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[Page principale] [Home page] INTERVIEW DU Dr. TSHISEKEDI A LA TV SABC2: MORNING LIVE WITH MAUREEN MONDEO, 04 JAN 2000, 7H40 Q. M. Tshisekedi, à la chute de Mobutu, vous avez eu l’opportunité de bien gérer la situation et de prendre le pouvoir. Par contre, vous avez accepté le poste de 1er Ministre, cela vous a valu le qualificatif de traitre. Qu’est ce que vous en pensez? R. Non, pas du tout. En tant que 1er Ministre, je n’etais pas nommé par Mr. Mobutu. J’etais élu 1er Ministre par 3000 membres de la Conférence Nationale Souveraine. Mais, Mr. Mobutu s’opposait à ce que j’exerce mes fonctions de 1er Ministre. Donc Mobutu n’avait pas à me nommer, j’etais démocratiquement élu par la conférencel nationale. Et le fait qu’il soit parti, vous connaissez dans quelle condition, il y avait toujours les militaires au pouvoir qui ne pouvaient pas me laisser prendre le pouvoir comme tel jusqu’au moment où Kabila est arrivé. Nous croyions que Kabila allait s’impliquer dans le processus de démocratisation; mais il a agi exactement comme Mobutu. Il a violé les decisions de la conférence et il s’est mis lui aussi à diriger d’une manière autocratique. Q. Comme vous allez passer des jours ici, est-ce que dans votre plan de séjour, vous comptez voir les officiels tel que le Président Thabo Mbeki et les autres prenneurs de deisions? R. Absolument, je viens d’abord pour les raisons de santé. On doit m’opérer les yeux. Après cela je vais prendre contact officiellement avec le Président Mbeki et avec les autorités sud africaines pcq nous sommes en train maintenant de faire toute sorte de pressions sur les belligérants chez nous pour les emmener au dialogue inter-congolais qui est prévu par les Accords de Lusaka. Q. Allez-vous vous présenter comme candidat présidentiel au dailogue national et au moment où toutes les hostilités auront pris fin? R. Non, au dialogue national nous allons défendre plutôt le retour aux decisions de la Conférence Nationale Souveraine et mettre sur pied un gouvernement de transition dont je serai certainement le chef et que je conduirai pendant une période de deux ou trois ans jusqu’aux élections présidentielles, auxquelles bien sur je serai candidat. Q. Avez-vous rencontré M. Kabila depuis qu’il est arrivé à la tête du Congo? Vous l’appelez dictateur; est-ce que vous avez eu l’occasion de l’approcher et de bavarder avec lui? R. Oui, j’ai bavardé avec lui une fois, mais nous avons engagé un dialogue des sourds, parceque lui entendait m’incorporer dans son gouvernement, moi je lui parlais de l’établissement d’un état démocratique, d’un état de droit et comme vous l’imaginez il ne pouvait pas y avoir d’accord entre nous. Q. Que dites-vous de la rebellion? Est-ce que vous la supportez? Les avez-vous rencontrés? Qu’est-ce que vous dites d’eux? R. Bon. Mais la rebellion est un fait et je n’ai pas ici à revenir sur son utilité ou sa nécessité parceque justement nous sommes au stade où nous devons maintenant les rassembler autour du dialogue inter-congolais. Ils sont là. mon parti justement et l’opposition interne, nous avons pris une position au milieu. Nous ne sommes ni avec Kabila, ni avec les rebelles pour servir d’arbitre à la dernière solution. Journaliste: We would like to thank you this morning Dr. Tshisekedi as you say in French "Merci beaucoup" and have a wonderful stay in South Africa. Thank you very much. Transcrit par Raph Kashala [Page principale] [Home page] | |