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[Page principale] [Home page] Les événements fâcheux survenus au Sommet de la Francophonie de Moncton: une alerte sur l'inexistence de la démocratie au Congo !Le sommet de la Francophonie, organisée du 2 au 6 septembre dernier à Moncton dans la province canadienne du Nouveau Brunswick aura vécu. Son organisation, comme il fallait s'y attendre, était émaillé de quelques problèmes. Parallèlement au sommet, comme dans tous les grands forums qui se respectent, il y avait des ONG et d'autres groupes de pression qui débattaient des problèmes souvent tenus en marge par les sommets officiels. La problématique des violations des droits de la personne par bon nombre des pays membres de la Francophonie a fini, contrairement aux voeux des organisateurs, par prendre la vedette lors de ces assises. En présence de nombreuses délégations qui se sont déplacées pour mieux faire entendre leurs voix sur ces violations répétées qui constituent la véritable mer à boire pour les pays africains particulièrement, il était très difficile, gênant et même embarrassant pour les nombreux chefs d'Etat Occidentaux de ne pas épouser cette cause en dénonçant ouvertement ces pratiques antidémocratiques et déshumanisantes. Les pays des grands lacs africains offrent à cet effet un spectacle immonde qui ne pouvait laisser indifférents les hommes épris de paix et de liberté. Ainsi, des scènes de protestations contre la politique de ceux qui imposent la guerre et l'exclusion des autres comme méthodes de gouvernement étaient inévitables, à défaut de cautionner des politiques et des actes tintés d'anachronisme et à la limite du fascisme. Le trio, autrefois ami et uni, Museveni, Kagame, Kabila était visiblement dans le champ de mire des protestataires. Puisque, - heureusement au Canada - la démocratie permet aux uns et aux autres de manifester et d'exprimer librement leurs idées, sans toutefois porter atteinte à l'ordre public, sur invitation de la Fédération UDPS Canada, un nombre important de nos combattants s'est déplacé à Moncton pour protester vigoureusement contre Kabila qui est la personne qui nous a amené ses amis Rwandais au pays. Mais surtout les membres de l'UDPS voulaient protester contre sa politique incohérente qui est à la base de la partition de fait de notre pays en deux blocs distincts. Cette protestation était élargie et il n'en pouvait en être autrement, aux autres champions qui sont passés maîtres en génocides et qui imposent de ce fait, à toute la région la culture de la violence, de la haine tribale et de la marginalisation de la majorité par des dictatures militaristes et ethnicistes. Cette forme de la démocratie qui trouve son expression dans la contestation et les manifestations pacifiques n'est pas encore intériorisée par un bon nombre de nos compatriotes. Si l'on peut admettre, à la rigueur, qu'il y ait quelques échauffourées, - verbales cela s'entend - entre partisans opposants, difficilement l'on ne pourrait accepter qu'un membre faisant partie de la délégation officielle présidentielle puisse prendre sa ceinture pour faire taire les manifestants. En effet, un membre de l'entourage de M. Kabila, sans tenir compte qu'il était à l'étranger et que Moncton était pour la circonstance braqué par les médias du monde entier, s'est excellé dans cette médiocrité. Instinct primaire diront les uns. Mais, nous nous affirmons que ce n'était qu'un échantillon de l'arsenal de brutalité et d'exactions dont ils sont capables de mettre oeuvre pour forcer les gens au silence et à la subordination totale. La présence de notre délégation qui a sûrement jeté un désarroi certain dans le camp kabiliste n'était pas pour arranger leur cause d'autant plus que la thèse dont nos membres étaient porteurs était simple et brillait par l'évidence de la situation sur le terrain. La politique d'exclusion et le rejet en bloc des résolutions de la Conférence nationale souveraine ne pouvaient que provoquer le chaos auquel le pays est actuellement soumis. Le relent dictatorial de l'homme qui est à la base du déchirement du pays se manifeste aussi par un style de langage qui est propre aux dictateurs : la négation systématique de la vérité et le recours pathologique et mythique au peuple qu'ils prennent chaque fois à témoin comme pour justifier et palier à leurs manquements ou encore à leurs insuffisances. L'autoproclamé président de la république s'est illustré, une fois de plus, lors d'une interview radiotélévisée accordée le 6 septembre dernier à la Société de Radio Canada (SRC), par un sens abject de la réalité, par une déformation architecturale de la vérité. Comment est-ce que lui avec ses compères du Rwanda et de l'Ouganda qui ont fait l'objet d'une une enquête de l'Onu pour abus et exactions contre des populations entières, puisse affirmer, sans sourciller, qu'il n'y a jamais eu, sous son autorité, violations des droits de l'homme ! Et de répéter devant la question "Donc aucun massacre, aucune tuerie, rien n'est arrivé ?" ce qui suit: "Oh, rien du tout, aucun massacre...", et d'ajouter, après cette autre question : "Vous avez la conscience parfaitement tranquille ?", "Absolument". L'on ne sait pas, devant ce genre d'aberrations, s'il faut en rire ou en pleurer. Toutefois, de notre côté nous notons qu'il s'agit là d'une tare congénitale aux manipulateurs de la vérité. Alors que, dans ses propos, il y a fréquemment incitation à la violence quand il dit et déclare que : "Un groupuscule d'individus qui sont manipulés ? Hier, il y en avait dans la rue qui criaient juste le contraire de ce qu'ils venaient de dire. Qui les a manipulés ? Peuvent-ils descendre sur la place de Kinshasa, la rue de Kinshasa et crier ce qu'ils font ici ? C'est ne pas la police qui interviendrait, c'est la population... pour mettre fin à un groupuscule stipendié des autres, de l'ancienne politique. C'est tout ce que le peuple dirait. Et je ne serais pas là pour les défendre, la police n'interviendrait pas, pas de services spéciaux. C'est le peuple qui protège notre pouvoir". De la part d'un président de la République ces propos sont loin de constituer, en tout cas, un bel exemple de tolérance des idées des autres. Le message qu'il lance est tellement clair et l'on ne peut s'en étonner outre mesure si sa milice s'en prend quotidiennement aux opposants et aux paisibles citoyennes et citoyens. Comment voulez-vous qu'avec cette façon de voir les choses l'on ne puisse pas tomber facilement dans le piège de la pensée unique ? En effet, la mise en place des CPP -- qui par ailleurs ne diffèrent pas de la manière dont ses amis Rwandais règnent sur l'est du Congo -- n'est que le reflet de cette manière totalitariste et monocorde de concevoir le pouvoir. Point de place à l'opposition politique. Point de démocratie. Et vive le M'zee, libérateur du peuple congolais, sur le trône du pouvoir jusqu'à ces derniers jours ! Belle façon de vivre et de concevoir la démocratie !
Voilà pourquoi nous de l'UDPS et toutes les autres plates-formes politiques
qui se reconnaissent en nos valeurs, nous nous sommes battus hier et nous
nous battons avec la même ardeur aujourd'hui et nous nous battrons jusqu'à
la victoire finale pour instaurer un État de droit afin de redonner la
pleine jouissance de la liberté et la pleine dignité au peuple congolais.
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