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Communiqué de presse
Réf. : RBL/UDPS/DE/019/02 1. Remerciements et appel à la vigilance Nous tenons à exprimer notre profonde reconnaissance envers tous ceux qui, à l'occasion de notre élection en tant l'un des 5 délégués de l'Opposition politique extérieure au Dialogue Intercongolais, nous ont fait fait parvenir les messages de sympathie, d'amitié et de solidarité par e-mail, fax, téléphone et lettres. Nous vous en remercions de tout coeur. Notre élection est l'un des résultats logiques de notre combat commun. C'est l'UDPS qui, dès 1982 avec l'arrivée du Professeur Dikonda en Belgique, est à l'origine de l'existence de l'Opposition politique extérieure dans sa forme actuelle. Et c'est l'UDPS qui a forgé l'identité de cette Opposition, sa consistance, sa constance, sa crédibilité et son envergure. La majorité de la population des opposants congolais à l'Etranger est constituée par les membres de l'UDPS. C'est le Parti qui draine plusieurs congolais dans les rues lors des manifestations politiques. La présence des membres de l'UDPS disséminés dans plusieurs pays est l'un des facteurs qui ont façonné la visibilité de l'Opposition. C'est le seul parti qui a, non seulement des Représentants, mais aussi des membres organisés et encadrés par les structures de Base qui fonctionnent effectivement. En plus des actes posés par différentes plates-formes et formations politiques, l'UDPS a posé des actes inédits tels que le fait d'avoir dormi devant l'Ambassade des Etats-Unis en hiver pour exiger la libération du Président National et de tous les prisonniers politiques, la publication d'un livre intitulé «L'UDPS face à la crise congolaise», la plainte déposée contre LD Kabila… C'est pourquoi la présence de 2 ou 3 délégués issus de l'UDPS parmi les 5 délégués de l'Opposition extérieure aurait été le réel reflet de la réalité existente. Marck a raison de dire qu'il aurait fallu aussi un délégué de la Grande Bretagne et un délégué du Canada. L'erreur vient du fait que les mobutistes et autres opportunistes qui ne quittaient pas la Facilitation d'une semelle depuis la signature de l'Accord de Lusaka et donc l'annonce de la tenue du Dialogue intercongolais, sachant qu'ils ne représentaient rien par rapport à l'UDPS ici à l'Etranger et voulant tricher en éliminant notre Parti de la course, avaient à dessein inculqué à la Facilitation une idée erronée de l'Opposition extérieure, à savoir : l'Opposition extérieure qui avait le droit d'envoyer les délégués au Dialogue était celle composée de plates-formes et de formations politiques - de véritables préfabriqués- qui n'existaient qu'à l'Etranger. Et comme ces mobutistes et ces opportunistes ne vivent qu'en France, en Belgique et aux Etats-Unis, ils avaient focalisé l'attention de la Facilitation sur ces seuls pays. C'est pourquoi nous devons toujours redoubler de vigilance. Pour terminer, nous apportons, au sujet de notre élection, quelques éclaircissements pour vous préserver de la manipulation et de l' intoxication. 2. Eclaircissements 2.1. Procédé transparent Comme le démontre le Procès-verbal, le procédé par lequel nous avons été élus a été transparent du début jusqu'à la fin. En présence de la Facilitation, ce sont les délégués des plates-formes et des formations politiques et les candidats eux-mêmes qui ont mis en place ce procédé, ont établi les règles du jeu et formulé les critères de désignation des délégués. Ils en avaient le controle tout au long du parcours qui a duré un jour pour la France et l'Amérique du Nord et une semaine pour la Belgique. Il est incohérent et une contraction dans les termes d'en contester le résultat final. Nos félicitations à Me Nimy et à son Parti. Son Représentant Arthur Yenga, a brillé, tout au long des débats, par des interventions pertinentes et réconciliantes. Me Nimy lui-même, après avoir retiré sa candidature, a laissé le processus se poursuivre et n'a pas contesté le résultat final. Son esprit démocratique et sa grandeur d'âme et d'esprit méritent d'être salués. 2.2. Double représentation Ce problème a été débattu et complètement vidé. C'est pourquoi la Facilitation a compris ce problème et a permis toutes les candidatures. Rappelons ce qui suit : - La définition même de l'Opposition extérieure a été corrigée : l'Opposition extérieure comprend les organisations politiques qui n'existent qu'ici à l'Etrangers et les organisations politiques qui existent au pays et ici. Cette définition correspond parfaitement à la réalité. C'est ici à l'Etranger que nous avons mené notre lutte et nous sommes membres de la population des opposants congolais à l'Etranger. - A Kinshasa, un parti politique désigne son délégué et celui-ci ira défendre le projet de son parti en Afrique du Sud. Il rendra compte à son parti à son retour. Les délégués de l'Opposition extérieure sont, eux, élus par l'Assemblée composée des délégués des plates-formes et des formations politiques, ils iront défendre le projet commun et devront rendre des comptes à l'Assemblée. - Les organisations politiques qui racontent aujourd'hui qu'elles ne sont qu'à l'Etranger nous avaient assuré qu'elles ont, toutes, leurs Bases et une partie de leurs Directions politiques respectives au pays, lorsque nous contestions le caratère démocratique de leurs organisations, étant donné qu'une organisation politique ne peut se dire démocratique que si elle a des racines dans le peuple. Elles n'ont pas pu s'affirmer comme partenaires crédibles et incontournables de nos formations politiques au pays. Ce déficit et cette faiblesse ne peuvent pas se muer en avantage et en qualité spontanées ici à l'Extérieur où ces organisations ne se sont pas affirmées non plus comme nos partenaires crédibles et incontournables. - Nombreux créateurs de ces organisations politiques ne sont pas à proprement parler membres de la Diaspora congolaise. Venus ici en 1997, ils sont encore nouveaux et même en transit. Certains n'ont donné, jusqu'à présent, que l'une ou l'autre conférence de presse, fait quelques déclarations et participé à quelques réunions de l'Opposition. Ils n'ont pas incarné la lutte contre la dictature ici à l'Etranger. 2.3. L'équilibre régional Ce problème a aussi été débattu et vidé. Ici aussi, rappelons ce qui suit : - Ce critère mobutiste est utilisé souvent comme planche de salut par les aventuriers et les opportunistes qui ont perdu la bataille sur le terrain des critères démocratiques, objectfs et transparents d'élection, d'évaluation et de promotion. Et c'est un critère qui ne réussit que si la population est encore naïve et instrumentalisable pour des intérêts égoïstes des opportunistes qui, acculés dans la défaite, y recourent. - Les compatriotes qui se servent de ce critère aujourd'hui peuvent même être considérés comme dangereux pour l'avenir de notre pays car, chaque fois que leurs intérêts égoïstes ne seront pas satisfaits, ils continueront d'être les vecteurs de la culture de la haine, de la violence, des divisions et des conflits interethniques, intertribaux et interrégionaux; ils seront à la base d'autres génocides, d'autres massacres et d'autres déplacements forcés des populations ; ils fragiliseront l'unité nationale nécessaire pour la reconstruction nationale. - Ce critère n'a pas été retenu. C'est pourquoi aucune candidature n'a été rejetée dès le dépôt sur cette base. Toutes les candidatures ont été acceptées. Celui qui tenait à tout prix à ce critère aurait dû quitter le processus dès cet instant où il a constaté que ce critère n'a pas été retenu dans les critères établis ensemble. Il est anormal d'accepter les critères établis, de participer à tout le processus et de dénoncer, en fin de course et après la défaite aux élections, l'absence de ce critère parmi les critères établis. - Ce critère n'a été appliqué ni pour tous les trois mouvements rebelles (le Camp Kabila, le RCD et le MLC), ni pour l'Opposition politique au pays. Pourquoi ne l'appliquer que pour l'Opposition extérieure? - Au moment du combat, personne n'avait exigé de voir, sur la première ligne de front, les opposants de toutes les familles congolaises, de tous les clans, de toutes les tribus, de toutes les ethnies, de toutes les régions ! En ce moment-là, ceux qui se battaient contre la dictature et qui étaient pourchassés, arrêtés, relégués, emprisonnés, torturés et même massacrés étaient considérés comme des opposants congolais et des patriotes. Mais au moment de la récolte, on vient alors demander l'identité de leurs familles, de leurs clans, de leurs tribus, de leurs ethnies et de leurs régions. L'ironie du sort veut que les opportunistes et les aventuriers qui évoquent ce critère ne cherchent même pas à partager le fruit avec ceux qui se sont battus, mais ils ne se gênent pas, s'ils sont écoutés, de repousser même en arrière ceux qui avaient ainsi combattu la dictature et de prendre leurs places devant pour se servir, et se servir seuls! Une fois placés à l'avant-scène et n'étant pas habités par l'idéal, ils bloquent le processus, et de bonne foi. Ce ne sera pas de leur faute, mais la faute de ceux qui les écoutent et qui les laissent passer sur la première ligne au moment de la récolte pour se servir, et se servir tous seuls. - Et une fois la machine bloquée, les oppoertunistes et les aventuriers désertent le navire tels les rats et ce sont les combattants de la liberté écartés au moment de la récolte qui reviennent de nouveau en avant pour reprendre la lutte là où ils l'avaient laissé. Et à la prochaine récolte, le même scénario se reproduit… Certains luttent, les autres attendent pour récolter. C'est, depuis 1960 jusqu'à ce jour, l'une des causes de l'éternel retour en arrière, de l'éternel recommencement au Congo. Fait à Bruxelles, le 17 février 2002. Dr François Tshipamba Mpuila Représentant Contact : - Représentant : 8 Pachthof, 3010 Leuven, Tél. 016/25.97.81, GSM 0475/33.89.34 ; e-mail : tshidibi-tshipamba@chello.be - Représentant-Adjoint : Ir Victor Nzuzi Kabamba, 26 Rue Vlogart, bte 29, B-1060 Bruxelles, GSM 0498/80.36.20 - Directeur du Cabinet : Dr Ir Grégoire Mbuyi Kamba, 48/301 Verte Voie, 1348 Louvain-La-Neuve, Tél. 010452212 - Conseiller : Ir Raphaël Kashala Mutambayi, 59 Tiensestraat, 3020 Aarschot, GSM 0477/233.968 - Conseiller : Dr Pharm. Félicien Shambuyi NGombo Mukendi : 24/47 Champ des Hirondelles, 1970 Wezembeek-Oppem, Tél. 02/731.16.72 - Fax : 010/45.33.82 - E-mail : repre.udups.belux@pophost.eunet.be [Page principale] [Home page] | |