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Communiqué de presse
Arrêt à la désinformation sur la rencontre Tshisekedi-Kabila
et le cas Justine M'Poyo Kasa-Vubu
Réf.: RBL/UDPS/PR/043/98
Dans son Communiqué de presse no RBL/UDPS/PR/041/98 du 2 juin 1998,
l'UDPS avait porté à la connaissance de l'opinion que M. Etienne
Tshisekedi, Président National de l'UDPS, avait été
amené de force, comme prisonnier politique, sans avoir eu
la possibilité d'informer et d'impliquer le Parti,
à la rencontre qui a eu lieu le samedi 30 mai 1998 au camp militaire de
Kimbembe à Lubumbashi avec M. Laurent-Desiré Kabila,
President autoproclamé du Congo/Kinshasa. L'opportunité, la
date et le lieu de ladite rencontre avaient été
unilatéralement décidés et imposés par
le bourreau Kabila à sa victime Tshisekedi.
En dépit du contexte ci-dessus décrit, M. Tshisekedi a, pour
l'intérêt supérieur de la Nation, accepté le
dialogue et transmis le message ci-après à
M. Kabila :
- La démocratie est une valeur universelle en tant qu'exigence de la
liberté et de la justice, et notre pays ne peut se développer
que grâce et par un Etat de droit démocratique. L'amorce de la
construction de notre pays dépend de la condition essentielle ci-apres:
l'adhésion de la majorité de notre
population à un même projet de société
démocratique d'où pourront émaner :
- un cadre juridique et institutionnel définissant
l'organisation et
l'exercice du pouvoir pendant la transition ;
- un gouvernement représentatif du peuple congolais
chargé notamment de
sécuriser les biens, les personnes et les investisseurs
ainsi que de
préparer les élections libres et transparentes ;
- un calendrier politique précis ;
- le désarmement de différentes bandes armées
avec l'appui de la Communauté internationale.
C'est une fausse perception du fond du problème que de parler de la
"reconstruction" d'un pays qui n'a jamais connu un début de
construction,
car, depuis 1960 jusqu'a ce jour, une minorité de nos compatriotes
opportunistes et aventuriers a, par les armes, étouffé dans
l'oeuf les conditions de construction mises en place par le peuple.
- Le respect strict des libertés politiques et civiles et des droits
fondamentaux de la personne humaine est un préalable à la
stabilité et à la
paix dans notre pays. Pour ce faire, il faut notamment
libérer tous les
détenus politiques et d'opinion, autoriser les activités
des partis politiques, respecter la liberté de la presse et
laisser fonctionner les organisations humanitaires et de défense
des droits de l'homme.
Ce message de M. Tshisekedi a, contre toute attente, fortement
choqué M. Kabila qui s'est subitement emporté.
Calme jusque-la, le climat de la rencontre devint houleux. Avec rage,
M.Kabila profera les propos ci-apres:
- "Je n'ai de leçon à recevoir de vous M. Tshisekedi, ni
de vos amis Occidentaux, en matière des droits de l'homme";
- "Je reconstruirai le pays sans l'aide de vos amis Occidentaux".
La réaction et les propos de M. Kabila démontrent,
si besoin en était, que la rencontre avait été
motivée par le besoin de la propagande auprès de
la population et de la Communauté internationale, et que M. Kabila
n'a pas de volonté politique réelle de respecter les
libertés et les droits de l'homme et de démocratiser et de
développer le pays. Donc, plus on laissera
à M.Kabila le temps de regner et plus on fermera les yeux sur
ses crimes contre l'humanité, plus il précipitera
notre pays dans une autre tragédie.
L'UDPS exige, de notre population et de la Communaute internationale,
l'intensification des pressions pour obtenir le retour immédiat de
M. Tshisekedi à Kinshasa, la libération de tous les
prisonniers politiques et d'opinion et la poursuite du processus
démocratique pour la stabilité et
la paix au Congo/Kinshasa et dans le reste de l'Afrique.
S'agissant de Mme Justine M'Poyo Kasa-Vubu, l'UDPS rappelle qu'elle avait
choisie librement d'adhérer à un régime dictatorial
et répressif où règne l'arbitraire. Pour faire
progresser la lutte contre la dictature et pour un
Etat de droit démocratique, l'UDPS ne peut plus se permettre de
réintegrer en son sein, comme jadis, des vagabonds politiques.
Elle (UDPS) doit plutôt compter sur les membres fidèles et
constants et trouver les voies et moyens pour mieux les encadrer et les
mobiliser pour la victoire finale face à un système
totalitaire et dictatorial.
Ainsi fait à Bruxelles, le 10 juin 1998.
Pour le Bureau de Représentation
Dr François Tshipamba Mpuila
Adresses de contact:
- Représentant: Dr François Tshipamba Mpuila
8 Pachthof, 3010 Leuven, Tél. 016/25.97.81; GSM 0477/41.40.52
- Représentant-Adjoint: Victor Nzuzi Kabamba
16A Rue de Moscou, 1060 Bruxelles, Tél/Fax: 02/539.05.36
- Directeur du Cabinet: Dr Ir Grégoire Mbuyi Kamba
34 Route du Longchamp, 1348 Louvain-la-Neuve, Tél. 010/45.22.12
Fax: 010/45.33.82
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