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Kabila ou Kanambe ! Quelle est l’identité de l’actuel Président du Congo-Kinshasa ?

 Voici le thème de la conférence-débat qui sera animée le week-end du 12 au 13 novembre prochain à Paris et à Bruxelles par Monsieur Mwamba Tshibangu, auteur de l’ouvrage d’essai politique  intitulé Kabila la vérité étouffée  sur le personnage qui « trône » en République Démocratique du Congo depuis janvier 2001.

Rappelons les faits qui sous-tendent cet événement.

 Le 17 janvier 2001, Laurent-Désiré Kabila, Président autoproclamé de la République du Congo disparaissait après 3 ans de pouvoir absolu, abattu dans son palais par l’un de ses gardes du corps. L’annonce de sa mort et le processus mortuaire furent rocambolesques. En effet, après être décédé au Congo, son corps fut d’abord emmené au Zimbabwe avant de revenir à Kinshasa pour y être enterré. Une question demeurera toujours posée sur le pourquoi de ce voyage funéraire apparemment inutile au Zimbabwe. Au lendemain de cette disparition impromptue, les  Congolais, médusés, découvraient son successeur, un jeune homme d’à peine 27 ans, taciturne et mystérieux, jusque là inconnu, imposé par des forces occultes (congolaises et étrangères), dont les intérêts devaient impérieusement être protégés et préservés par la présence d’un  fidèle à la tête du pays. Le Congo basculait  ainsi, du jour au lendemain, dans une sorte de monarchie présidentielle. En effet, le successeur imposé aux Congolais s’appelait Joseph Kabila, et n’était rien d’autre qu’un des fils de l’autocrate assassiné. Cette succession de type monarchique fut contestée par de nombreux patriotes congolais, mais en dehors de la  procédure de succession, la personnalité même du nouveau Président fut controversée, notamment en ce qui concerne ses capacités intellectuelles,  ses compétences, et son expérience. Mais au-delà de toutes ces mises en cause, sa nationalité fut dénoncée, car la filiation à L. D. Kabila du nouveau Président-monarchique fut largement contestée. Parmi les voix  éminentes qui se sont élevées, celle de  Etienne Kabila Taratibu, le fils aîné de L. D. Kabila déclarant dans plusieurs interventions publiques l’usurpation d’identité du nouveau Président, qui ne serait qu’un fils adoptif de son père.

A partir de ce moment, de nombreux ouvrages ont vu le jour pour justifier la filiation de Joseph Kabila  à L.D. Kabila ou l’usurpation d’identité par ceux qui le nomment Hypollite Kanambe, qui, dans ce dernier cas, ne peut exercer la fonction de Chef de l’Etat, n’ayant pas la nationalité congolaise, comme le requiert la constitution.

Dans ce débat, qui doit avoir lieu en toute sérénité, ni sentiments, ni tribalisme, ni  xénophobie, ni racisme n’ont pas de place. Il doit s'agir de considérations juridiques et  constitutionnelles devant être traitées avec toute l'objectivité requise. Un problème qui concerne le fondement des valeurs républicaines, c'est à dire du respect des textes et de la constitution. Il faut se référer à l'un des critères impérieux de base qui confèrent à un individu le droit d'assumer au Congo, sans équivoque,  la fonction de chef de l'Etat. Ce critère fondamental n'a jamais fait, dans le processus de désignation comme Président du Congo, l'objet, ni d'une vérification, ni d'un contrôle quelconque en ce qui concerne l'individu Kanambe, alias Joseph Kabila, dont les rumeurs les plus contradictoires sur l’origine continuent à circuler.

C’est dans ce cadre que Mwamba Tshibangu, enseignant au Canada, s’est investi pour la recherche de la vérité dans «Joseph Kabila la vérité étouffée », un ouvrage d’essai pour lequel il se rend en Europe pour son lancement. Ecoutons le : « C’est la recherche d'une vérité qui aurait pu être, théoriquement, limpide et facile à cerner. En réalité, elle a été des plus hardies à excaver non pour la complexité de parvenir au but énoncé, c'est-à-dire, à la vérité occultée, mais à cause des multiples balises érigées autour du sujet. Plus que l'appréhension de la matière ou plus exactement des faits, c'est la position du principal concerné, Joseph Kabila, président de la République Démocratique du Congo, qui accapare toutes les préoccupations. Par l'intrication et la compénétration de plusieurs enjeux, la question soulevée a été par la force des choses politisée, au lieu de demeurer dans sa dimension sociale ou juridique. Etant ainsi corsée sur la voie politique, la haute portée de la fonction présidentielle a enclenché hermétiquement le mécanisme de défense circonscrivant cette affaire dans un secret d'État. »

Voici l'itinéraire, ayant conduit à l'investigation sur le feuilleton Kabila II. Feuilleton de disgrâce pour le peuple congolais. Pour une fois, le lecteur est bien servi. L'essai, en scrutant tous les contours du problème, arrive à un verdict qui ne laisse point de doute. Fini donc les temps des spéculations et de chantage. Les faits alignés en ordre sont époustouflants et accablants. Face à cette démonstration, à la fois limpide et rigoureuse, la balle se retourne dans le camp du peuple congolais. Pour combien de temps encore la vérité autour de Joseph Kabila Kanambe, hier embastillée dans la logique politicienne et aujourd'hui dénudée complètement, demeurera-t-elle étouffée?

   

Bruxelles, le 2 novembre 2005

Raphaël KASHALA                            

 


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