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[Page principale] [Home page] L'opposition démocratique élève sa voix face aux manoeuvres tendant à vider la substance du DIC avant termeDepuis quelques temps, une course effreinée est engagée dans plusieurs directions par diffents protagonistes de la vie politique congolaise en vue d'harmoniser leurs positions avant la poursuite du Dialogue inter-congolais(DIC) prévue vers la fin du mois de janvier en Afrique du sud. Dans cette mouvance où les yeux sont braqués sur l'actualité et sur le devenir du processus de paix, les gens oublient facilement les événements d'hier qui conditionnent fortement ce qui se trament aujourd'hui. Ne vaut-il pas la peine de se demander où pourrions-nous en être si le dialogue initié formellement à Addis-Abeba le 15 octobre dernier n'était interrompu, quelques jours après, à la suite de divergences soulevées par la composante de Kinshasa ? Ensuite, ne faut-il pas établir des liens, si approximatifs soient- ils, entre le déficit persistant de l'enveloppe budgétaire en dépit des promesses faites par les grandes puissances au facilitateur du DIC et le renvoi sine die de ces assises qui s'accompagne des manoeuvres dilatoires qui ont pour but de paufiner une solution à leur manière qui, apparemment, n'était pas à portée de main lors du début des travaux en Ethiopie. Les Congolais qui endurent la peine de l'instabilité politique provoquée par l'effet conjugué de la non démocratisation du système politique et par la guerre qui nous a été imposée par les rebelles et leurs commaditaires ne sont pas dupes. Ils savent les vrais enjeux du DIC et l'espoir que cela suscite en eux pour reconstruire la nation sur des bases nouvelles. Tandis que, ceux qui ont des intérêts divergents du peuple congolais multiplient les manoeuvres pour imposer de facto une solution qui ne soit l'aboutissement d'un accord souscrit consentuellement par toutes les forces vives du pays. La fin ultime de ces démarches est de vider le DIC de son contenu afin d'arriver pratiquement à le saborder. Qu'il soit bien clair que, nous de l'UDPS ainsi que les autres partis démocratiques avec lesquels nous partageons les mêmes idées autour de l'organisation et du déroulement des travaux du DIC, nous ne nous opposons pas à toutes démarches de qui que ce soit visant à harmoniser les positions afin de faciliter les travaux du dialogue. Mais, à moins d'être naïf, les manoeuvres à plusieurs niveaux qui se concoctent et s'accèlerent à l'approche du DIC ne visent pas nécessairement, comme d'aucuns osent l'affirmer, à déblayer les difficultés éventuelles qui jonchent le long de son chemin. S'il en était ainsi, nous ne pourrons, ensemble avec le peuple, qu'applaudir telles initiatives. Mais, devant la malignité de l'ennemi du peuple, vaut mieux prévenir tous risques que de demeurer inertes en n'agissant pas. C'est pourquoi, les partis de l'opposition non armée ne cesseront d'exprimer vivement leur indignation face aux manoeuvres obscures visant à confier le pouvoir entre les mains de ceux qui ont ensanglantés et portés le pays à sa dérive. Les partis de l'opposition non armée, conscients de leur poids et de leur rôle historique qu'ils doivent impérativement assumer dans cette phase délicate de la vie nationale ont tenu à rassurer les composantes signataires de l'accord de Lusaka qui croient à tort, d'être les seuls maîtres à bord du bateau Rdc, de se détromper car, ont-ils clamé tout fort dans une déclaration signée conjointement le 11 décembre à Kinshasa : «Vouloir ignorer le poids réel de l'opposition politique dans le processus du règlement du conflit actuel, c'est hypothéquer ce processus et, par conséquent, l'avenir de la Rdc. Cet avenir, c'est le sort des millions des Congolaises et Congolais qui désirent embrayer un autre tournant de l'histoire. Qui désirent que le pays puisse changer définitivement de cap pour que la guerre, le pillage de nos richesses et la dictature qui en est la cause principale puissent céder la place à un Etat de droit qui seul peut créer les conditions de prospérité pour tous. Pour qu'on en arrive là, les factions armées doivent respecter «le principe du statut identique et, par conséquent, de l'égalité de traitement des participants», en s'imposant une retenue républicaine dans l'esprit de Gaborone afin que tous nous arrivions à une réconciliation nationale et tous nous puissions contribuer à édifier les bases d'un renouveau démocratique en mettant en place les institutions de transition. C'est dans cet esprit que les partis politique non armées «réaffirment l'incontournabilité du Dialogue intercongolais comme seule voie pacifique pour une solution durable de la crise congolaise et leur engagement à concourir activement à sa bonne fin». Cet engagement sera respecté au nom du peuple congolais et pour honorer la mémoire des victimes tombées sous les effets pervers d'une guerre et des politiques insensés.
---- La rédaction
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