UNION
POUR LA DÉMOCRATIE
ET LE PROGRÈS SOCIAL





[Courriers des lecteurs] [Page principale] [Home page]


La politique gouvernementale de répression contre les défenseurs des droits de l'homme se systématise

COMMUNIQUE DE PRESSE DE L'ASADHO

Communiqué de presse n° 29/07/2000

1. L'Association Africaine de Défense des droits de l'homme ASADHO est très préoccupée par la systématisation de la répression, notamment des actes de torture et de la campagne de harcèlement, d'arrestations et intimidation dirigés contre les membres de la société civile et les défenseurs des droits de l'homme en particulier.

2. Le 6 juillet 2000, M. Golden Misabiko, Président de la section de l'Asadho Katanga a été invité par M. Pascal KATUTA KAPELA, directeur adjoint de l'Agence Nationale des Renseignements du Katanga(ANR/Katanga), à son bureau situé sur l'avenue Kapenda No 2180, commune de Lubumbashi pour être interrogé sur ses différentes activités qu'il mène en rapport avec l’ASADHO. M. Misabiko a été sommé de se présenter à nouveau au même Bureau le lundi 10 juillet 2000 pour donner des explications sur les nombreux cas de torture et de disparitions que l'ASADHO Katanga a dénoncés.

3. le 15 juillet 2000, des éléments du même service, se sont présentés par erreur au Bureau du Centre des Droits de l'Homme CDH, munis d'une convocation établie au nom de M. Freddy Kitoko, un des responsables de l'Asadho Katanga recherché pour avoir accordé à la Radio France Internationale(RFI)le 15 juillet courant une interview par laquelle il dénonçait les interpellations faites à son président Golden. Confondant M. Been Masudi, secrétaire Exécutif du CDH à M. Freddy Kitoko, ils amèneront le premier à leur Bureau et le soumettront à un interrogatoire en rapport avec l'interview de Freddy à la Radio France Internationale (RFI).

4. L'ASADHO note que depuis le début de l'année 2000, des services de sécurité du régime Kabila recourent à une répression sans merci sur les défenseurs des droits de l'homme qu'ils accusent faussement de anti-nationalistes et de collision avec les rebelles ou les gouvernements étrangers en raison de la dénonciation des actes de tortures et de sabotage des initiatives de retour de la paix commis par le régime Kabila. L'ampleur de ces actes de torture perpétrés impunément par les nombreux services contre les populations civiles et les défenseurs des droits de l'homme dans le seul but de maintenir un climat de terreur auprès de la population civile appelle l'application de la compétence universelle sur ces actes conformément à la Convention des Nations Unies contre la torture.

Enfin, L'ASADHO demande au gouvernement de mettre un terme à une telle politique et exige la traduction en justice des agents qui se sont ainsi rendus responsables de tels actes.

Fait à Genève, le 17 juillet 00

Dave Banza N.
Président


[Courriers des lecteurs] [Page principale] [Home page]