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Kanambe est sourd aux cris de détresse de la population et utilise le cynisme, le mensonge et la stratégie d'épuisement

Réf.: RBL/UDPS/DE/085/02

Pendant que les émissaires de Kanambe (faussement appelé Kabila) bloquent le DIC à Prétoria, ceux qui n'ont pas encore compris les objectifs de Kanambe et de ses collaborateurs congolais ont frisé l'affolement en apprenant que, pendant que la population est plongée dans la misère, les tenants du pouvoir sont en train de piller les richesses nationales sans remords ni scrupules (5 millions $UD en 4 ans de règne!). Sans oublier que, selon nos services, le Panel de l'ONU n'a révélé qu'une infime partie de pillages dont Kanambe et ses adeptes se sont rendus coupables.

Pour mieux piller les richesses nationales sans témoins et sans etre dérangés, Kanambe et ses collaborateurs veulent exterminer physiquement les forces démocratiques et de la population. Les forces démocratiques sont exterminées par une répression aveugle et sanglante (emprisonnement dans des prisons transformées en mo uroirs, condamnations à mort, assassinats politiques, tortures).

Quant aux méthodes utilisées pour exterminer la population, suivons le récit ci-dessous.

I. Le diagnostic du Pnud sur le Congo dans son Rapport national sur le développement humain 2000 au Congo: "Sombres perspectives d'avenir: le gouvernement ne gère plus le quotidien des congolais":

1. L'Etat est absent et inopérant. Depuis l'an 2000 jusqu'à ce jour, cette inopérance de l'Etat s'est accentuée. Le diagnostic du Pnud est confirmé sur le terrain, à travers toutes les couches sociales de notre pays, par le désespoir présent dans le vécu quotidien des congolais. L'inopérance et l'incapacité du Camp Kabila sont encore plus visibles, en ce 3ème trimestre de l'an 2002, par l'accumulation des problèmes politiques et le renforcement des distorsions et des méfaits des fractures sociales.

2. La gestion de l'enseignement, de la Fonction publique et des entreprises explicitent l'incapacité de Kanambe qui gère ces domaines par le cynisme, le mensonge et la stratégie d'épuisement. Kanambe n'a aucun argument pour justifier l'abandon de l'école et le refus de répondre à la détresse des fonctionnaires et aux crises qui paralysent les entreprises?

3. Car les six premiers mois de l'année 2002 ont vu défiler, à Kinshasa, tous les grands financiers du monde, chacun apportant dans sa valise quelques millions de $US pour "soutenir l'économie et les finances publiques congolaises". Contrairement au RCD et au MLC, Kanambe a signé à tour de bras de grandes conventions financières. Mais, c'est à la meme période que le désespoir s'accentue et que les grèves se multiplient:

II. Les grèves

a. Grève à lOnatra

Les travailleurs réclament les arriérés de salaires de trois mois et des frais scolaires prévus dans la convention collective signée par le syndicat "Solidarité" et "Syndicat Action".

Le non-paiement n'est pas provoqué par un quelconque amenuisement des ressources de lentreprise, mais plutôt par le détournement, par les ministres et la Direction de lOnatra, des recettes perçues directement auprès des clients. Un exemple: lentreprise Icci, un des grands clients qui renflouaient jadis les caisses de lOnatra. Cette entreprise ne verse plus rien dans les caisses de lOnatra alors que celui-ci transporte beaucoup de marchandises de cette entreprise. Les ministres et leurs pions gestionnaires de l'Onatra coopèrent avec Icci et les recettes de lOnatra atterrissent directement dans leurs poches et non plus dans les caisses de l'Onatra!

C'est ainsi que Kanambe et ses adeptes pillent les entrepries de l'Etat. Saignées ainsi à blanc, toutes ces entreprises seront bientot exsangues.

Le rassemblement pacifique des travailleurs de lOnatra a été brutalement dispersé par les forces répressives du régime de Kinshasa. Celles-ci nont pas hésité de molester des manifestants et den interpeller dautres. Ceux-ci ont été conduits après leur arrestation au camp Lufungula où ils ont été gardés en détention pendant plusieurs heures avant dêtre relâchés.

b. Grève à l'Ocpt:

1. Cause de la grève: Retard salarial de plus de plus de 27 mois.

b. L'OCDH préoccupé par l'état de santé d'un agent de l'OCPT torturé par la Police. Kinshasa, 23 juil (APA) -

L'Observatoire congolais des droits de l'homme (OCDH) a dénoncé la dégradation de l'état de santé de Mme Annie Musungu, agent de l'Office Congolais des Postes et Télécommunications (OCPT) grièvement blessée le 09 juillet 2002 par des éléments de la police conduits par le Cmd Guy Kungi. Mme Annie Musungu, victime de tortures ayant nécessité un plâtrage à la suite d'une omoplate brisée, souffre d'une compression des nerfs et connaît un début de paralysie des membres supérieurs et inférieurs droits. Les soins qui lui ont été administrés n'ont pas pu arrêter la dégradation de son état de santé, ce qui a nécessité son transfert au Centre Neuro-Psycho Pathologique de l'Université de Kinshasa (CNPP).

Par ailleurs, l'OCDH exige que des poursuites judiciaires soient engagées contre le Cmd Guy Kungi, auteur de sévices à l'endroit de l'agent de l'Ocpt. A défaut, "l'OCDH tiendra personnellement responsable civilement et pénalement le ministre de l'intérieur et celui des Postes et Télécommunications ainsi que le présiden t du comité de gestion de l'OCPT de toutes les conséquences dommageables résultant de la dégradation de l'état desanté de Mme Annie Musungu".

a. Grève aux Lignes aériennes Congolaises: Les cadres et les agents sont impayés depuis 100 mois et un agent dépassé par les problèmes financiers s'est suicidé;

b. Grève à la Fonction publique:

a. La promesse de Kanambe de payer les arriérés de salaires des fonctionnaires de lEtat na pas été respectée. Pour la ville de Kinshasa, les agents et fonctionnaires de lEtat qui accusaient quatre mois darriérés de salaires et des arriérés de transport attendent un mois de salaire et des arriérés de transport de novembre et décembre 2001. Pour les provinces: Bandundu (7 mois darriérés de salaires; Kasaï-Oriental (5 mois); Kasaï-Occidental (6 mois); Bas-Congo (7 mois); Equateur (les salaires de plusieurs mois avaient été détournés par les agents payeurs). Jusqu'à ce jour, certains services émargeant du budget annexe nont pas encore touché la totalité des salaires du mois de février par manque de liquidités.

b. Le "ministre" de la fonction publique a déclaré que les fonctionnaires ne sont pas concernés par le SMIG. Ils doivent attendre des travaux de prévision budgétaire 2003 pour l'examen de leurs revendications. Les grévistes exigent d'abord une "amélioration de la rémunération dès le mois d'août sur base du budget 2002 voté par le Parlement et promulgué par Kanambe et la convocation dans le plus bref délai de la commission paritaire, en vue de fixer le nouveau barème et les avantages sociaux, en fonction des indications de base du Smig fixé par les décrets présidentiels n° 079/2002 et n° 080/2002 du 05 juillet 2002 ".

c. Les autres revendications sont: la suppression de la prise en charge des enseignants par les parents; la titularisation des agents de commandement; le déblocage des frais funéraires et de soins médicaux etc. La procédure proposée par le régime pour le paiement des arriérés de transport ne satisfait pas les grév istes. Ceux-ci concluent ainsi à une indifférence coupable de l'Etat face à leur misère et à la déscolarisation de leurs enfants.

a. Grève à la Miba:Mécontentement des travailleurs:

1. Le non-paiement de leurs salaires qui accusent des arriérés de plusieurs mois malgré l'accroissement quantitatif et qualitatif de la production. Les salaires sont restés dérisoires et même hypothétiques.

2. Le non-octroi de leur ration en vivres depuis plus de 12 mois, ration à laquelle les travailleurs avaient toujours droit depuis que la MIBA existe.

3. Absences prolongées du PDA, Charles Okoto, du siège social de la Miba (souvent plus de 8 mois). Il télécommandait la MIBA de l'Etranger.

4. Certains directeurs, proches du PDA, faisaient des navettes inutilement budgétivores entre l'Etranger et Mbujimayi pour aller faire des rapports au PDA. Le PDA vivait dans des hôtels de luxe à l'Etranger et les directeurs qui l'y rejoignaient s'octroyaient des indemnités et des frais de mission énormes.

5. La MIBA est une entreprise abondamment écrémée par l'équipe dirigeante actuelle, et la mégestion de cette unité de production semble délibérée.

a. Grève dans les pharmacies: à cause des tracasseries administratives par lesquelles le régime rançonne, asphyxie et décourage les pharmacies.

2. Grève à la Gécamines. Les causes des mécontentements des travailleurs:

1. Accumulation des arriérés des salaires et avantages sociaux de 19 mois, ce qui a été à la base des revendications occasionnant larrêt de travail.

2. Sans avoir satisfait les doléances des employés, les autorités de la Gécamines ont suspendu, puis licencié certains dentre eux dont KADIMA NDAYA matricule A01944/5, MULAMBA MPANGA matr.082063/1, KABWAYI TSHIKENDA matr.077133/8, NTUMBA KAVUNGU matr.07793/1, KALOMBO TSHINDELA matr.107564/0, BWEMBIA KAKOPE matr.108.439/3, NGOIE TSHUNGU matr.108317/0.

3. Mesures suicidaires visant à spolier les droits de près de 10.000 travailleurs en violation flagrante du code de travail et de convention collective dentreprise. Il est octroyé un forfait en remplacement des arriérés des salaires et gratifications en souffrance, le capital pension, les indemnités pour résiliation du contrat, les congés légaux non payés, les valeurs des avantages sociaux en nature et frais de rapatriement ".

4. Pour une ancienneté de 25 ans, il est proposé l'équivalent de 1.286,00$US à la classe 5 à 8; 2.000,00$US pour la classe 4; 2.857,00$US pour la classe de maîtrise; 5.714,00$US pour la classe des cadres et directeurs.

5. Mais, lentreprise doit au travailleur en moyenne des arriérés de salaires de lordre de: la classe 5 à 8, le salaire de 70$US/mois à multiplier par 19 mois, soit 1.330,00$US; 2.850,00$US pour la classe (4); 4.750,00$US pour la classe de maîtrise; 9.500,00$US pour la classe des cadres et 19.000,00$US pour les directeurs.

6. Dénonciation des contrats léonins: CMG, STL, KMC, NOUCO et LUSWISHI

7. Dénonciation du fait que diverses personnalités congolaises représentaient des intérêts de lautre partie au contrat alors qu'elles sont censées représenter les intérêts du Congo vu leur niveau de responsabilité au gouvernement. Le cas de référence est celui de CMG où monsieur MPOYO Victor (alors ministre dEtat en RDC) représentait Ridgepoint.

8. Absence d'enquete initiée soit par la présidence de la République, soit par le "parlement", soit par les autorités judiciaires compétentes afin détablir les responsabilités des "hommes dEtat" impliqués dans les contrats léonins qui sont à la base de la détérioration de la vie sociale des travailleurs de la Gécamines, et partant de la population congolaise; d'appuyer les syndicats dans leur lutte pour la défense des droits des travailleurs et de demander aux dirigeants de la Gécamines détablir les comptes de chaque travailleur qui accepte de partir volontairement en respectant les lois et conventions signées.

IV. Grondements du front social tout entier. Causes:

a. Non application du smig (salaire minimum interprofessionnel garanti) jusqu'à ce jour; asphyxie des entreprises privées par des tracasseries administratives; rentrée scolaire; dévaluation du franc congolais; hausse des tarifications de SNEL et Régideso; flambée des prix des denrées alimentaires de base; taux de loyers en croissance permanente quoique libellé en dollars; inexistence des transports urbains en commun; soins médicaux inaccessibles financièrement; habillement vestimentaire usagé hors de portée du congolais moyen

b. Plus intéréssé à signer des accords extérieurs qu'à répondre aux cris de détresse des congolais, Kanambe reste indifférent à la désintégration sociale en cours! L'avenir social du Congo est bouché et l'on s'interroge sur l'utilisation de la manne abondamment déversée par les institutions internationales! La stratégie d'épuisement a permis à Kanambe de gagner un peu de temps. Il a englouti des millions de Fc pour acheter des politiciens corruptibles de Sun City à Matadi et tenté d'épuiser ceux qui exigent le respect des textes et la conclusion d'un Accord inclusif et global. Malgré tout, il est contraint de rentrer à la table des négociations. Le pourrissement social entretenu va bientot lui imploser à l a figure.

a. Humiliation des fonctionnaires congolais. Exemple: La Sengamines

1. Installée à Mbujimayi, la SENGAMINES est une société par actions à responsabilité limitée, S.A.R.L., dont le capital social est constitué de la manière suivante:

1° Apports extérieurs:

a. Société ORYX: détient 4O% dactions. Cest elle qui est gestionnaire de la société;

b. Société OSLEG: détient 9% dactions. Elle appartient à Mugabe et à certains de ses Généraux;

2° Apports intérieurs:

a. Société COMIEX: détient 35% dactions. Elle appartient aux Faucons du Pouvoir;

b. Société MIBA: détient 16% dactions. Soit dit en passant, ce dernier par tenaire a été saigné à blanc:

1. ses réserves de TSHIBUA et de SENGASENGA ont été confisquées au profit de la SENGAMINES,

2. ses techniciens mis à la disposition de la SENGAMINES ne sont pas associés à la gestion alors que ce sont eux qui devaient en être la locomotive, compte tenu de leur expertise et de leur expérience dans ce secteur.

La société ORYX, basée principalement au Zimbabwe, a obtenu du pouvoir de Kinshasa le mandat de gestion de la SENGAMINES, cest-à-dire, de la production à la commercialisation du diamant. Cest donc ORYX, par son patron THAMER AL SHANFARI, un ARABE du SULTANAT dOMAN, qui gère au quotidien la SENGAMINES, et fait ce quil veut à linsu du pouvoir de Kinshasa absent à tous les postes-clés de gestion. La SENGAMINES, société de droit congolais, avec des capitaux mixtes, est sans doute appelée à survivre à linvestisseur étranger ORYX qui, après avoir recouvré capital et dividendes, pliera un jour bagages.

1. Est-ce que la Sengamines a contribué au développement de la province du Kasai Oriental et du Congo?

B. Du point de vue de la gestion

a. Gestion technique:Aucun Cadre congolais nest associé à cette gestion. Cest Monsieur THAMER qui achète lui-même les équipements miniers souvent vétustes et ramassés quelque part dans les parcs et dont les factures fantaisistes sont très salées; Cest encore M. THAMER, et lui seul, qui connaît le volume de fra is de fonctionnement dont le montant est arbitrairement gonflé. Au triage du diamant, il ny a que les OMANAIS, frères de THAMER et ses amis racistes anglais, bref: aucun congolais;

b. Gestion commerciale: Il y a toujours 2 expéditions; la première et la plus importante, cest pour M. THAMER lui-même, elle est apprêtée en sa présence; la 2è est celle qui est déclarée au Gouvernement congolais, et quand on veut. Bref: il ny a aucun contrôle, de la production à la vente. Le CONGO est totalement floué. O TEMPUS, O MORES! Dans quel pays au Monde laisse-t-on lEtranger piller à sa guise, les richesses nationales de cette manière?

c. Gestion du Personnel

C. Du point de vue responsabilités:

a. Le personnel à la SENGAMINES est multicolore; mais les Congolais qui forment la majorité sont des laissés-pour-compte. Ils sont frustrés et ne croient pas travailler dans leur propre pays. La SENGAMINES dispose de plus ou moins 1.OOO travailleurs dont plus ou moins 1OO Expatriés blancs alors que la MIBA qui en a plus ou moins 6.OOO ne compte que 3 Blancs.

b. A la production, il ny a aucun Directeur ni Chef de département congolais. Ceux qui occupaient ces postes tout au début ont été rétrogradés au fur et à mesure que M. THAMER recrutait les Blancs, souvent sans qualification. Au sommet de la Direction administrative, trônent deux responsables congolais de façade:- Docteur-Géologue BULUNDWE, Administrateur-Directeur Général, qui nest obéi que par les NOIRS, tous les Blancs ne répondant que du seul THAMER.- Monsieur Kazadi, Secrétaire Général, installé à Kinshasa où il passe son temps à gérer du papier et à licencier les Congolais, ses frères, sur les injonctions Indiscutables de son Maître Blanc: THAMER.

D. Du point de vue rémunérations:

a. Le Congolais le mieux payé à la production est un médecin. Il touche 1.1OO dollars américains par mois. Il ny a aucun ingénieur congolais qui atteint 9OO dollars par mois. Bien sûr, on dira que le Gouvernement congolais paie très mal ses Agents. On notera entretemps quun soldat zimbabwéen de 2è classe, réform é et devenu garde-minier, avec une arme et sans tenue, touche 1.5OO$US par mois et quun surveillant blanc, sans qualification gagne 1O.OOO$US par mois!

b. A quoi bon être Congolais au Congo? Dans quel pays au Monde maltraite-t-on les Nationaux au profit des Etrangers, au motif quils sont des investisseurs? Alors que dans tous les pays les investissements servent à améliorer les conditions de vie des citoyens, au Congo par contre, ils servent à améliorer les conditions de vie des Etrangers et de collaborateurs du Chef, soutenus par des Groupes daventuriers internationaux. Le Peuple congolais ne supportera plus longtemps un Pouvoir qui le maintient ainsi dans un état de misère et dhumiliation permanentes.

E. Du point de vue social:

La SENGAMINES est un empire du racisme humiliant pour les Congolais. Le Blanc déteste le Congolais à plus dun titre. Il tolère le Noir zimbabwéen peut-être parce qu'expatrié comme lui. Plus de 1OO Blancs sur 1.OOO travailleurs occupent tous les postes de responsabilité et possèdent un véhicule personnel. Les cadres co ngolais se contentent dun transport en commun, dans des camions ou des bus avec des ouvriers. La frustration se lit sur chaque visage, dautant plus que ce sont des Noirs qui produisent, les Blancs recrutés par THAMER étant incompétents. Pour illustrer ce mépris du Congolais, il sied de signaler que M. Thamer est allé jusquà confisquer la voiture du Directeur des Etudes et Recherches de la MIBA, en détachement à la SENGAMINES, pour la céder à un clerc-pointeur blanc, et obliger le Directeur àmonter dans le bus avec les ouvriers. comportement des Blancs au restaurant de la SENGAMINES se passe de tout commentaire; cest un Apartheid du genre nouveau au Congo.

Après 42 ans dIndépendance, ces choses se passent encore au CONGO! Il y a de quoi aggraver la colère de Patrice-Emery Lumuba dans sa tombe. LANR qui devait veiller sur ce genre decomportements, est constamment torpillée dans son action par des interventions intempestives des Autorités de Kinshasa, que THAMER peut voir et manipuler à sa guise et quand il veut.

F. Du point de vue amélioration de lenvironnement social:

a. La SENGAMINES ne dispose pas de siège social digne de ce nom. Elle se contente de louer, comme tous les trafiquants de diamant étrangers;

b. Aux sièges dexploitation, à TSHIBUA comme àSENGASENGA, elle se contente de bivouacs en tentecommetous les creuseurs, prêtsàdéménager dun site à unautre, à la recherche de meilleurs filons;

c. La SENGAMINES na aucun programme déducation, de formation de ses propres travailleurs et de leurs enfants. Cest une sorte dAssociation momentanée malfaiteurs, profitant de la situation politique trouble du pays pour gagner rapidement le plus dargent possible, et de décamper dès que lordre sera établi dans le pays. Pour faire bénéficier le CONGO du fruit de cet investissement et réhabiliter les Congolais qui y travaillent, lUDPS exige:

1. soit que les capitaux intérieurs (COMIEX et MIBA) se mettent ensemble pour former la majorité avec 51% dactions, ce qui impliquera la prise en main de la gestion par la MIBA qui en a lexpérience;

2. soit que la MIBA rembourse la quote-part du capital étranger pour rentrer en possession de ses réserves et concessions abusivement confisquées par la SENGAMINES.

Il est plus que temps que la R.D.C. prenne les chosesen mains pour arrêter le pillage des ressources du pays et lhumiliation des Congolais.

Au Docteur BULUNDWE, Administrateur-Directeur Général, nous demandons de cesser dêtre un paravent, de se dresser, en patriote contre toutes les anomalies qui le diminuent lui-même en particulier, et tous les cadres congolais en général; daider les apprentis-politiciens qui lont placé là-bas pour leurs intérêts à comprendre que les incohérences de leurs décisions favorisent le pillage des richesses naturelles du pays par des Etrangers.

Lampleur du désastre causé par la société ORYX au Congo, avec la complicité de dirigeants nationaux actuels mérite dêtre déballé et tous les complices poursuivis, tôt ou tard, comme criminels économiques.

V. La machine décretoire: des nominations

1. D'abord, c'est une seule Composante qui procède aux nominations intempestives alors que le problème de légitimité de pouvoir est encore entier et devra être résolu par un Accord inclusif et global, aux négociations politiques.

2. Ensuite, le nouvel ordre politique est la seule condition pour transformer l'homme congolais et en faire un citoyen et un véritable agent de développement pour son pays. Or, ces nominations qui se font, toujours au sein d'un meme système militaire, dictatorial et arbitraire vise, non le renouvellement de l'homme congolais en général et du fonctionnaire en particulier, mais plutot l'installation de ses propres clients pour consolider la dictature, piller le pays et tricher aux élections.

c. Enfin, ces nominations ne résolvent pas la crise; elles suscitent plus des frustrations que d'accalmie, d'autant plus qu'elles sont entâchées de l'arbitraire, du clientélisme, du favoritisme, du tribalisme et du clanisme.

VI. Education nationale: l'abandon de l'école, un enjeu de l'avenir

1. Kanambe a obligé les parents à se substituer à l'Etat dans la prise en charge de l'Education tant pour les salaires des enseignants que pour les infrastructures. Or, les parents sont, soit des chomeurs, soit des fonctionnaires non payés ou mal payés par l'Etat. Il s'ensuit une descolarisation exponentielle qui hypothèque l'avenir du pays. Et sans gene, l'Etat prive les enseignants et les écoles de ce que les parents donnent et l'utilise pour faire fonctionner ses services. Bientot, seuls les enfants des ministres iront à l'école. Les enfants descolarisés deviennent des prostituées (filles) et des "shegues" (garçons).

2. Les étudiants de l'Université de Kinshasa arretés en décembre 2002, torturés et puis libérés ont été définitivement exclus de l'Université par le régime de Kabila.

VII. Le taux d'insécurité alimentaire: Le Congo connait une insécurité alimentaire dont le taux a atteint 65% en dépit de l'importation annuelle des vivres avoisinant les 100 millions $US. (Déclaration de M. Jacques Diouf, Directeur de la FAO, le 6 avril 2002 à Kinshasa). Situation qu'il a déplorée car non seulement le Congo est en mesure de faire face à ses besoins alimentaires, mais aussi d'etre le grenier du continent africain. Et il a conclu que "les actions menées ne peuvent avoir l'impact souhaité que si le Congo sort de la crise et de conflits, car c'est seulement dans un cadre de paix, d'entente que les ressources seront mobilisées pour le développement économique et social afin de relancer, de manière appropriée, la production agricole".

VIII. Le non- paiement des frais funéraires et des soins médicaux en faveur des fonctionnaires et agents de lEtat L

es familles bénéficiaires des frais funéraires pour les fonctionnaires décédés, et les agents et fonctionnaires devant percevoir le remboursement des frais de soins médicaux, ne savent plus à quel saint se vouer pour entrer en possession de leurs droits. La procédure rendue longue et compliquée et la magouille présente dans les ministères des Finances et des Affaires sociales rendent laccès aux frais presquimpossible. D'où les mecontentements des bénéficiaires, qui parlent des détournements.

Le ministère de lEconomie, Finances et Budget a publié au mois de janvier 2002 un avis invitant les requérants des fonds concernés à se conformer à la note de procédure. Ladite note explique à tout agent requérant un remboursement dune créance due aux frais des soins médicaux ou paiement de frais funéraires la voie à suivre pour obtenir le remboursement des frais médicaux, à savoir: produire une demande approuvée par la hiérarchie dont il relève (secrétaire général in fine); accompagner cette demande dun formulaire qui renseigne toute lidentité administrative de lagent. Tout dossier approuvé est acheminé à la Fonction publique pour vérification et décision appuyant la créance; le dossier complet assorti de la signature de lun des secrétaires généraux de la Fonction publique est transmis à la Direction duTrésor et de lOrdonnancement pour contre vérification avant paiement éventuel.

Concernant les frais funéraires, le secrétaire général de lAdministration dont relève linfortuné adresse sa demande assortie de toutes les pièces justificatives au ministère des Affaires sociales. En cas dapprobation, un acte appelé «Décision» est établi et acheminé à la Direction du Trésor et Ordonnancement pour contre vérification avant paiement.

Quant au paiement des factures des formations médicales publiques appuyées de notes denvoi des services, les factures doivent être adressées directement au ministère de la Santé publique. Après approbation, les dossiers validés sont acheminés à la Direction du Trésor et de lOrdonnancement pour contre vérification avant paiement éventuel.

Les bénéficiaires sont surpris de constater quaprès cette procédure fixée par le ministère Matungulu des Finances, la Direction du Trésor et de lOrdonnancement adresse, le 8 septembre 2002, au comptable public une autre circulaire sur la gestion de mise à disposition des fonds pour frais funéraires. Après avoir annoncé que le Trésor va loger dans son bureau comptable des montants représentant la mise à disposition de fonds au titre de frais funéraires des fonctionnaires et agents de lEtat, la lettre déclare : «A ce sujet, il vous est demandé de ne décaisser ces fonds que sur base des mandats de paiement qui vous seront régulièrement transmis par la Direction du Trésor et de lOrdonnancement. Le déblocage de la tranche suivante sera conditionné par les justifications de la procédure».

Ici, contrairement à la note du ministre, cest la Direction du Trésor qui donne des mandats de paiement, et qui détient des dossiers relatifs aux frais funéraires et non le ministre des Affaires sociales qui nest même pas tenu informé de cette lettre n°35/00262/DTO/FIN/2002!

Voici par ailleurs le montant prévu en cas de décès dun fonctionnaire ou agent de lAdministration: Secrétaire général: 150.000 FC; Directeur: 120.000 FC; Chef de division et chef de bureau: 100.000 FC; attaché de bureau 1ère et 2ème classe: 80.000 FC; agent de bureau 1ère et 2ème classe: 60.000 FC; agent auxiliaire, huissier: 50.000 FC; autres ayant-droits: 35.000 FC.

IX. Création des conditions infra-humaines et anti-hygiéniques propices à l'explosion des endémies et des épidémies pour exterminer progressivement la population

1. Le choléra au Katanga: plus d'une centaine de personnes

Une épidémie de choléra a fait une centaine de victimes en août dernier, au Katanga, alors que plus de 2 500 cas de cette maladie étaient détectés, selon l'ONG Médecins sans frontières. Dans son Communiqué, MSF signale que la maladie s'est propagée de façon particulièrement rapide dans la zone sanitaire de Kikondja, située au centre du territoire touché par une précédente épidémie, plus tôt cette année. On craint aussi que la maladie ne se développe dans les zones de Malemba N'kulu, Bukama, Ankoro et Kalemi.

"La vitesse de propagation de l'épidémie de choléra nous inquiète tout particulièrement", déclare Luc Nicholas, coordonnateur des opérations de MSF. "Au cours des deux dernières semaines, le nombre des cas (de choléra) dans le Kinondja est passé de 81 à 627, et nous n'avons pas encore vu le pire de l'épidémie". Il a précisé que l'on peut s'attendre à ce qu'un patient sur quatre ou cinq succombe de la maladie, avec 157 décès enregistrés jusqu'ici sur les 627 cas diagnostiqués.

Le choléra, caractérisé par des diarrhées liquides abondantes causant une déshydratation grave, constitue "la maladie typique du pauvre", déclare M. Nicholas. "Les habitants du Kikondja étaient déjà affaiblis parce qu'ils n'avaient pas les moyens de se procurer une alimentation équilibrée, ni des soins de santé".

a. Epidémie de choléra à Mbuji-Mayi: 89 morts et 324 cas diagnostiqués GENEVE, 25 oct (AFP) - Quatre-vingt neuf personnes sont mortes du choléra depuis deux mois dans la région de Mbuji-Mayi, ville de la province du Kasai oriental, dans le centre de la République démocratique du Congo, a annoncé vendredi à Genève le Bureau de coordination des opérations humanitaires de l'ONU (OCHA).

324 cas ont été en outre diagnostiqués dans la région, a ajouté Elisabeth Byrs, porte-parole de l'OCHA. "La situation est préoccupante car le personnel médical pour s'occuper d'une telle épidémie est insuffisant. Les fournitures médicales seront épuisées lundi", a-t-elle ajouté.

La majorité des cas ont été décelés parmi des hommes de moins de 30 ans qui travaillaient dans une mine de la région. La ville de Mbuji-Mayi compte 1,8 million d'habitants.

Médecins sans frontières (MSF) avait rapporté que plus d'une centaine de personnes étaient mortes du choléra en août dans la province voisine du Katanga (sud-est). Plus de 2.500 cas de choléra avaient été recensés dans la province, avait ajouté l'ONG humanitaire.

3. Aveu du ministre de la santé publique du Camp Kabila

Le 6 septembre, le "ministre" de la Santé, Mashako Mamba, a soutenu que les 18 587 cas de choléra dénombrés dans la région du Katanga depuis janvier dernier avaient fait 1 088 victimes. Il avait aussi souligné les répercussions négatives de cette maladie sur les mouvements de population à l'intérieur de la province.

Par ailleurs, MSF a annoncé que des informations récentes montrent l'existence d'un début d'épidémie dans le nord-ouest de la RDC, dans la zone sanitaire de Lubutu, dans la province de Maniema. En tout, 97 cas de choléra y ont été détectés la semaine dernière, causant 27 décès.

X. Le transport en commun à Kinshasa: un calvaire pour les Kinois (Le Potentiel n°2520 du mardi 14 mai 2002)

a. Prendre place à bord dun véhicule de transport en commun à Kinshasa, est une véritable épreuve de force. Cest souvent le plus rapide, le plus fort ou le trop brutal qui lemporte dans cet exercice périlleux. La place Victoire, dans le célèbre et mouvementé quartier Matonge; la place Mgr Luc Gillon, ex-rond point Ngaba; la place Pascal, commune de Masina autrement appelée Chicago; la place de la Gare centrale, commune de la Gombe; la place Kintambo magasin; le terminus de Kingasani ya suka; le marché central et le marché de lIpn sont les endroits plus connus à Kinshasa où se regroupent des foules nombreuses à chaque instant pour prendre un moyen de transport en commun.

b. Mais cette gymnastique ne se passe pas sans dégâts. Si on ny perd pas une montre, un bracelet ou carrément de largent, on se retrouve avec un sac troué. Ces attroupement peuvent durer de heures entières surtout les jours où le transport est introuvable.

c. Cela se complique davantage lorsquil y a pénurie de carburant dans la ville. Cest en ce moment que les Kinois vivent des calvaires de toutes sortes. Les conditions à bord parfois de ces engins de la mort sont déplorables. Parfois on y suffoque et on se contamine des maladies diverses surtout celles des «mains sales». Aussi, une épidémie de la diarrhée rouge, par exemple, se répand plus rapidement dans la capitale attrapée souvent à bord de bus. Faute de mieux, et aux heures de pointe, on accepte même de voyager mains et points liés. Certains sengouffrent même dans les coffres des voitures, et une dame peut facilement accepter dêtre portée aux pieds par un homme pourvu quon arrive à destination.

d. Mercredi 1 er mai 2002. Les Kinois se réveillent sous une pluie battante. La fête du travail est célébrée sous la pluie, le transport en commun est désorganisé. Le jour suivant, le jeudi, cest le calvaire pour les Kinois. En effet, une pluie sabat sur la capitale dès 18 heures. Des gens samassent sur le boulevard du 30 juin en attendant un transport hypothétique. Il en est de même sur la place Victoire et tous les autres endroits stratégiques. «Topoli mbula, transport ezali te, vraiment pasi. Mboka oyo il faut babongisa yango (nous sommes mouillés, pas de transport en commun, ce pays il faut le reconstruire», sexclame une dame mouillée jusquaux parties intimes de son corps. Elle habite la commune de Bandalungwa. Mais, elle est obligée de passer par la place Victoire. Mal lui en pris car ici cest un autre calvaire. Cest vers 22 heures quelle a pu attraper un taxi qui la ramenée chez-elle.

e. Souvent, les jeunes écoliers éprouvent les mêmes difficultés. Obligés de se rendre à lécole, comme ceux qui vont des communes de Bandalugwa et Ngiri-Ngiri vers la Gombe, les écoliers doivent se regrouper et attendre des heures entières jusquà ce quun «bon samaritain» passe par là. Souvent, ils arrivent en retard, et cela perturbe leurs études.

f. A Kinshasa, les prix de transport en commun ne sont pas constants. Aux heures de pointes, soit à 8 heures et 18 heures, ou lorsquune averse arrose la capitale, et que certains axes routiers deviennent impraticables, les taximen se voient obligés daugmenter les prix officiel car, disent-ils, loffre est inférieure à la demande. Dans ce genre de situation, ce sont les usagers qui paient le prix de la souffrance.

g. Requiem pour Sotraz, Tranzam, Sozamaco, Otcz,.. Le problème de transport en commun à Kinshasa ne se posait pas avec acuité hier quaujourdhui. Vers les années 70 et 80, en effet, la capitale, daprès des indications disponibles, ne comptait que près dun million dhabitants et les société de transport en commun comblaient les besoins de tous les citoyens. Travailleurs dentreprises privées, fonctionnaires de lÉtat, étudiants, marchands et autres touristes, tous étaient satisfaits. Les sociétés de transport en commun telles que Sotraz, Sitaz, Tranzam, Otcz ou encore Sozamaco qui desservaient la ville de Kinshasa jusquaux provinces voisines de Bandundu et de Bas-Congo, ont malheureusement disparu. Leurs entrepôts ressemblent à présent à des cimetières abandonnés. Aujourdhui, il faut déployer les biceps pour trouver une place à bord dun bus, surtout aux heures de pointes. Le transport en commun est un casse-tête.

h. La ligne 11 ou le cri du coeur qui interpelle lautorité. «Un kilomètre à pied ca use ca use, un kilomètre à pied ca use les souliers». La scène devient courante à Kinshasa. Marcher à pied dans la capitale nest plus un fait insolite. A défaut dun moyen de transport, les Kinois se contentent de leurs pieds. Cest le fameux phénomène de «ligne 11». Et parfois ce nest pas par manque de moyen de locomotion, mais plutôt «likolo ya bobola ( à cause de la pauvreté)», comme la si bien chanté un musicien chrétien de la capitale.

i. Les rares taxis-bus qui desservent encore la ville appartiennent aux privés. Cependant, les coûts parfois non liés à lexploitation normale de lactivité ne permettent pas à linvestisseur de dégager une marge bénéficiaire conséquente pour le renouvellement de loutil de production. Parmi ces coûts, il y a toutes les charges liées à la tracasserie policière à longueurs des journées, le manque à gagner consécutif à lexonération de certaines catégories socioprofessionnelles, la vétusté des chaussées à travers la ville, les charges dassurance, etc. Conséquence, pendant toute la durée de linvestissement, la valeur la plus importante de lactivité reste celle du lancement. Dune année à une autre, on ne fait quenregistrer des pertes qui conduisent inévitablement à la fermeture de lactivité.

j. Devant un secteur qui ne bénéficie pas de lintérêt des investisseurs privés, le rôle de lÉtat est plus que nécessaire pour mettre fin à ce danger permanent qui menace les Kinois surtout ceux qui, pour des raisons professionnelles ou autres, sont obligés de se déplacer chaque jour. Si tel nest pas le cas, la ville de Kinshasa avec ses 6 millions dhabitants si pas plus se réveillera un jour sans un seul bus en circulation avec toutes les conséquences qui en résulteraient. De quoi interpeller lautorité urbaine.

Gina Mabaya, Christian Miteo, Tyty Ntuna, Eloi Mutombo, E.Pascal Mulangu, Mado Badienzele, Bibiche Modjaka

(Stagiaires/Unikin)

Fait à Bruxelles, le 4 décembre 2002.

Dr François Tshipamba Mpuila

Représentant UDPS/BELUX

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b. Représentant-Adjoint: Ir Victor Nzuzi Kabamba, 26/29 rue de Vlogart, 1060 Bruxelles, GSM 0498/80.36.20

c. Directeur du Cabinet: Dr Ir Grégoire Mbuyi Kamba, 48/301 Verte Voie, 1348 Louvain-La-Neuve, Tél. 010/45.22.12, E-mail: repre.udps.belux@posphost.eunet.be

d. Conseiller: Ir Raphaël Kashala Mutambayi, 59 tiensestraat, 3020 Aarschoot, GSM 0477/233.968

e. Conseiller: Dr Pharm. Félicien Shambuyi Ngombo Mukendi, 24/47, Champ des Hirondelles, 1970 Wezembeek-Oppem, Tél. 02/731.16.72


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