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COMMUNIQUE DE PRESSE
Réf. : RBL/UDPS/DE/077/01
1. Rappel : la nature du régime n'a pas changé au Congo de 1965 à ce jour Le régime de Joseph-Désiré Mobutu, de Laurent-Désiré Kabila et de Joseph « Kabila » ont en commun des caractéristiques fondamentales ci-après : Un pouvoir militaire, arbitraire et dictatorial imposé aux Congolais avec les armes par les parrains étrangers. Cet acte est une violation d'un des droits inaliénables dont jouissent tous les peuples : celui d'être, sur son territoire, la source et le fondement de tout pouvoir politique, de sa légitimité, de son organisation et de son exercice. Placé ainsi sous tutelle étrangère par le canal des pions, des agents d'affaire des intérêts étrangers et des mercenaires congolais interposés, le Peuple Congolais n'assume pas, comme les autres peuples du monde, son destin individuel et collectif et n'est pas le premier bénéficiaire des richesses nationales. Mobutu nous a été imposé par les Occidentaux, Laurent-Désiré Kabila par les Rwandais, Joseph « Kabila » par les Angolais et les Zimbabwéens et est soutenu par M. Louis Michel, le ministre belge des Affaires étrangères. Une minorité de Congolais placés et maintenus à bras-le-corps au pouvoir bloquent, grâce au soutien militaire, diplomatique et financier des parrains étrangers, la réalisation de la volonté de la majorité qui est celle d'instaurer un Etat de droit démocratique; imposent la dictature; maintiennent le Congo dans un état permanent d'absence d'Etat et de démocratie; transforment le Congo en une jungle où des hommes sans foi ni morale imposent leur la volonté arbitraire à la majorité et pillent les richesses nationales sans scrupules ni remords; Ces régimes réduisent le Peuple Congolais à l'état d'esclavage en le privant de ses libertés politiques et civiles et de ses droits fondamentaux. Ils régimes répriment les forces patriotiques et démocratiques; excellent dans les arrestations arbitraires, les tortures, les détentions illégales, les relégations, les exécutions sommaires, les expropriations extra-judiciaires, les traitements cruels, dégradants et inhumains… La minorité au pouvoir profite de l'ignorance et de la naïveté de la majorité pour la dominer et l'exploiter. Elle recourt, en plus des armes et du soutien extérieur, à la division de la majorité par la corruption et la création des conflits interethniques. Elle vide le Peuple Congolais de sa substance ontologique et axiologique et l'imprègne, pour mieux le dominer et l'exploiter, des anti-valeurs telles que le tribalisme, le clientélisme, le favoritisme, la délation, la trahison, le gain facile de l'argent… L'absence d'Etat et de démocratie, qui est la cause profonde de la crise congolaise depuis 1960 à ce jour, a eu pour conséquences : la destruction et le pillage du pays, la paupérisation extrême de la population, l'impunité des criminels, l'explosion des maladies endémiques et épidémiques jadis éradiquées, les violations systématiques et massives des libertés et des droits fondamentaux de la personne humaine et des droits des peuples, l'insécurité et l'instabilté dans toute la Région, et finalement l'occupation du Congo par les troupes étrangères et la guerre civile. 2. Le cas particulier de Joseph « Kabila » : les violations des libertés politiques et civiles et des droits fondamentaux de la personne humain 2.1. Les rapports Les rapports concordants émanant de sources diversifiées aussi bien nationales qu'internationales démontrent qu'à l'instar du régime de Laurent-Désiré Kabila dont il est le prolongement, le régime de Joseph « Kabila » non seulement bloque le processus démocratique, mais tente d'annihiler à son tour les libertés politiques et civiles et les droits fondamentaux qui étaient déjà pourtant fonctionnels dans la société congolaise du vivant de Mobutu entre 1990 et 1997. Les rapports condamnent l'interdiction de l'accès des autres courants politiques et idéologiques aux mass médias publics de l'Etat utilisés par le régime pour déifier le jeune dictateur, l'ouverture de nouveaux cachots clandestins, l'augmentation du nombre des prisonniers politiques et d'opinion, les arrestations arbitraires, les détentions illégales, la torture, les exécutions sommaires et l'élimination physique des des patriotes et des démocrates par le truchement de la cour d'ordre militaire. Ces rapports dénoncent la loi 001 du 17 mai 2001 portant organisation et fonctionnement des partis et groupements politiques : Elle a été adoptée l'assemblée constituante, l'un des organes du Parti-Etat créés par Laurent-Désiré Kabila : c'est la nième preuve que Joseph « Kabila » continue à faire fonctionner le Parti-Etat. Elle oblige les partis politiques, avant de fonctionner, de légitimer d'abord le pouvoir militaire, arbitraire et dictotarial de Kinshasa; de nier toutes les années d'existence et de lutte antérieures à l'avènement de Joseph « Kabila » au pouvoir et d'accepter de devenir des succursales et des directions régionales du Parti-Etat. Avec un cynisme rare, le pouvoir militaire et arbitraire et le Parti-Etat qui bloque le processus démocratique ose apprendre la définition d'un parti politique démocratique aux partis politiques démocratiques qui se battent depuis plusieurs décennies, sur place, contre la dictature et le Parti-Etat pour l'instaruration d'un Etat de droit démocratique. Et ironie du sort : un pouvoir imposé à la population par les troupes étrangères (angolaises et zimbabwéennes) et maintenu sur place à bras-le-corprs par les étrangers interdisent aux forces démocratiques congolaises tout partenariat avec les partis démocratriques étrangers et tout soutien par les forces démocratiques internationales! 2.2. La Ville de Kinshasa : prison pour M. Etienne Tshisekedi Le régime de Joseph « Kabila » a transformé la ville de Kinshasa en une prison pour M. Etienne Tshisekedi. Celui-ci est toujours privé de passeport. Dès son retour à Kinshasa le 23 avril 2001 après son périple afro-euro-américain, il lui est interdit de se rendre à l'intérieur du Congo ou de voyager à l'Etranger. Le 28 juin dernier, M. Etienne Tshisekedi a été physiquement empêché par les militaires de sortir de sa résidence pour se rendre à l'Aéroport de Ndjili afin d'aller participer à Lisbonne, les 29 et 30 juin, au Conseil de l'Internationale Socialiste où il était invité. Entretemps, Joseph «Kabila», multiplie des voyages à l'intérieur du Congo, après y avoir dépêché ses émissaires affûblés d'argent et de promesses démagogiques pour tenter d'acheter le soutien, ne fût-ce que momentané, d'une population exsangue. Les marchés, les écoles et les bureaux sont fermés le jour de l'arrivée du tyran. Les jetons distribués aux élèves, aux enseignants, aux fonctionnaires et aux commerçants doivent être remis à qui de droit sur le lieu de l'accueil de Joseph « Kabila ». Les absents perdent leurs droits : la place au marché pour les commerçants, le travail pour les enseignants et les fonctionnaires de l'Etat, l'inscription pour les élèves… Comme du temps de Mobutu, l'opinion commence à s'habituer au show de la «popularité» de Joseph «Kabila», popularité fondée sur l'«accueil triomphal et délirant » que la population réserve «spontanément » au nouveau Mobutu en gestation. Les méninges des penseurs du mobutisme qui entourent le jeune dictateur tournent à plein régime. Et l'opinion se rappelle aussi là où nous ont conduits de tels dirigeants avec de telles popularités : une dette extérieure de plus de 14 milliards de $ US ; les arriérés de plus de 300 millions de $ UD pour la BM, de plus de 500 millions de $ US pour le FMI et de plus de 800 millions de $ US pour la BAD ; un pays complètement détruit et pillé ; une population plongée dans la misère et la souffrance extrêmes. Et aujourd'hui, à cause du comportement irresponsable et criminel de Laurent-Désiré Kabila envers le processus démocratique, les forces patriotiques et démocratiques trouvées sur place, ses parrains étrangers, les FAZ et les richesses nationales, le Congo est en guerre civile et occupé par plusieurs troupes étrangères. 2.3. Le supplice de M. Marcel Mbayo Il y a deux semaines, M. Marcel Mbayo, Secrétaire particulier de M. Etienne Tshisekedi, chargé d'effectuer les démarches pour obtenir le passeport pour M. Etienne Tshisekedi, a été arbitrairement arrêté et illégalement détenu par un certain commandant Nyembo, pendant 24 heures, à l'ANR. Il a privé de la nourriture et de la visite de son Avocat et de son Médecin, et obligé de dormir à même le sol, dans un local sans lit, ni matelas, ni latrines.. Jusqu'à ce jour, nulle explication n'a été donnée à l'intéressé sur le mobile de son arrestation et de sa détention. 2.4. La répression du mardi le 24 juillet 2001 Le mardi 24 juillet 2001, les militaires lourdement armés ont : physiquement empêché les leaders de l'Opposition congolaise (UDPS, FONUS, MNC/François Lumumba, MPR-fait privé et le Mouvement des pionniers de l'Indépendance) de donner une conférence de presse à Sainte-Anne à Kinshasa; réprimé dans le sang une manifestation pacifique organisée le même jour, sur le Boulevard du 30 juin, par 2000 membres de l'Opposition démocratique en signe de protestation contre la nième violation, par le régime de Joseph «Kabila», des libertés politiques et civiles et des droits fondamentaux de la personne humaine, notamment, dans le cas présent, la liberté d'expression, d'opinion, de pensée, d'association et de réunion pacifiques; et procédé à l'arrestation de 4 manifestants, un journaliste de la BBC et un journaliste asiatique qui ont été amenés à une destination inconnue M. Roberto Garreton, l'Envoyé Spécial de la Commission des droits de l'homme au Congo, a été lui-même un témoin oculaire et direct de ces actes. 2.5. Le pillage des richesses nationales par les Zimbabwéens « Politics et Money » du 2 Octobre 2000 a publié un document de 6 pages qui a indigné et révolté tous les Congolais patriotes et démocrates qui l'ont lu sur le pillage des richesses minérales congolaises par les Zimbabwéens avec l'autorisation de LD Kabila hier et de Joseph « Kabila » aujourd'hui. Le Bureau de Représentation de l'UDPS/BELUX est allé transmettre officiellement une copie de ce document à l'Ambassade de Zimbabwe à Bruxelles pour signifier que nous ne sommes pas ignorants des crimes commis au Congo par les Zimbabwéens. Ce document est précieusement gardé par l'UDPS/BELUX aux côtés du rapport des experts de l'ONU et servira quand le Congo sera devenu un Etat de droit démocratique. 3. M. Louis Michel contribue à l'aggravation de la crise congolaise 3.1. Louis Michel et Laurent-Désiré Kabila Contrairement à son attitude, prônée dans le monde, de fermeté envers les tyrans et les leaders de l'extrême droite et de soutien effectif et concret envers les forces démocratiques, M. Louis Michel a, dans le cas du Congo, adopté une attitude de neutralité entre les forces démocratiques et le tyran Laurent-Désiré Kabila. Tous nos conseils sont restés lettre morte auprès du ministre belge. Cette attitude a affaibli les forces démocratiques et réahabilité le tyran. Se voyant ainsi fréquenté et placé au même niveau de considération, d'estime et de respect que les forces démocratiques, Laurent-Désiré Kabila n'a fait, jusqu'à sa mort, aucun pas dans la voie de la démocratisation du Congo. Au contraire, pendant que M. Louis Michel le fréquentait et s'adonnait aux déclarations d'amour et d'admiration envers certains de ses collaborateurs, le tyran raffermissait sa logique dictatoriale et excellait dans les violations des libertés et des droits de l'homme. La répression s'intensifiait contre les journalistes, les hommes d'église, les étudiants, les professeurs d'université, les chefs coutumiers, les opposants politiques, les défenseurs des droits de l'homme… Il accumulait tous les ingrédients d'un mélange détonant qui a fini par exploser le 2 août 1998 et ploinger le Congo dans une guerre civile. L'alibi invoqué par M. Louis Michel pour justifier sa neutralité était la « complexité » de la question congolaise. Or, à la Conférence Nationale Souveraine, les 2850 délégués représentant toutes les couches, catégories, provinces, tendances nationales avaient, pendant 16 mois, refait la relecture de l'histoire nationale, diagnostiqué la cause profonde de la crise congolaise et balisé l'avenir en mettant en place les fondements d'un Etat de droit démocratique. C'est le blocage de l'application des Résolutions de la Conférence Nationale Souveraine qui a prolongé la crise de 1992 à 1997. M. Louis Michel sait que ceux qui, aujourd'hui, utilisent les trains, métros, trams, véhicules et avions n'ont pas été présents à la première fabrication de ces engins. Ceux qui, en Belgique, appliquent la Constitution belge aujourd'hui n'ont pas été tous présents à la rédaction des premières ligne de cette Charte. Il en va de même du progrès de la science, de la croissance des êtres vivants, des technologies et de l'évolution de la pensée humaine, des hommes, des peuples et des sociétés. Le progrès est un long processus qui se construit pas sédimentation et non par table rase. C'est un héritage qui se transmet fidèlement entre différentes générations. Chaque génération le reçoit de la génération précédente, le conserve précieusement, l'enrichit et le transmet à la génération future qui fait de même, ainsi de suite. Et tout celui veut en modifier un iota, ne le fait pas par les armes, il doit convaincre la majorité au Parlement. Les paléo-révolutionnaires de l'AFDL, qui, au lieu de se plier à la volonté de la majorité et poursuivre le processus démocratique, ont rejeté avec mépris le patrimoine patriotique et démocratique acquis au prix du sang et condensé dans les Actes historiques de la Conférence Nationale Souveraine, et voulu réinventer un nouveau Congo ex table rase, nous ont fait reculer vers le Moyen-Age et ont aggravé la crise qu'ils ont trouvée au lieu de la résoudre. M. Louis Michel peut-il, aujourd'hui, faire le bilan de ses nombreux contacts avec Laurent-Désiré Kabila et avec ses ministres et de ses nombreux voyages au Congo et dans toute la région des Grands Lacs, au frais du contribuable belge ? 3.2. Louis Michel et Joseph « Kabila » Dès l'accession de Joseph « Kabila » au pouvoir le 26 janvier dernier, Louis Michel a abandonné l'attitude de neutralité pour soutenir publiquement et officiellement le jeune dictateur. Pour justifier ce soutien, M. Louis Michel a commencé par rejeter, en lieu et place du Peuple Congolais, la légalité et la légitimité démocratiques et populaires issues de la Conférence Nationale Souveraine. C'est ainsi qu'il s'est mis à répéter à tout celui qu'il voulait l'entendre que personne ne détient la légalité et la légitimité démocratiques et populaires au Congo. Pourquoi M. Louis Michel n'a-t-il pas demandé au gouvernement belge dont il est membre de rejeter la Constitution qu'ils ont trouvée et tout l'héritage national pour recommencer à zéro ? Il a multiplié les voyages dans les différentes capitales occidentales et dans les Institutions financières internationales à la recherche des appuis politiques, diplomatiques et financiers pour Joseph « Kabila ». Dans ses interviews et dé »clarations, il était devenu le chantre des « progrès notables » réalisés par Joseph « Kabila » dans « la bonne direction ». Or, comme dit plus haut, tous les rapports tant nationaux qu'internationaux démontrent que, depuis son arrivée au pouvoir jusqu'à ce jour, Joseph « Kabila » n'a ni démantelé tout l'arsenal répressif, ni déclaré démissionnaires tous les organes du Parti-Etat et toutes les institutions illégales hérités de Laurent-Désiré Kabila démissionnaires. Il n'a pas décrispé le climat politique en libérant tous les prisonniers politiques et en libéralisant sans aucune condition les activités des partis politiques. Il ne s'est pas soumis aux Accords de Lusaka notamment en renonçant à la logique de la guerre et de la dictature. Il n'a pas mis tout en œuvre pour la tenue du Dialogue intercongolais qui permettra la poursuite du processus démocratique initié par la Conférence Nationale Souveraine mais bloqué par Mobutu et par Laurent-Désiré Kabila. M. Louis Michel ne tarissait d'éloges envers les « Experts » qui entourent Joseph « Kabila ». L'opinion se rappelle, à ce sujet, que les Conseils des Minsitres de Mobutu étaient souvent comparables aux Conseils des Facultés universitaires. L'opinion se rappelle aussi dans quel état ces hommes à l'esprit meublé de savoir mais vidés de toute substance ontologique et axiologique et de toute conscience patriotique et démocratique ont abandonné le pays et la population le 16 mai 1997. M. Louis Michel a fini par manipuler tout le gouvernement belge et entraîner même le Premier ministre dans un bourbier. Le voyage au Congo le 30 juin a été le point culminant de ce soutien de M. Louis Michel à Joseph « Kabila ». Tous nos conseils visant à amener le gouvernement belge à faire parvenir l'aide humanitaire à la population par le canal des Ong comme cela avait été fait jusques-là ont été vains. Le gouvernement belge s'est fièrement rendu dans une jungle - il n'y a pas d'Etat au Congo et l'on ne peut donc parler des relations d'Etat à Etat : définition de la coopération structurelle – a signé des Accords de coopération structurelle – il s'agit bien de la coopération structurelle – avec un seigneur de guerre, qui nous est imposé par les troupes étrangères et exerçant un pouvoir militaire et arbitraire reposant sur un vide juridique et politique et dont les parrains angolais et zimbabwéens ne contrôlent militairement qu'une partie du territoire congolais. Malgré toutes les explications théoriques et la greffe ajoutée à la dernière minute au voyage tel un appendice suite aux pressions - rencontre avec l'Opposition politique à Kinshasa et avec le RCD à Kisangani -, le projet initial de M. Louis Michel est criminel et nous rappelle les deuxc faits ci-après : Les Congolais = des porcs engraissés mais enchaînés dans une étable Le Times du 23 octobre 1958 écrivait : « Le gouvernement paternaliste belge visait à faire bénéficier la population congolaise d'un tas d'avantages économiques pour mieux l'empêcher de penser à l'absence des droits politiques. Un Belge a rapproché cette politique de la méthode du père de famille dsant à ses enfants : Ne parlez pas avec la bouche pleine ».. 1965 : Mobutu était un produit extérieur et ne jouissait que de la légitimité extérieure. Mais suite au soutien extérieur qu'il reçut, il refusa toute négociation et tout compromis avec les forces patriotiques et démocratiques internes et réussit à imposer très rapidement la dictature. Tel le projet que M. Louis Michel avait préparé. Il l'a différé suite aux pressions mais il ne l'a enterré. Sincèrement, il reste pour nous incompréhensible qu'à la lumière des conséquences catastrophiques de l'absence d'Etat et de démocratie qui se sont abattues sur notre Peuple depuis 1960 jusqu'à ce jour et qu'à ce stade de la lutte de notre Peuple et des efforts de la Communauté internationale pour obtenir de tous les belligérants l'application stricte et intégrale des Accords de Lusaka, seule voie pour instaurer un Etat de droit démocratique au Congo et promouvoir ainsi une paix durable au Congo et dans toute la Région, que M. Louis Michel conçoive un tel projet criminel pour entretenir et même aggraver la crise et prolonger ainsi la souffrance de notre Peuple. 4. Conclusions de l'UDPS/BELUX 4.1. Il importe que le Peuple Congolais comprenne qu'il doit avant tout se prendre en charge lui-même et se mobiliser pour obtenir l'instauration d'un etat de droit démocratique. 4.2. Que tous les hommes de bonne volonté de la Communauté internationale se mobilisent pour faire échec au régime de Joseph «Kabila » et à tous ses suppôts internes et externes afin que la volonté de la majorité de notre Peuple se réalise par l'application stricte et intégrale des Accords de Lusaka, seule voie pour obtenir une paix durable au Congo et dans toute la Région. 4.3. La solution appropriée et durable Nul médecin ne peut prétendre guérir un malazde s'il n'a pas posé le diagnostic adéquat et exact de la maldie. Et personne ne peut prétendre: guérir une plaie pourrie en changeant seulement le sparadrap sans traiter la plaie elle-même; guérir une pneumonie en soignant seulement la fièvre, la difficulté respiratoire et la toux - symptômes de la pneumonie - sans administrer au malade des antibiotiques appropriés pour tuer le microbe qui est à la base de l'infection; guérir un cancer en s'attaquer seulement aux métastaqses de ce cancer sans extirper la tumeur primitive elle-même du corps du malade. De même, seul le traitement adéquat et approprié de la cause profonde de la crise peut mettre fin à la crise de façon définitive et amener ainsi à une paix durable au Congo et dans toute la Région. Or la guerre, la souffrance et la misère de la population, le pillage des richesses du Congo par une minorité de congolais et par leurs parrains étrangers, l'impunité des criminels, l'explosion des maladies épidémiques et endémiques jadis éradiquées, l'augmentation du nombre des réfugiés dans la région, les violations des libertés et des droits de l'homme… ont une seule et même cause dont ils sont les conséquences, les symptômes et les manifestations. Cessons de gérer les urgences, de verser dans le superficiel, de vivre collé au quotidien et à l'immédiateté. Voyons plus loin, plus large, plus haut et plus en profondeur. Concevons des solutions, non seulement immédiates, mais à court, à moyen et à long terme. Attaquons-nous aqvant tout à la cause profonde de la crise. Les symptômes disparaîtront d'eux-mêmes.
Fait à Bruxelles le 26 juillet 2001. Pour le Bureau de Représentantion de l'UDPS/BELUX Dr François Tshipamba Mpuila Représentant Contact: Tél. 0475/33.89.34; 010/45.22.12; Fax 010/45.33.82; http://www.udps.org [Page principale] [Home page] | |