2004 : une année charnière dans

les annales de l’histoire du Congo

 

 

Nous sommes à la veille d’une année nouvelle qui se profile à l’horizon. L’année 2004 qui va bientôt commencer sera une année charnière dans les annales de la vie politique congolaise. Elle marquera, selon les impulsions qui émergeront du soubassement des activités politiques, la direction que prendra le cours des événements futurs. C’est donc une année fondamentale pour tous les Congolais et a fortiori pour notre parti, l’UDPS. C’est l’année au cours de laquelle tout doit être entrepris pour mener à bon port l’agenda complexe de la préparation des élections générales. Notre pensée à tous va vers l’objectif 2005 qui est l’échéance prévue pour la tenue des élections politiques dans le cadre de l’Accord global et inclusif signé en Afrique du Sud.

 

Avant de nous tourner résolument vers cette année charnière, nous devrions par obligation morale et en tant que structure politique organisée, faire le bilan de l’année qui se termine. Cet exercice est une opération lourde des conséquences. Le bilan ne peut être établi, en bonne et due forme, que par des personnes à connaissance des faits. Il appartient dès lors à chaque entité du parti de dresser son propre bilan des actions entreprises à la lumière du programme qui était le leur.

 

Tout compte fait, l’important est de tirer les leçons de nos erreurs non sans capitaliser nos performances pour mieux savoir réorienter notre programme au cours de cette année nouvelle. Si jusqu’ici, nous avions mené, avec nos moyens de bord, une lutte sans merci aux dictateurs de tout poils, le moment est venu, devant l’échéance des élections qui se présente, de multiplier nos efforts, d’alimenter notre saveur guerrière, d’aiguiser et d’affiner tous nos moyens pour que nous soyons fin prêts au rendez-vous avec l’histoire qui nous attend. Nous ne devrions pas perdre de vue que nos ennemis sont en train de mijoter des plans pour se cramponner au pouvoir. Le rendez-vous avec l’histoire qui est, qu’on le veuille ou non, un moment de la vérité, n’est pas apprécié de la même façon par tous les protagonistes qui sont sur la scène politique congolaise. On a beau parlé de la démocratie et de l’organisation libre et transparente des élections mais, à l’épreuve des faits, c’est un autre registre qui se prépare. C’est un agenda dont les inconnues sont multiples à ce jour en dépit des slogans creux et démagogiques lancés pour une consommation externe.

 

En tant que parti avant-gardiste et soucieux de l’avenir et du bien-être du peuple congolais, nous ne devrions pas ignorer cette réalité. Nous devrions dès maintenant affûter nos armes pour que ceux qui sont appelés, de par leur responsabilité présente au sein du gouvernement de transition, à préparer les élections sentent une forte pression populaire. Ils doivent sentir que nous veillons au grain. Ils doivent savoir que le peuple suit de plus près leurs actions et tout ce qui s’échafaude dans les arènes du pouvoir. Ils doivent percevoir le danger à venir et être conscients que le peuple est sur le qui-vive et qu’il est prêt à sauter au moulin au moindre dérayage pour remettre la roue de la machine électorale sur les rails.

 

La tenue des élections à tout prix, dans les limites temporels fixés par la nouvelle constitution, est désormais le leitmotiv de notre lutte. Le glas a en effet sonné. Et le pays longtemps dominé par des prédateurs et tyrans invétérés, est appelé à connaître une alternance politique pacifique et voulue fortement par le peuple. Tous les baillons mis sur la voie de la démocratisation du pays ne résisteront pas à la pression populaire. Le choix des urnes devra être le plus librement du monde exprimé. Avant cela, avant de récolter le fruit d’un dur labeur, le fruit d’une lutte de plus de 20 ans, le moment est arrivé de resserrer la ceinture, de redoubler, quintupler notre investissement politique pour que le peuple, dans son ensemble soit réceptif au message de changement dont l’UDPS est porteuse.

 

Tous ensemble, le peuple congolais doit exprimé la ferme volonté de tourner définitivement une page sombre de notre histoire. Néanmoins, nous ne pourrions réussir à embarquer tout le peuple dans ce courant novateur de changements que si notre propre implication au sein du parti est au zénith, que si nous parvenons, plus qu’avant à mobiliser et à rallier la masse à notre cause, que si nos rangs sont et restent unis. Rangeons-nous  derrière nos autorités politiques et faisons surtout confiance au leader charismatique Etienne Tshisekedi qui est et reste en ce moment crucial de notre histoire, l’espoir de tout un peuple. L’homme par qui le destin du Congo est appelé à changer radicalement.

 

Tenons bon, la victoire est à notre portée.