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[Page principale] [Home page] Rdc : la transition politique, un moment crucial pour lavenir du pays !La République démocratique du Congo est au bord de labîme. Cest un pays qui nécessite dêtre soumis à une thérapie collective pour redonner vie à tout son peuple ébranlé, délabré et démobilisé totalement par un environnement politique hostile et qui lui a fait perdre confiance. Le diagnostic est alarmant et doit être pris en compte dans la transition qui se profile à lhorizon pour être transformé en une occasion à saisir pour panser les grandes défaillances daujourdhui et du passé. Il est aussi une opportunité pour préparer sereinement lavenir. On ne peut envisager une solution durable à la crise qui a frappé le Congo et endeuillé de nombreuses familles sans aménager méticuleusement les conditions de départ. Les négociations qui sont en train dêtre finalisée en Afrique du Sud tiennent-elles compte de cette réalité ? La classe politique qui se dispute le partage du «gâteau congolais» ignore-t-elle que, pour mieux bâtir larchitecture institutionnelle, sa fondation doit être réellement solide ? Lexigence dune réconciliation nationale ne peut, au nom dune certaine exceptionnalité des conditions actuelles, éluder les questions fondamentales ou aller à lencontre des dispositions que lon voudrait mettre en place. Par exemple, quelle sera la limite dâge pour accéder à la magistrature suprême ? Pour enchaîner dans le même ordre, quel sera le niveau détudes fixé pour être habilité à revêtir la plus haute fonction du pays ? Comment peut-on enchâsser dans la constitution la disposition salutaire du CNS de ne pas cautionner à la tête du pays ceux qui ont pris le pouvoir par la force ? Lensemble de ce questionnement sous-tend lexistence des contradictions profondes entre nos réelles aspirations et les actes que nous posons en réalité. Tant quil y aura le fossé entre la rationalité de la pensée et lagir qui sen suit, nous allons continuer à sombrer dans limpasse actuelle. Ceci est contraire au bon sens. Il est en outre en violation avec les principes quon voudrait mettre en place pour réhabiliter le système actuel des choses, pour jeter les fondements du nouvel ordre politique. Une architecture institutionnelle corrompue dès le départ ne pourra secréter les conditions aptes à faire émerger des cendres actuelles lavènement dun Etat démocratique. Ce dernier est non seulement le vu de tout le peuple congolais. Il est, dans lordre des choses, létape destinée à succéder à la phase transitoire qui sera mise sur pied. Est-ce que le schéma tant déclamé de 1 + 4 nous porte-il à une solution sur base de ces prémisses ? Nous en doutons fort ! Une fois de plus, on risque de tomber dans une solution qui nen est pas une. Une solution qui prime ceux qui sont les véritables fossoyeurs de la République. Ceux qui ont plongé le pays dans le chaos et clochardisé son peuple. Cest, pour tout dire, un sursis accordé aux aventuriers de grands chemins. Cette prise de position nest pas une négation à une entente globale et inclusive. Nous estimons quil est plus que temps den finir avec cette crise. Nous estimons aussi que tout le monde doit assumer devant lhistoire et devant le peuple, la grave et lourde responsabilité, en ce moment difficile que traverse notre pays, de sunir au sein dun gouvernement dunion nationale afin de retrouver lunité du pays et daccéder à une paix durable. Mais de grâce, nous devons nous émanciper des voies et des hommes qui ont démontré leur limite et leur incapacité à assurer la bonne gouvernance. Nous devons réhabiliter lEtat congolais, permettre à ce quil puisse être viable. Quil puisse jouir de toutes ses prérogatives sur lensemble du territoire ! Le peuple doit se mobiliser pour pousser tous les animateurs politiques à tirer les leçons des causes profondes qui sont à la base de la gestion chaotique et calamiteuse de ces 40 dernières années. Il ne sert à rien de sacharner exclusivement sur le partage du pouvoir. La transition en phase de préparation est une chance pour amorcer un bon départ. La classe politique devra se dépouiller des schémas préconçus, de lesprit dégoïsme, de la prétention nuisible dembrigader le pouvoir comme privilège personnel, ignorant le poids croupissant des masses populaires au nom desquelles, elle prétend diriger le pays. Le conflit du pouvoir et la légitimation de celui-ci doivent être appréhendés sous un nouvel éclairage en privilégiant au plus haut degré les intérêts de la nation. Au-delà des formules fabriquées de toute pièce, au-delà des ambitions personnelles, la réconciliation nationale et la construction dun Etat de droit appellent un grand effort dabnégation. Laccord inclusif pour une transition pacifique devrait être scellé en mesurant à temps les conséquences dun choix hasardeux et arbitraire des animateurs des institutions. Toute la classe politique devra faire preuve dune grande ouverture desprit et renoncer à légoïsme et à la course effrénée au pouvoir qui la caractérise pour que nous puissions vraiment sortir de lauberge sans courir le risque de voir, une fois de plus, l'avenir de notre pays hypothéqué pour une longue période et en même temps redonner confiance et espoir à tout un peuple.
---- La rédaction
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