-vous peur de les citer, car, il s'agit de l'UNAFEC et de Gabriel KYUNGU wa KUMWANZA ?

§         En votre qualité de Conseiller Stratégique du Président National de l'UDPS, quelle analyse faites-vous de la nouvelle agression à l'Est de notre pays par le Rwanda, votre allié d'hier ?

Valentin MUBAKE

§         A l'UDPS, nous n'avons peur de personne. C'est plutôt par simple élégance politique que nous n'avons pas cité le nom du parti politique ou de son leader. Nous vous avons laissé le soin de constater le succès obtenu par notre Parti qui n'est plus au stade d'implantation avec plus de 22 ans d'existence.

§         S'agissant de l'agression, le Combattant MUBAKE a démontré que l'UDPS n'a jamais signé un contrat avec qui que ce soit. Sa méthode de lutte étant la non-violence. En aucune fois, nous ferons usage des armes pour accéder au pouvoir. Si aujourd'hui, tout le monde parle de l'Accord Global et Inclusif, nous en sommes fiers car c'est l'œuvre de l'UDPS c'est-à-dire, sans l'Alliance pour la Sauvegarde du Dialogue (l'ASD), les signataires de l'Accord partiel des Cascades auraient consacré la partition de notre pays (Est et Ouest). Ici, Valentin MUBAKE a édifié l'assistance sur le cheminement du DIC, comment l'Accord partiel des Cascades était obtenu, les démarches de l'UDPS - RCD/Goma, le soutien du Président MBEKI et du Président National de l'UDPS, S.E. Etienne TSHISEKEDI pour obtenir le retour des signataires majoritaires de l'Accord partiel des Cascades et empêcher ainsi la partition du pays ...

 2. Journal TOP MANAGER

 §         Lors de votre meeting du samedi dernier, vous avez dit que "les investisseurs qui investissent dans notre pays pendant cette période de transition perdront leur argent avec la fin de la transition en juin 2005 et les Congolais qui ont contribué soit au bradage des Entreprises d'Etat ou privatisé celles-ci répondront devant les juridictions..."Comment l'UDPS s'y prendra-t-elle au lieu de faire des "germiades" ?

§         S'agissant des "Partants volontaires", quelles actions concrètes ou moyens dont disposent l'UDPS afin que ces travailleurs puissent rentrer dans leurs droits ?

 Valentin MUBAKE

 §         Parmi les résolutions du DIC, il est interdit au gouvernement de transition de privatiser les Entreprises du Portefeuille. Les soi-disant investisseurs n'apportent rien comme capitaux frais dans notre pays. Ils profitent plutôt des engins, des installations existantes et puis il appartient au Parlement (qui sera issu de prochaines élections de 2005) de ratifier tous les contrats ou de privatiser les Entreprises d'Etat. Donc à l'avènement de la 3e République, tous ces contrats conclus pendant la transition seront déclarés nuls et de nuls effets car il ne s'agira pas de la continuité de l'Etat mais plutôt de la succession de l'Etat. Le DIC n'ayant donné aucun mandat au pouvoir actuel.

 §         Nous avons dénoncé et continuons à dénoncer l'illégalité de ce que certains ont appelé ou appellent abusivement "Départ volontaire" alors qu'il s'agit d'un licenciement massif des travailleurs. Le terme "Départ volontaire" ne figurant dans aucun texte légal ou dans aucune législation nationale et internationale. Nous avons demandé aux travailleurs de la Gécamines de bien conserver tous les documents que nous exploiterons le moment venu pour remettre les travailleurs dans leurs droits. Nous vous invitons à vous référer à ce sujet au MEMO de la MIBA..

 3. Radio HOSANNA

 §         Quels mécanismes utilisera l'UDPS pour la mise en place du leadership de sauvetage ?

 Valentin MUBAKE

 §         Le leadership actuel devra démissionner pour avoir échoué la mission lui assignée par le DIC à savoir entre autre : l'unification de l'armée, la pacification du pays et surtout l'organisation des élections démocratiques, libres et transparentes dans le délai lui imparti. Le Peuple au nom duquel nous parlons n'accepte plus une prolongation de la transition et le Président Joseph KABILA l'a, lui-même, déclaré que si au 30 juin 2005, nous n'aurons pas organisé les élections, nous allons démissionner. Donc pour éviter qu'il y ait un vide institutionnel, le leadership actuel (entendez toutes les Institutions) sera remplacé par le leadership de sauvetage qui ne sera autre que S.E. Etienne TSHISEKEDI wa MULUMBA. Quant au mécanisme, référez-vous à ce qui s'était passé avec les étudiants de Kinshasa les 3 et 4 juin dernier. Autrement dit, notre Peuple se prendra en charge et l'UDPS, à partir de janvier prochain communiquera les actions à mener. Nous invitons par conséquent tous les Combattant(e)s de respecter les consignes qui leur seront communiquées par la Direction Nationale du Parti.

 4. Radio MOSAÏQUE

 §         Quelle est la santé de l'UDPS au Katanga et plus particulièrement à Lubumbashi où nous constatons qu'il existe 3 Fédérations ?

 §         Le vendredi dernier, alors que vous étiez sur place à votre Hôtel, un incident s'est produit entre les Combattants de l'aile Tshibangu et ceux de l'aile Tabu. Pouvons-nous dire que vous êtes venu consacrer la division au sein du Parti étant donné que vous n'avez mené aucune action pour réconcilier les antagonistes ?

 Valentin MUBAKE

 §         Contre toute attente, l'UDPS se porte très bien. Vous n'avez qu'à vous référer à mon accueil. Et partout où je me suis rendu, la spontanéité des Combattantes et Combattants était de plus délirante. Sans avoir distribué de l'argent, des wax, des vivres pour inviter le Peuple à venir nous accueillir, nous sommes fiers de dire que le Parti se porte même très bien au Katanga contrairement à ce qui se racontait tant à Kinshasa qu'ici que le Parti n'était pas implanté. Moi-même, je viens de vivre cette réalité. Avec ses 22 ans d'existence, l'UDPS n'est plus au stade d'implantation et on ne se réveille pas un matin pour s'autoproclamer Président ou Secrétaire fédéral. Nos Statuts et Règlement Intérieur définissent le mode d'accession aux différentes fonctions au sein du Parti (cf. art.73,74 et 75 du ROI). Donc il n'existe pas d'ailes au sein du Parti. Si réellement M. Bruno TSHIBANGU travaille pour le compte de l'UDPS, il n'aura qu'à rejoindre ou à évoluer au sein de l'unique Comité fédéral issu des élections et que dirige M. Jean-Félix TABU KALALA MWIN DILEMB ici à mes côtés. Il en est de même pour tout celui qui se réclame de l'UDPS. Le stade de nomination (implantation) est déjà révolu. La Direction Politique Nationale ne fera que prendre acte sur base des P.V. des élections conformément aux dispositions statutaires et réglementaires et non autrement. Nous avons reçu ces documents et le Secrétaire Général a pris acte par sa Décision d'investiture des Organes de base du Parti (cf. Décision n° 094 et 095 du 12 octobre 2004).

 §         S'agissant de l'incident du vendredi dont vous vous faites avocat et non journaliste, je vous informe que M. Bruno TSHIBANGU m'avait contacté la veille et je lui avais dit que me trouvant à l'Hôtel, je ne pouvais pas les recevoir tous parce qu'il avait refusé que la rencontre ait lieu à la Permanence du Parti sur Maniema. C'est alors que j'instruirai mon collaborateur Serge MALABA ici présent afin que M. Bruno TSHIBANGU vienne seul me voir dans ma chambre d'hôtel où je le recevrai afin de voir par la suite comment allions-nous organiser la rencontre élargie. Malheureusement avec une culture de l'injure, M. Bruno ne l'a pas entendu de cette oreille. Il commencera par injurier SERGE en le traitant "d'IMBECILE" et qu'il n'avait aucun ordre à recevoir de lui. A l'Hôtel, lui, Bruno Tshibangu avait des amis et que personne ne pouvait l'empêcher d'entrer avec sa délégation. Sur ce, il fera appel à sa délégation. C'est alors que la sécurité mise à ma disposition leur interdira l'accès et une bagarre s'en suivra. La Police s'en est mêlée. Dans ces conditions, il était impossible de les recevoir. Donc, j'ai refusé de recevoir les gens qui se prétendent être dirigeants-responsables et qui se conduisent en vrais irresponsables. C'est vraiment malheureux ! Comme c'est une affaire que je qualifie de cuisine interne, je leur demande de s'humilier en se rendant chez TABU, il y a de la place pour tout le monde au sein des Comités de base.

 5. Hosanna VOICE (télévision)

 §         Au regard des enjeux électoraux qui se pointent à l'horizon, dans le cadre de l'alternance à la présidence de votre Parti et tenant compte de l'élément d'âge, votre Président National, Etienne TSHISEKEDI a déjà plus 71 ans d'âge. Avez-vous déjà songé à son remplacement ?

 §         Que préconisez-vous comme modèle type de Constitution de la 3e République et quel effort l'UDPS fait-elle enfin qu'il ait équité aux prochaines élections en 2005 ?

 Valentin MUBAKE

§         A chaque point de presse cette question revient. Pourquoi vous ne vous êtes jamais demandé l'âge du Président MUGABE (80 ans), CHIRAC (75 ans), ABDOULAY WADE (74), pour ne citer que ces quelques cas ? Partout au monde, on limite l'âge minimum (40 ans), car, on suppose  qu'à 25 ans quelqu'un peut avoir terminé ses études universitaires et à cela on ajoute 15 ans d'ancienneté permettant au candidat d'avoir une expérience requise pour assumer les responsabilités de Chef d'Etat. Mais si vous voulez être dirigé par un "KADOGO" même de douze ans, vous êtes libres. Dans le cadre de l'alternance à l'UDPS, c'est au cours du Congrès du Parti qui aura lieu d'ici février 2005 que toutes ces questions seront examinées et c'est aussi cet Organe qui endossera les candidatures à tous les échelons.

§         En ce qui concerne le type de Constitution ou plutôt de régime de l'Etat (Parlementaire, Présidentiel ou semi-Présidentiel) ou du mode de gestion (Unitaire, Décentralisé ou Fédéral) pour l'UDPS et depuis la CNS, elle préconise l'instauration d'un régime fédéral. Comme corollaire à ces principes, elle rejette avec vigueur toute idée de sécession ; c'est-à-dire que pour l'UDPS, l'Unité nationale acquise au prix du sang est sacrée, elle s'engage à promouvoir, à protéger et à défendre celle-ci par tous les moyens pacifiques celle-ci ainsi que l'intégrité du territoire, dans le respect des particularités et des spécificités régionales. C'est une des raisons pour lesquelles sur le plan des structures étatiques, elle préconise l'instauration d'un régime fédéral avec détermination exacte des pouvoirs reconnus au Pouvoir Central, ceux des Etats fédérés et les pouvoirs concurrents ou commutatifs. Il faudra donc attendre le projet de la nouvelle Constitution qui sera soumise au Référendum populaire pour que nous puissions nous prononcer. Il est donc tôt pour donner ou prendre position à ce sujet maintenant.

 Ayant constaté que les Agents du 4ème Pouvoir, c'est-à-dire les Journalistes tant de l'audiovisuels que de la presse écrite n'avaient plus des questions, le modérateur et collaborateur du Conseiller Valentin MUBAKE, M. Serge MALABA résumera l'exposé de l'orateur et puis lèvera la séance. Il était 12 h 35'.

 

Lubumbashi, le jeudi 02 décembre 2004

 

Condensé fait par François-Xavier NKONGOLO T.M.

Membre du Comité National UDPS/L'shi