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[Page principale] [Home page] En marge du dialogue intercongolais : une convergence de vues s'impose !La tenue du vrai dialogue intercongolais constitue, à tous les égards, le passage obligé vers une solution globale de la crise politique générée par la confiscation du pouvoir par l'AFDL et amplifiée successivement par le déclenchement de la rébellion contre le pouvoir établit à Kinshasa. Malheureusement, cet événement clé n'annonce pas toujours ses couleurs. En dépit des «efforts» déployés en divers sens pour réunir tous les protagonistes autour d'une même table, les échecs ne se comptent plus. Le dernier fiasco en date est celui du 21 décembre à Libreville, au Gabon. Une autre rencontre est prévue dans les tous prochains jours dans la même ville. Il n'est pas exclu qu'elle soit aussi sanctionnée par un autre échec si Kabila continue de croire qu'il suffit que plusieurs Congolais se regroupent avec l'intention de discuter sur la situation actuelle du pays pour que l'on puisse avaliser l'idée du dialogue suivant les termes des accords de Lusaka. L'opinion publique se souviendra de la Consultation Nationale convoquée selon la volonté des autorités de Kinshasa mais qui n'a pas fait mouche sur le processus de paix devant aboutir à la résolution définitive de la crise congolaise. Le fait d'embarquer une cohorte de membres des CPP, des «parlementaires» désignés et non élus, auxquels se sont joints les mobutistes pour renforcer le paquet d'une majorité fictive sans l'adhésion des autres protagonistes clés était une démarche vouée à l'avance à l'échec. Par ailleurs, il est à déplorer dans cette mouvance folle le gâchis de l'argent du trésor public. D'autant plus que certains militaires qui sont au front désertent le rang de nos forces armées ou, sont purement démotivés puisqu'ils sont impayés et la majorité des agents de l'Etat, sans compter les simples citoyens, n'arrivent pas à nouer les deux bouts du mois. Au lieu de s'illustrer comme ils l'ont fait jusqu'ici par des manœuvres dilatoires et par des faux-fuyants en multipliant les initiatives parallèles pour distraire les gens de l'essentiel, Kabila et les rebelles feraient mieux, pour l'intérêt du pays, de jouer finalement le jeu sur un autre plan. Ils feraient sans doute mieux d'accepter le pari que leur impose la situation extrêmement périlleuse que traverse le pays en prenant avec courage leurs responsabilités en main, en saisissant le taureau par les cornes pour tenter, résolument et fermement, de résoudre une fois pour toutes le nœud du problème qui est à la base de l'implosion du pays. Qu'ils le veuillent ou non, ils finiront au bout d'un processus qui pourrait être court ou long, à s'attabler pour trouver une issue à cette crise multiforme. Le temps perdu sur la voie de cette solution aggrave les responsabilités des uns et des autres, lesquels, un jour, devront en rendre compte à la nation La préservation de l'unité du pays passe par ce sacrifice qui implique le dépassement de soi-même et des intérêts personnels. Le pouvoir n'a de sens que dans la mesure où il se met au service de la communauté nationale et profite à ses citoyens et à ses citoyennes. Il découle naturellement des obligations qu'un Etat responsable doit assumer vis-à-vis de sa population que tous les moyens et compromis possibles soient recherchés afin de défendre les acquis de la république et la prospérité de ses citoyens. Dans cette optique, la cessation immédiate des hostilités qui continuent à décimer notre population et à offrir en pâture nos richesses aux étrangers est la priorité des priorités. Or, cette éventualité suppose forcément qu'une entente soit le plus rapidement possible trouvée entre les principaux acteurs en conflit.
Il est choquant de voir les échecs se multiplier devant une initiative
apparemment simple mais lourde des conséquences politiques et humaines.
Il est clair que tant qu'il n'y aura pas un entendement commun sur le choix
du facilitateur, sur le lieu de la tenue de la réunion, sur le nombre de
participants et sur l'ordre du jour, on peut convoquer des rencontres avec
cent, mille personnes, à des endroits différents, avec la
bénédiction de telle ou telle autre personnalité politique, le
résultat final sera le même : l'insuccès qui signifie la poursuite
de la guerre et la consécration de la partition du pays. Ce qui est
inadmissible pour le peuple congolais. Pour y remédier, une harmonisation
et une convergence de vues s'imposent au préalable dans la mesure où
elles constituent le ferment sur lequel l'on doit bâtir un consensus
général pour arriver à un nouvel ordre politique qui sortira
définitivement le pays du chaos et de la guerre actuelle.
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