UNION
POUR LA DÉMOCRATIE
ET LE PROGRÈS SOCIAL




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Communiqué de presse

Si l'UDPS avait été écoutée, le Dialogue intercongolais aurait été organisé, au Congo et non à l'étranger, et sans un facilitateur étranger

Réf. : RBL/UDPS/DE/012/02

1. Propositions de l'UDPS rejetées

L'AFDL était encore à Goma lorsque l'UDPS, par le Président National Etienne Tshisekedi, adressa le 15 mars 1997 une lettre à LD Kabila lui demandant notamment d'organiser à Kinshasa, dès l'arrivée de l'AFDL à Kinshasa, le DIC pour réactualiser les acquis de la CNS qui avait notamment soudé l'unité nationale et scellé la réconciliation nationale, et pour poursuivre le processus démocratique initié par la CNS, enrichi de l'apport de l'AFDL. Concernant le Dialogue intercongolais, la lettre proposait 6 personnes : 2 pour l'AFLD, 2 pour l'Opposition politique et 2 pour le Camp Mobutu. Le problème étant politique et consistant dans la poursuite du processus démocratique initié par la CNS et auquel porocessus l'ensemble cde la société congolaise avait déjà adhéré, l'UDPS trouvait non nécessaire et non logique de rassembler plusieurs personnes et d'associer la société civile aux négociations politiques. Si LD Kabila avait écouté cette proposition, le DIC aurait été organisé au Congo même, par les seuls fils du pays. Non seulement LD Kabila en serait sorti comme un Président légitime du Congo, mais il aurait réellement et rapidement contribué à la solution de la crise et rendu un service inoubliable et historique à son pays et à toute l'Afrique centrale.

LD Kabila ne voulut rien écouter: il bloqua le DIC, la réconciliation nationale et à son tour l'application des Actes de la CNS et imposa une nouvelle dictature. LD Kabila fut encouragé dans cette démence par plusieurs congolais, y compris ceux de la diaspora - rappelez-vous de tous les pamphlets qui attaquaient l'UDPS sur l'Internet -qui vivent pourtant dans des pays démocratiques, qui bénéficient des structures politiques (droits civiles et politiques comme la liberté d'opinion, de pensée, d'expression, de réunion, d'association…) et sociales (droits sociaux comme la sécurité sociale, les allocations familiales, les allocations au chômage…) et qui voient comment le système démocratique contient en son sein les mécanismes de controle de pouvoir et de pression sociale et morale et un dynamisme puissant et inépuisable de progrès et de développement.

Lorsque la guerre a éclaté le 2 août 1998, M. Etienne Tshisekedi tint une conférence de presse le 7 août 1998 invitant les belligérants (le Camp Kabila et le RCD) à arrêter la guerre et leur proposant ses services pour une médiation qui allait conduire à la tenue du DIC.

2. Dicrédit général pour toute l'élite congolaise

Après avoir initié la réunion d'Abudja entre les belligérants congolais et obtenu sa tenue effective le 7 et le 8 décembre 2001, M. Louis Michel, Vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, a réussi un autre pari : il a réuni à Bruxelles, les 15-16 et 17 janvier 2002, une centaine de congolais membres de la diaspora et ceux venus du Congo en tant que membres d'une partie de l'Opposition politique et de la société civile ainsi que les membres du Camp Kabila. Ce nombre aurait dépassé 300 personnes si le ministre belge ne s'était pas tenu à la liste admise, jusqu'à présent, par le Facilitateur Ketumile Masire pour le Dialogue intercongolais.

Depuis le début du conflit armé le 2 août 1998, l'élite congolaise s'est déjà réunie plusieurs fois à l'extérieur du Congo pour résoudre la crise. Et plus la crise perdure et que d'autres réunions sont programmées, chaque congolais crée ex nihilo son parti politique ou son ONG et exige de voyager pour y participer. En définitive, c'est tout le pays qui exigera un jour de se retrouver réuni quelque part à l'extérieur, aux frais de la Communauté internationale pendant que le Congo dispose d'un Palais du Peuple pour de telles réunions, que les richesses nationales sont pillées et que des masses d'argent quittent le Congo! Et la Communauté internationale déclarera la crise congolaise insoluble car la première étape vers sa solution sera impossible à réaliser, à savoir l'argent pour subvenir aux frais de déplacements et de séjour des milliers des personnes.

Humiliation jadis par la traite des esclaves et par la colonisation, humiliation par Mobutu et par LD Kabila, humiliation aujourd'hui par les autres africains, humiliation par la présence de Joseph « Kabila » au Sommet de l'Etat, humiliation à Bruxelles. Tou homme d'affaires, tout homme politique étranger en mal de prestige ou de populisme ou de succès électoral peut instrumentaliser une partie de l'Elite congolaise comme l'a si bien démontré M. Louis Michel, devant la Communauté internationale ahurie.

Fait à Bruxelles, le 24 janvier 2002.
Dr François Tshipamba Mpuila
Représentant

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