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Réf.: RBL/UDPS/DI/048/98
L'histoire de la race humaine est une longue et pénible lutte
quotidienne contre les restrictions
physiques, intellectuelles, morales et spirituelles. Une lutte pour la
liberté, la justice, la croissance et la
prospérité pour tous. Notre peuple, dès
l'époque précoloniale, a inscrit sa marche dans le sens de
l'histoire de l'humanité, d'une part en considérant
la personne humaine comme une évidence première et
irrécusable, dotée de consistance ontologique,
axiologique, culturelle et spirituelle; et d'autre part en
dotant la Cité de systèmes démocratiques qui
ont préservé et promu la liberté-autonomie par la
liberté participation à l'organisation et à l'exercice
du pouvoir. Ensuite se sont abattus sur notre peuple différents
systèmes de domination et d'exploitation ci-après: la
traite d'esclaves, la coloniation et la dictature néocoloniale
de Mobutu.
La conjonction de la pression interne et externe sur les maîtres
des systèmes précités et sur leurs agents d'affaire
congolais avait permis à notre peuple de se libérer
progressivement contre l'esclavage et l'oppression.
Aujourd'hui, M. Kabila, sa bande d'aventuriers et leurs parrains
étrangers tentent, à leur tour, de réduire
de nouveau notre peuple à l'état d'esclavage et de piller
notre pays. Privé de libertés politiques et civiles
et de droits fondamentaux de la personne humaine, notre peuple est
aujourd'hui identifié, par M. Kabila,
uniquement au seul tube digestif, et réduit au rang du bétail
enchaîné dans une étable et que le bourreau
déclare heureux car rassasié de promesses démagogiques
d'une nourriture encore hypothétique. M.
Kabila agresse, avec une violence gratuite et criminelle, les acquis
démocratiques qu'il a trouvés sur place, obtenus par notre
peuple au prix du sang et incarnés par l'esprit,
les hommes, les valeurs, les institutions et les mécanismes de
contrôle de pouvoir issus de la Conférence Nationale Souveraine.
Tous les symboles de la démocratie trouvés sur place sont
anéantis l'un après l'autre par M. Kabila. Terrorisé,
le peuple se trouve tétanisé. Il est en état de choc:
il n'avait jamais soupçonné un tel degré de barbarie,
de violence et de criminalité dans celui qu'il a acclamé
le 17 mai 1997 comme son "libérateur"!
Devenue aujourd'hui, par la force des événements,
l' âme de la lutte et l'espoir de notre peuple,
l'UDPS/Extérieur a, à l'égard de notre Parti,
de notre peuple et devant l'histoire, un devoir sacré. Notre
devoir consiste à faire découvrir au monde l'UDPS, son projet de
société, ses statuts, son organisation,
son fonctionnement, ses ambitions, ses leaders... et solliciter
subséquemment le soutien nécessaire pour
accéder au pouvoir et réaliser notre projet de
société. A l'instar de la diaspora des autres peuples
jadis opprimés et aujourd'hui libérés, C'est à
l'UDPS/Extérieur de mobiliser toute la diaspora congolaise pour
libérer les membres de nos familles et
tout notre peuple. C'est à nous, à partir de
l'Extérieur, de trouver les voies et les moyens pour aider notre
peuple à se ressaisir, à se remettre debout, à se
réorganiser et à trouver des stratégies de lutte
adaptées contre la croisade des esclavagistes actuels.
Devant la Communauté internationale, nous devons dénoncer
les crimes contre l'humanité perpétrés
contre notre peuple par M. Kabila et sa cour de receleurs; exiger
l'isolement complet du régime fasciste
et barbare de l'AFDL, la condamnation de M. Kabila à la Cour
internationale de la Haye et l'émission du
mandat d'arrêt international contre le tyran congolais. Nous
devons faire connaître, à la Communauté
internationale, les aspirations légitimes et inaliénables
de notre peuple prêt à réaliser, comme il l'avait
fait à la Conférence Nationale Souveraine,
la réconciliation politique
nationale autour d'un projet de
société commun et démocratique dont les
applications seront notamment un cadre juridique
démocratique et un gouvernement représentatif du peuple pour
la période de transition, un projet de
constitution de la 3ème République, et un
calendrier politique précis et négocié par toutes
les forces démocratiques congolaises.
Nous devons informer la Communauté internationale que notre peuple ne
souhaite la reprise de la coopération structurelle qu'avec
les véritables représentants de notre peuple, et que ladite
coopération s'effectue, le moment venu, sur le mode de partenariat
visant les intérêts de nos peuples respectifs;
soutenant notre peuple dans sa détermination de doter notre pays des
institutions démocratiques stables
et renforçant les capacités et les compétences nationales.
Pour permettre à l'UDPS/Extérieur de s'acquitter de son devoir
irrécusable envers notre peuple et envers
la communauté internationale, l'UDPS/Canada vient, grâce
à la générosité de coeur et d'esprrit de ses
membres, d'acquérir un site Internet et de le mettre à
la disposition de notre Parti. Le Bureau de
Représentation de l'UDPS/BELUX ne remerciera jamais suffisamment
assez nos compagnons de lutte
du Canada pour ce trésor qui constitue désormais l'objet
de fierté légitime pour notre Parti et le motif
d'espoir supplémentaire pour notre peuple. Par ce site, nous disposons
désormais de l'un des moyens
privilégiés et de l'une des armes les plus puissantes du monde
contemporain pour faire connaître l'UDPS
au monde et faire progresser la lutte. Il nous revient de faire grandir
collectivement l'enfant qui vient de
naître et de lui apporter la sève nécessaire à
sa consistance et à sa croissance...
Notre combat pour la démocratie et la liberté est de plus
nobles qui soient au monde, car la démocratie,
en tant qu'exigence de la liberté, de la justice, du contrôle
de la collectivité sur la croissance et sur le bon
usage de la prospérité, est une exigence universelle. Et
la liberté est le bien le plus cher à l'homme, un
don naturel dont aucun chef temporel n'a le droit de s'approprier et
qu'aucun peuple n'a le doit d'aliéner.
Notre liberté ne nous vient pas d'un César. Elle est
une bénédiction reçue de Dieu lui-même. Nous
l'avons reçue en naissant. Mettre cette liberté aux pieds
d'un César, alors qu'elle ne nous vient pas de lui
et que nous ne lui devons aucune reconnaissance, serait un acte indigne de
nous, qui dégraderait notre
nature elle-même.
Fait à Bruxelles, le 20 mai 1998.
Pour le Bureau de Représentation
Dr François Tshipamba Mpuila
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