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[Courriers des lecteurs] [Page principale] [Home page] AIDE MÉMOIRE POUR LA RESTAURATION D'UN NOUVEL ORDRE INSTITUTIONNEL AU CONGO (Ex-Zaïre) ET CE QUI N'A JAMAIS ÉTÉ DIT SUR Étienne TSHISEKEDI wa MULUMBAPar Albert Buyamba Musualuendu et Faustin Kalala Lubenji (Doctorant en Histoire et D.E.S en droit international) "Après moi ce serait le déluge! ..." Ce discours au ton satanique est de Mobutu En quoi Tshisekedi est-il utile ou capable de faire aujourd'hui pour le Congo? La question a toute son importance et elle mérite d'être posée vue la situation de crise multiforme que traverse le Congo, qui a besoin actuellement, disons-le tout haut, - d'un homme de qualités morales et intellectuelles éprouvées et doublées d'une expérience politique et territoriale réelle pour la pacification du pays, son unification, sa relance économique et que savons-nous encore. Telle est toute la question autour de laquelle va s'articuler notre propos. Du même coup, nous tenterons aussi d'éclairer M. Kabila et, son séide Mawapanga, qui tous deux déclaraient fort récemment des contres-vérités notoires, lorsque voulant justifier faussement l'arrestation et la relégation de Tshisekedi dans son village natal, les deux qualifiaient de Tshisekedi comme quoi : "l'individu est improductif, et qu'il n'a jamais (sic) contribué au développement du Congo", que des monstruosités? À ce point, un bref survol de l'histoire coloniale et post coloniale du Congo est important. Il n'est point une révélation pour personne. Le Congo a été à tour de rôle une colonie du roi Léopold II comme trust d'abord et par la suite une colonie de la Belgique. Ce chapitre de l'histoire congolaise est hautement connu. Mais, toutefois, il y a une question fondamentale que les Congolais doivent se poser autour de cette histoire aux fins d'en savoir un peu plus. Cette question est déterminante pour cet article. Sa bonne compréhension permet tout à la fois de comprendre l'objet de cet article et d'envisager clairement l'avenir du Congo, le plus grand malade de l'Afrique aujourd'hui. Voici la question, donc! Alors qu'il était un véritable chantier comme il l'est aujourd'hui à des degrés divers, en effet, après l'intrusion brutale des européens au Congo, quel a été l'élément numéro 1 auquel Léopold II s'attaqua pour organiser le Congo aux fins de le rendre paisible d'abord et puis y tirer par après les fruits de l'exploitation coloniale? À son époque, Léopold II avait compris le problème congolais. Au Congo, au numéro 1, Léopold II s'attaqua à mettre sur pied 1) une armée, par la suite 2) une police et puis après 3) une remarquable administration territoriale. D'où disons-nous donc qu'à son époque, Léopold II avait compris, - le problème congolais, si bien qu'il n'avait jamais été au Congo, de son vivant. La trilogie léopoldienne de pouvoir au Congo comme on pourra le remarquer avait toute son importance et interpelle encore aujourd'hui tout celui qui a des ambitions de diriger le Congo. Personne ne peut prétendre aujourd'hui être président du Congo lorsqu'il n'a pas la capacité ci-haut indiquée ou d'en avoir pas manifesté dans le passé politique du Congo. Et Léopold II de déclarer plus loin à sa passation du Congo à la Belgique : "Le Congo devra être uni" et, si jamais c'est le contraire, continue-t-il, le grand roi : "se réveillera" de sa tombe! ... Schématiquement, dans l'ordre d'importance et de priorité, au sommet de la trilogie léopoldienne de pouvoir, se trouve être : l'armée, et les deux autres sommets jouant concomitamment le rôle de base (représentent, de part et d'autre : la police et l'administration publique). L'armée léopoldienne fut connue sous le célèbre nom de la Force publique. Faute de place et de temps, les airs de gloire de cette armée hélas ne sont pas à étayer ici. Nous en parlerons avec détails dans le deuxième article qui va suivre. Revenons-en à nos moutons; répondre à cette question qui est soulevée dans cet article équivaut, selon nous, à comprendre déjà l'essentiel du problème congolais de l'heure. Tenez! Après le départ de Mobutu que l'on croyait pourtant une occasion en or pour reconstruire le pays qu'il avait détruit de son vivant, le Congo piétine, et il n'est nulle part. Étonnamment, il est divisé aujourd'hui entre les mains de certaines puissances obscures de la sous-région, qui estiment que cela est une mission divine que de prendre par la force des terres congolaises, les exploiter avec sourde oreille sur le plan du sous-sol sinon, s'y éterniser au prix de milles prétextes sans fin. Et qu'on ne se voile pas la face, les fameuses puissances (sic) auxquelles nous faisons allusion, sont à la recherche effrénée de l'espace vital, qu'elles ne peuvent nullement trouver chez elles! Où est dès lors le respect de sacro-saint principe d'intangibilité des frontières cher : à l'OUA (Organisation de l'Unité africaine)? Cette situation hélas trouve son origine profonde dans la mauvaise gestion de l'Administration territoriale et Politique du Congo par Mobutu. Beaucoup d'écrits existent à propos. Mais, il n'est malheureusement pas l'objet de cet article; celui-ci est plus consacré à Tshisekedi. Postes politiques et académiques Nous tenterons de démontrer à la lumière de son passé politique et intellectuel, comment Tshisekedi peut redresser la situation politique chaotique qui est celle du Congo aujourd'hui. D'emblée notons qu'à sa sortie de l'université (1961), Tshisekedi occupa coup sur coup plusieurs postes politiques et académiques au Congo. Ce dernier point est peu connu. Et, c'est ce que nous allons tenter de développer ici et aussi c'est ce qui fait de l'originalité de cet article. Des postes Académiques, en effet, Tshisekedi fut l'un des créateurs et le tout premier directeur général de l'ENDA (École Nationale de droit et d'Administration) au Congo. Crée après l'Indépendance du Congo avec le concours financier des États-Unis d'Amérique (Fondation Ford, Carnegie, etc.), l'ENDA permit à Tshisekedi de faire valoir toutes ses capacités d'un grand administrateur, et par surcroît, un grand pourvoyeur de l'Administration publique Congolaise (principalement, la territoriale): en cadres techniques hautement formés. Tshisekedi réforma donc l'administration territoriale du Congo en y injecta des éléments universitaires à tous les postes de responsabilité dans les territoires ainsi que dans les districts et même dans les villes. Tous avaient un niveau supérieur de formation par rapport aux anciens agents de la territoriale. Pensons rapidement, aux administrateurs de territoires (ou, commissaires sous-régionaux), les magistrats qui distribuaient la justice au Congo, et qui sont devenus aujourd'hui pour la plupart d'entre eux avocats, parce que démobilisés de force et sans raison de la Fonction Publique par le régime Kabila. Durant les années (66 à 67), éliminant tous les sous-qualifiés de l'ancienne école coloniale et aussi beaucoup d'Hatiens qui occupaient quantité de postes, l'Administration Publique au Congo (notamment, la territoriale) regorgeait un nombre sans précédent des ressortissants de l'ENDA. L'ENDA fournissait donc à profusion de diplômés pratiques dont le Congo attendait tant et avait énormément besoin. Illustrons le fait avec quelques noms : Likoulia Bolongo, Mononi Asuka Ngongo, Makolo Jibikilayi, Ilunga Muteba Nathanaël, Tshiunza Mbiya, Kisaka Kia Ngoy, Yoko ya Kembe, Kena Bantu Kapinga, Bibomba Muamba, Bukasa Muteba Kamuleta, etc. La liste est très longue. Beaucoup de ces cadres ont brillé jusqu'à atteindre les plus hauts rangs dans la Fonction Publique Congolaise et d'autres comme ministres, gouverneurs ou présidents des Assemblées régionales et si ce n'étaient pas des généraux d'armées et voire des professeurs d'Universités, des directeurs de cabinet de Mobutu, etc. ambassadeurs! ... Likoulia, par exemple, fut l'auditeur général des Forces armées Congolaises et l'un des derniers généraux admirateurs et fanatiques de Mobutu, fut le dernier Premier ministre de Mobutu jusqu'à sa fuite pour l'exil au Maroc. Et, aujourd'hui encore, après son exil en France, Likoulia est ministre du portefeuille sous Kabila. Alors que tous les pays "civilisés" qui se respectent dans le monde entretiennent ce genre d'écoles, par contre, au Congo, - l'ENDA, la pépinière de cadres de la Fonction Publique Congolaise, fut supprimée et dissoute par Mobutu, sur conseil satanique de Nsinga Udju, Mafema Ngazeng, Bomboko Justin-Marie, Passe Nselenge, Plevoute, Gilon, etc. qui voulaient stopper par ce fait, l'émergence des cadres appartenant à des ethnies considérées à tort comme ennemies du pouvoir en place. Et, c'était les débuts de la politique mobutiste dite de : "Quota". Idéologie, qui consistait à stopper le développement intellectuel, économique et promotionnel de citoyens en tenant simplement compte de leurs milieux ou provinces d'origine! Politique diabolique qui ronge le Congo jusqu'à aujourd'hui et pour laquelle le Congo est assiégé de part en part! Ce n'est pas tout, les différents ministres de l'intérieur que Mobutu nommait et qui défilaient à la tête de ce ministère, après le départ de Tshisekedi, ont vidé alors la territoriale Congolaise de tous ses meilleurs fils par révocation de service ou par simple limogeage sans raison. Et le remplacement de ces derniers par des agents parachutés sinon incompétents venant pour la plupart du secteur d'enseignement ou de groupes d'animation politique qui chantaient et dansaient pour diviniser Mobutu : fut érigé en école. À ce titre, nous citons en passant, les fameux ministres de l'intérieur Dunga Ngbetoro, Kitima Bin Ramazani, Mozaba Mboka, Bulundue Édouard, etc. sont là les plus grands agents d'entropies de la territoriale Congolaise (qui n'existe que de nom aujourd'hui). Après le départ de Tshisekedi du ministère de l'intérieur du Congo, plus de 90 % des ministres qui se sont succédés à la tête de ce département, tous venaient de la même province d'origine de Mobutu. Allez-y comprendre quelque chose? Revenons-en à Tshisekedi; Directeur général de l'ENDA, il ne fait donc pas de doute de déclarer haut, que Tshisekedi est l'un des premiers congolais qui détruisit alors le mythe de l'éducation élitiste, philosophie coloniale et ecclésiastique, qui consistait à ne former dans les écoles qu'un ou trois Congolais par an aux fins de desservir (sic) un territoire: 80 fois plus grand que le royaume de la Belgique, et 4 fois plus grand que la France! À l'actif de Tshisekedi, le fait est éminemment majeur si l'on doit se rappeler le contexte socio-politique de l'époque, l'influence et la visibilité politique qu'avait encore l'Église sur la Société Congolaise dans sa globalité demeurait vive. Oser d'aller à contre-courant, sans nul doute, il fallait donc que Tshisekedi ait une certaine dose de courage politique et le sens de responsabilité hors du commun. C'est dès lors que Tshisekedi s'est acquit une grande et longue expérience comme meneur d'homme. Disons-le en passant, Tshisekedi est lui-même sorti tout seul de sa promotion à l'université, le tout premier docteur en droit au Congo, avec bien sûr, à noter - son collègue et ami : Beti Hubert, du Cameroun. Ici une question se pose; il ne faudra pas la minorer; pendant toutes ces périodes de l'histoire congolaise, où se trouvait être alors M. Kabila? La réponse est simple, rebelle, M. Kabila se retrouvait dans la brousse et montagnes de Fidji à l'Est du Congo où il bradait les richesses minières du pays (or, diamant, café, et autres pointes d'ivoires...) comme il le fait encore aujourd'hui. Kabila s'évertuait donc lui durant toutes ces périodes à prendre des otages de ressortissants américains au Congo et exigeant en contre échange des rançons, restées aujourd'hui légendaires, avant de se transformer en garçon de courses de John Garang, le chef des rebelles au sud du Soudan. Tel est le profil de l'homme qui préside aujourd'hui aux destinées du grand Congo. Postes politiques Tshisekedi a été ministre des Affaires intérieures et coutumières au Congo. À ce titre, il unifia sans tarder les différents corps de la police qui jadis étaient des polices des états sécessionnistes et rebelles en un seul corps de police nationale. Il nomma à la tête de cette police nationale M. Puis Sapwe au rang d'inspecteur général (ex-chef, de la police sécessionniste au Katanga). À l'actif de Tshisekedi, le fait est très important et témoigne de l'expérience de négociation et la maturité politique que l'homme possède. La police nationale était organisée à l'image de la police mobile américaine. Ses hauts cadres étaient envoyés par Tshisekedi en stage des formations aux États-Unis d'Amérique. Destinée à la protection des personnes et leurs biens, la police nationale fut dissoute au Congo par Mobutu (1970) et, de ce fait, Mobutu devenait subitement, le seul chef des corps Armés et instaura dès lors un contact abusif et direct entre l'armée et la population congolaise! Dictateur, qui avait pris et confisqué le pouvoir par les armes, Mobutu voyait d'un mauvais oeil l'existence d'un corps de police nationale organisée et rattachée et dirigée fermement par le ministère de l'intérieur. La lecture politique de ce fait est simple, le dictateur redoutait d'un coup d'État plausible de la police. Et surtout, Mobutu tenait à porter un certain ombrage politique sur Tshisekedi. Mobutu ne s'arrêta pas là dans sa peur de conserver à jamais seul le pouvoir. Aussitôt que Tshisekedi était devenu ministre des Affaires intérieures et coutumières du Congo, Mobutu confisqua le service de sûreté nationale au ministère de l'intérieur et le rattacha à la présidence de la République et du coup la sûreté nationale devenait un instrument au service d'un seul individu : Mobutu. Dans les meilleurs de pays du monde, rappelons que la sûreté nationale s'occupe de la sécurité du territoire, du pays, et des populations. En cette qualité de ministre des Affaires intérieures et coutumières, Tshisekedi révolutionna la territoriale Congolaise par la nomination de femmes Congolaises en de poste politique comme bourgmestre. Ici on cite en passant, Madame Kanyi, Nzuji wa Mbombo, Elonga Elali, etc. La première fut bourgmestre à Bandalungwa, la deuxième à Kalina et la troisième à Kalamu. Dans l'entrefilet, notons que c'est Tshisekedi qui fut au cœur de la rédaction du Manifeste de la N'sele, la charte des droits et des libertés congolaises, que Mobutu laissa tomber peu à peu aux oubliettes. Tshisekedi fut à tour de rôle ministre des Affaires intérieures et coutumières, ministre d'État à l'Aménagement du territoire, ministre de la justice et garde des sceaux, ambassadeur du Congo au Maroc, premier vice-président à l'assemblée nationale et président du conseil d'administration d'Aïr Congo, etc. Si Mobutu choisit à ses côtés Tshisekedi comme ministre des Affaires intérieures et coutumières (1965), c'est parce que Tshisekedi avait déjà acquit une certaine notoriété comme nous l'avons déjà souligné haut et était élu député national dans sa circonscription d'origine avec plusieurs voix préférentielles et siégeait au parlement du Congo où il brillait de mille feux. Et précisément lors de l'avènement de Mobutu dont "Tshisekedi ne s'identifie en rien". Étienne Tshisekedi a été désigné par ses pairs sénateurs et députés nationaux réunis comme candidat ministre venant du Kasaï et devant travailler avec Mobutu. C'était la pratique politique de l'époque. Tshisekedi fut membre de la Constituante de Luluabourg qui élabora la toute et seule Constitution Démocratique et du type Fédéral qui donna la dénomination de la Rép. Démocratique du Congo en remplacement du nom de la République du Congo acquit à l'Indépendance le 30 juin 1960. Aujourd'hui Kabila fait de l'amalgame en adoptant seulement de cette Constitution la dénomination Rép. Démocratique (sic) du Congo, tout en rejetant à dessein, le contenu de la seule Constitution légitime qui a été adoptée par référendum par le peuple Congolais et promulgué en août 1964 par l'ancien président de la Rép. Joseph Kasa-vubu. La même Constitution avait connu le même sort quand Mobutu, l'épée dans la main s'empara du pouvoir et supprima le parlement bicaméral et s'imposa comme la seule autorité législative (remplaçant les deux chambres), quelle dérision? L'adoption Constitutionnelle de 1967, fut l'œuvre de Tshisekedi dans le régime Mobutu où il s'illustra par le fait de préconiser le bipartisme au Congo, c'est-à-dire le parti de Mobutu et un autre qui aurait pu être le Mouvement national Congolais (MNC) parti de P. Lumumba. Ravisé, Mobutu limogea Tshisekedi et l'envoya en poste diplomatique au Maroc auprès du souverain chérifien qui n'a eu à aucun moment à se plaindre du comportement public ou privé de l'ambassadeur Tshisekedi. Rappelé au pays précipitamment par le dictateur Mobutu, de peur qu'il puisse revêtir de l'oréol international et du sublime appréciation du monde occidental par rapport à sa sommité diplomatique et intellectuelle, Tshisekedi fut réélu député en 1977, juste au moment où il venait d'être désigné comme président du Conseil d'administration de la Société nationale d'aviation (Aïr-Congo). Cette société jadis fleuron de l'aviation coloniale, Mobutu pillera à son profit personnel tous ses avions DC 3 et DC 4, l'héritage de la colonisation qui desservaient les lignes intérieures du Congo. En créant une société parallèle avec ses frères Litho et Bemba dénommée SCIBELi, c'est à dire Société Bemba et Litho. À cause des conflits mal réglés, Mobutu répartissait les capitaux, du SCIBELi il resta seulement SCIBE, donc une société à l'obédience de Bemba, qui obtenait le monopole total d'exploitation des lignes intérieures. Que resta-t-il alors de l'Aïr Congo? Deux Caravelles, qui furent transformés en Cargo et deux DC 10 dont Mobutu vendra un et s'empara de l'autre, donc il ne resta plus rien de l'Aïr Congo. Pour effectuer des vols internationaux, le Congo était obligé d'affréter des avions étrangers. Devant un tel cadeau empoisonné, et fort instruit par son expérience à l'extérieur du pays, Tshisekedi ne conserva que son poste de parlementaire à l'Assemblée nationale où il s'activa à former une dissidence active contre Mobutu avec l'histoire de 13 Parlementaires. À partir de ce moment l'odyssée de malheur s'abattra sur l'homme Tshisekedi, sa famille, et sur les 13 Parlementaires. La machine répressive de Mobutu ne s'arrêtera jamais d'exercer des exactions contre lui. Lâché et abandonné par ses collègues parlementaires de la dissidence, encouragé et soutenu par le peuple Congolais, qui trouve en lui le digne fils du pays, Tshisekedi resta debout et il est debout jusqu'à aujourd'hui avec son bâton de pèlerin de la paix pour tous, de la tolérance et de la non-violence. Ecce Homo! La personnalité de Tshisekedi : mythe ou réalité? La personnalité de Tshisekedi est une réalité vivante. Tshisekedi s'est mit debout pour attaquer le mobutisme sur le plan Idéologique avec un zèle exceptionnel en développant un discours sur l'Union et le Progrès et Économique et Social à une époque où la loi du silence régnait au Congo du président Fondateur du MPR [Mobutu], qui était un mythe véritable vénéré comme l'envoyer de Dieu : "Ntoma ya Nzambe awa na kati ya Zaïre", fredonnaient les chantres du mobutisme. À cause de beaucoup d'embûches posées sur son chemin par des courtisans mobutistes et la police politique qui n'avaient rien à se plaindre sur la brutalité du régime hitlérien et l'argent sale. La cause de libération de notre peuple connaîtra d'atermoiements funestes pendant plusieurs années. Ces atermoiements ont été aggravés aussi par les défections des camarades d'élites de Tshisekedi détournés de leurs objectifs glorieux par la politique de répression de toute opposition face au régime mobutiste. Cela apporta au Congo, les stéréotypes d'intolérance, d'incitation a la haine ethnique et des violations flagrantes des droits de la personne, des violations orchestrées par mille et un service d'insécurité pardon de sécurité rattaché à un pouvoir devenu virtuel. Ce pouvoir aux abois et sans aucune légitimité faisait peur! Même rester seul, abord du navire de changement démocratique jouissant de la confiance de peuple, Tshisekedi a oeuvré courageusement et pacifiquement pour la sauvegarde des intérêts du peuple de rechercher la paix et la sécurité pour tous dans un régime qui reconnaîtra les valeurs républicaines (développement, démocratie...) son oeuvre tend à remplacer un dirigisme arbitraire basé sur la subjectivité et les règlements ajuridiques par un pays de droit et de la légalité et d'égalité conforment aux normes universellement acceptables dans un pays libre et démocratique. Dans le monde actuel, avec la création des grands ensembles socio-économiques, il n'y a qu'un pouvoir démocratiquement accepté qui peut tendre à homogénéiser notre société et par ce biais elle puisera à partir de ses racines propres la sève de sa différence sans pourtant repousser les valeurs des autres, ni placer la société dans l'autarcie. Le leadership de Tshisekedi peut amener le pays aujourd'hui sans armée nationale, sans une police humaine et placée au service de la protection civile et des édifices publics et sans une administration publique de développement digne de ce nom, de se doter prioritairement de ces instruments sécurisants et cet avant même de penser au programme de développement. Un programme serait nul dans tous ses effets dans la mesure où il n'y aura pas une autorité représentante de l'État qui pourrait déchaîner des mécaniques sécuritaires et des justes coercitions comme la défense sociétale organisée, coordonnée et harmonisée. Les faits marquant de quatre premières années de l'indépendance du Congo montrent que par le fait de manquer une armée républicaine, et d'une saine administration publique post coloniale (celle qui existait n'était qu'un colifichet de l'administration coloniale où tous les cadres venaient de la métropole) a fait qu'un aventurier de la dernière pluie nous a ravi notre indépendance et la liberté chèrement acquise. Ainsi notre indépendance a été ternie et avilie par : des mutineries insensées à l'aube de l'Indépendance par une Armée coloniale et non convertie en une armée nationale. Quelle fragilité étonnante? - des guerres intestines, - d'un lâche assassinat du tout premier, Premier ministre du Congo le 12 février 1961, mitraillé par un pelleton d'exécution composée des mercenaires étrangers ainsi que de la dissolution de son corps. De l'assassinat de six aviateurs italiens par la faute d'existence d'un État de droit et des forces de sécurité garantes de la paix et de sécurité de tous. Et enfin, par la mort mystérieuse, pardon accidentel du secrétaire général des Nations Unies, Monsieur Dag Hammarskjöld, un norvégien impliquait dans la négociation directe au Katanga où il tentait d'unifier le Congo en entrant en contact avec le sécessionniste Moïse Kapend Tshiombe soutenu par les puissances néocolonialistes. La mort de cet illustre défenseur du Congo et aujourd'hui le grand oublié de l'histoire était survenue par "accident" de son avion entre le Katanga et la Zambie. Voilà ce qui justifie la restauration d'un nouvel ordre institutionnel au Congo et l'appel au soutien de tous au valeureux fils du pays, Tshisekedi, seul capable d'instaurer cet ordre tant attendu pendant une période de transition qui devrait précéder l'organisation d'une large consultation populaire devant cimenter les institutions démocratiques du Congo fort. Dans cet ordre d'idées, nous posons la question suivante en guise de conclusion à cet article. La question est relative à la Conférence Nationale Souveraine que Kabila ignore de toutes ses forces. Voici la question. Si 42 personnes représentants de nos partis politiques en 1960 et membres de la société civile sans compter les experts du côté Congolais nous ont obtenu l'Indépendance à la table Ronde de Bruxelles. Pourquoi est-ce qu'on peut considérer l'Indépendance congolaise qui a été arrachée par cette délégation de 42 personnes et s'opposer farouchement aujourd'hui devant les décisions souveraines qui ont été prises par plus de 3000 fils et filles du Congo à la Conférence Nationale Souveraine? Où est le sens de responsabilité d'un homme d'État? Où est le sens de l'histoire? ... [Courriers des lecteurs] [Page principale] [Home page] | |