UDPS/BELUX dénonce l’absence des mesures radicales pour résoudre définitivement la crise congolaise et les conflits entre le Congo et ses voisins
Réf. :
RBL/UDPS/DE/21/12/2004
Le Congo
occupe une position géostratégique au centre de l’Afrique et a une frontière
commune avec 9 pays : au Nord avec le Centrafrique et le Soudan ; à
l’Est avec l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie ; au Sud avec
la Zambie et l’Angola ; et à l’Ouest avec le Congo/Brazzaville
La paix
durable et la stabilité politique interne du Congo, son développement et son
progrès auront des répercussions positives directes sur ses voisins et sur
toute l’Afrique. Et l’inverse aura des répercussions négatives eux.
1ère
mesure radicale : elle est interne : le Congo doit devenir un Etat
démocratique pluraliste, moderne et prospère
Le Congo a été, jusqu’à ce jour, une
jungle : il s’est caractérisé notamment par :
-
L’identification
de la personne des dictateurs qui l’ont dirigé à l’Etat et de leur personne à
la loi ;
-
L’absence
d’Etat, de démocratie, d’administration, d’armée nationale républicaine et
apolitique, de bonne gouvernance, de primat de la loi et du droit, de
séparation de trois pouvoirs traditions (exécutif, législatif et judiciaire),
de culture des textes, de respect des engagements et de la parole donnée, de
culture de la sanction, du formel, de recherche de l’excellence ;
-
L’absence
de la subordination de l’activité politique aux aspirations du peuple ;
absence de l’ascension sociale et professionnelle sur base des mérites et des
critères rigoureux et objectifs, absence des mécanismes de contrôle de pouvoir
et de pression sociale et morale…
-
Le
règne de l’arbitraire et des anti-valeurs (tribalisme, favoritisme,
impunité, corruption, détournements des deniers publics, viols, prostitution,
gain facile de l’argent, pillage des richesses nationales, délations,
concussions, violations des libertés et des droits de l’homme… );
-
La
transformation du pays en un sanctuaire des groupes armés étrangers
déstabilisateurs des pays voisins…
Répercussions négatives de ce fait :
-
À
l’intérieur du Congo : absence de sécurité pour les biens et les
personnes, absence de paix réelle et durable, instabilité politique,
paupérisation de la population et du pays (le Congo arrangé parmi les pays à
hauts risques et les PPTE (Pays pauvres Très Endettés).
-
dans
les relations entre le Congo et ses voisins : tensions et conflits
permanents, absence de relations de bon voisinage, d’entente, de solidarité, de
confiance, de coopération politique, économique, culturelle…susceptibles de
conduire au développement et au progrès de la Sous-Région.
-
à
l’intérieur des pays voisins : incursions meurtrières des groupes armés
venant du Congo, absence de paix, de sécurité et de stabilité.
-
Sur
le développement de toute l’Afrique : le Congo en tant que ventre mou de
l’axe Afrique du Sud-Nigéria a gêné le développement de toute l’Afrique.
1ère mesure radicale : les pressions internes et
externes doivent être exercées sur les animateurs actuels de la Transition afin
qu’ils se conforment à l’Accord global et inclusif du DIC (principes,
constitution, objectifs, résolutions) en vue la poursuite du processus en cours
jusqu’à son terme qui est l’organisation des élections libres et transparentes
en juin 2005.
Ici, La responsabilité des Congolais est
primordiale et immense : Que peut faire la Communauté Internationale si
les Congolais eux-mêmes soutiennent l’accession des étrangers au Sommet de
l’Etat Congolais, lesquels étrangers sont de mèche avec les voisins et les
autres étrangers désireux de dominer politiquement le Congo et à piller les
richesses nationales ?
Tous les Congolais s’insurgent contre
l’intervention militaire rwandaise à l’Est du Congo et se sentent humiliés. Et
les preuves s’accumulent sur la complicité entre Kanambe et les Dirigeants
Rwandais. Mais combien de Congolais avaient soutenu UDPS dans sa lutte au DIC
pour que Kanambe ne soit pas maintenu à la tête de l’Etat Congolais? Et même
aujourd’hui, combien de Congolais ne soutiennent pas Kanambe tout en exigeant paradoxalement
des sanctions de la Communauté Internationale contre le Rwanda ? Le cas-Kanambe est même devenu un cas
spécifique à l’UDPS et non un problème qui doit préoccuper tout Congolais.
Combien de Congolais sont admis à participer aux entretiens entre le Président
Congolais et le Président Rwandais, lesquels entretiens se déroulent d’ailleurs
en Kinyarwanda !
2ème
mesure radicale :
Désarmement des groupes armés étrangers ayant fait du Congo leur sanctuaire et
base arrière pour déstabiliser les pays voisins
Mesure radicale :
-
Augmentation
des effectifs de la Monuc et changement du mandat de la Monuc qui doit devenir
le désarmement forcé de ces groupes armés ;
-
Envoi,
au Congo, parmi les Casques bleus de l’ONU, les soldats d’une de grandes
puissances militaires mondiales pour désarmer ces groupes armés étrangers et
les mettre hors d’état de nuire (Etats-Unis d’Amérique, Grande
Bretagne…) ;
3ème mesure radicale radicale : Que Kanambe se prononce,
devant la Nation, sur ses origines biologiques. C’est, pour lui, un acte
d’amour propre et de dignité devant les doutes et les soupçons croissants sur
ses origines biologiques, et une preuve du respect envers la population.
Fait à Bruxelles, le 22 décembre 2004.
Dr François Tshipamba Mpuila
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