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ou Kanambe ! Quelle est l’identité de l’actuel Président du
Congo-Kinshasa ? Rappelons
les faits qui sous-tendent cet événement. Le
17 janvier 2001, Laurent-Désiré Kabila, Président autoproclamé de
la République du Congo disparaissait après 3 ans de pouvoir absolu,
abattu dans son palais par l’un de ses gardes du corps. L’annonce
de sa mort et le processus mortuaire furent rocambolesques.
En effet, après être décédé au Congo, son corps fut d’abord
emmené au Zimbabwe avant de revenir à Kinshasa pour y être enterré.
Une question demeurera toujours posée sur le pourquoi de ce voyage
funéraire apparemment inutile au Zimbabwe. Au lendemain de cette
disparition impromptue, les Congolais,
médusés, découvraient son successeur, un jeune homme d’à peine
27 ans, taciturne et mystérieux, jusque là inconnu, imposé par des
forces occultes (congolaises et étrangères), dont les intérêts
devaient impérieusement être protégés et préservés par la présence
d’un fidèle à la tête
du pays. Le Congo basculait ainsi,
du jour au lendemain, dans une sorte de monarchie présidentielle. En
effet, le successeur imposé aux Congolais s’appelait Joseph Kabila,
et n’était rien d’autre qu’un des fils de l’autocrate
assassiné. Cette succession de type monarchique fut contestée par de
nombreux patriotes congolais, mais en dehors de la procédure
de succession, la personnalité même du nouveau Président fut
controversée, notamment en ce qui concerne ses capacités
intellectuelles, ses compétences,
et son expérience. Mais au-delà de toutes ces mises en cause, sa
nationalité fut dénoncée, car la filiation à L. D. Kabila du
nouveau Président-monarchique fut largement contestée. Parmi les
voix éminentes qui se
sont élevées, celle de Etienne
Kabila Taratibu, le fils aîné de L. D. Kabila déclarant dans
plusieurs interventions publiques l’usurpation d’identité du
nouveau Président, qui ne serait qu’un fils adoptif de son père. A partir de ce
moment, de nombreux ouvrages ont vu le jour pour justifier la
filiation de Joseph Kabila à
L.D. Kabila ou l’usurpation d’identité par ceux qui le nomment
Hypollite Kanambe, qui, dans ce dernier cas, ne peut exercer la
fonction de Chef de l’Etat, n’ayant pas la nationalité
congolaise, comme le requiert la constitution. Dans
ce débat, qui doit avoir lieu en toute sérénité, ni sentiments, ni
tribalisme, ni xénophobie,
ni racisme n’ont pas de place. Il doit s'agir de considérations
juridiques et constitutionnelles
devant être traitées avec toute l'objectivité requise. Un
problème qui concerne le fondement des valeurs républicaines, c'est
à dire du respect des textes et de la constitution. Il faut se
référer à l'un des critères impérieux de base qui confèrent
à un individu le droit d'assumer au Congo, sans équivoque,
la fonction de chef de l'Etat. Ce critère fondamental n'a jamais fait,
dans le processus de désignation comme Président du Congo, l'objet,
ni d'une vérification, ni d'un contrôle quelconque en ce qui
concerne l'individu Kanambe, alias Joseph Kabila, dont les rumeurs les
plus contradictoires sur l’origine continuent à circuler. C’est
dans ce cadre que Mwamba Tshibangu, enseignant au Canada, s’est
investi pour la recherche de la vérité dans «Joseph Kabila la vérité
étouffée », un ouvrage d’essai pour lequel il se rend en
Europe pour son lancement. Ecoutons le : « C’est
la recherche d'une vérité qui aurait pu être, théoriquement,
limpide et facile à cerner. En réalité, elle a été des plus
hardies à excaver non pour la complexité de parvenir au but énoncé,
c'est-à-dire, à la vérité occultée, mais à cause des multiples
balises érigées autour du sujet. Plus que l'appréhension de la matière
ou plus exactement des faits, c'est la position du principal concerné,
Joseph Kabila, président de la République Démocratique du Congo,
qui accapare toutes les préoccupations. Par l'intrication et la compénétration
de plusieurs enjeux, la question soulevée a été par la force des
choses politisée, au lieu de demeurer dans sa dimension sociale ou
juridique. Etant ainsi corsée sur la voie politique, la haute portée
de la fonction présidentielle a enclenché hermétiquement le mécanisme
de défense circonscrivant cette affaire dans un secret d'État. » Bruxelles, le 2 novembre 2005 Raphaël
KASHALA
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