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[Courriers des lecteurs] [Page principale] [Home page] Des rocs se dressent sur la route de la paix au CongoAu lendemain de la signature des accords de Lusaka par le RCD (mouvement rebelle), son leader Dr. Ilunga vient de déclarer que Kabila doit démissionner avant tout dialogue et négociations politiques entre les divers acteurs de la politique congolaise. Cette disposition nest nulle part prévue dans les accords dont ils viennent de signer, aux termes desquelles le gouvernement de Kinshasa, le mouvement rebelle et tous les autres acteurs politiques devraient entamer des négociations politiques juste après la signature des accords par toutes les parties. Sur cette même voie, le vice-président Ruandais Paul Kagame a, hier, déclaré à la presse que ses troupes ne se retireront du Congo quaprès le désarmement du dernier Interahamwe. Cette révélation laisse ouverte la question de savoir si les troupes Ruandaise resteront en stationnement au Congo même pendant les opérations de léventuelle peacekeeping force dont lune des missions consisterait à mettre lesdites milices hors détat de nuire. Selon les accords de Lusaka, les forces étrangères devraient se retirer du sol congolais dès larrivée de la force internationale peacekeeping chargée de gérer la question des milices. Est-ce une stratégie de faire peur aux États qui voudraient prendre part dans ladite force internationale? Le cours des événements nous en dira plus. En même temps, la faction rebelle RCD débute une nouvelle confrontation interne au sujet de leur représentation au sein de Commission Militaire Conjointe chargée de la supervision du cessez-le-feu. Selon les accords de Lusaka, le RCD est en droit dêtre représenté par deux personnes. Laile du Dr. Ilunga estime que les deux représentants doivent provenir de sa faction, qui, dit-il, est majoritaire. La faction Wamba pense au contraire et estime que lun des représentants à ladite Commission devra être désigné par elle. Kabila se decide finalement de participer au sommet de la Francophonie au Canada Le ministre congolais des affaires étrangères Yerodia a annoncé ce mardi que son président Kabila sera présent au sommet de la Francophonie prévu pour ce vendredi 3 septembre 1999. Pour les organisateurs du sommet, cela a été plus quune surprise compte tenu du fait que Kabila avait auparavant refusé de prendre part à ce sommet. Pour Kabila les enjeux sont majeurs. Convaincre les États membres de la francophonie denvoyer des troupes dans la mission peacekeeping prévue au Congo pourrait être lun des enjeux. Aussi, plus que jamais les États francophones voient en ce sommet une occasion opportune pour réaffirmer leur rôle au sein de la politique internationale. Le président français Jacques Chirac a déjà levé la voie faisant appel à la Communauté Internationale de ne pas être raciste en appliquant la politique de deux poids deux mesures après la vigoureuse intervention au Kosovo. La Communauté Internationale et la signature des accords de Lusaka par le RCD Mercredi 1 Septembre, les Nations Unies ont, par la bouche du porte-parole adjoint du Secrétaire Général Mr. Manoel de Almaida e Silva, acclamé la signature des accords de Lusaka par le RCD. Ce pacte devra permettre une restauration de la paix et de la sécurité dans la région, a souligné le communiqué de lONU. Ces accords devront permettre en outre la communaute internationale de porter sa contribution au processus de paix dans la région, a-t-il ajouté. Enfin les Nations Unies ont appelé toutes les parties au respect de leurs engagements et ont réitéré son appel aux organisations et donateurs humanitaires pour plus dassistance aux populations civiles souffrant de ce conflit. Le Gouvernement Français a été le second à déclarer au sujet de la signature des accords de Lusaka par la rébellion. Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a indiqué que la France tient à lintégrité territoriale du Congo, qui doit être lun des effets de limplémentation des accords de Lusaka. La France appelle toutes les parties au respect des termes desdits accordsdont la mise en uvre doit se faire "dans le respect de l'intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo (RDC)" a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères François Rivasseau. Il a en outre rappelé que la France participe, avec 5 officiers militaires, a la mission Onusienne dobservation dont le déploiement doit débuté ce jeudi 2 Out 1999. Dans cette même voie, le porte-parole a fait savoir que la France est disposée de prendre part dans toutes les étapes requises par les accords de Lusaka. Il faisait sûrement allusion à la force internationale de maintien de la paix. Il est important de se rappeler que la semaine dernière le ministre congolais des affaires étrangères Mr. Yerodia a rendu visite au ministère français des affaires étrangères et aurait discuté de toutes ces questions. Plusieurs milieux diplomatiques soulignent la grandissante inimitié entre les armées ougandaise et Ruandaise comme devant être lun des nouveaux obstacles au processus de paix au Congo. Pour une première fois, la Grande Bretagne a déclaré en faveur de la signature des accords de cessez-le-feu par le RCD (mouvement rebelle congolais). Par la bouche de Mr. Peter Hain, le ministère des affaires étrangères Britannique a déclaré que la signature des accords de Lusaka par le rebelle est une étape vers lavant et que toutes les parties devraient désormais faire preuve de détermination vers la résolution du présent conflit et une stabilité à long terme de la région. Mr. John Speller, un officiel du ministère britannique de la défense a quant à lui fait savoir que son pays participera avec six officiers militaires dans la mission Onusienne dObservation dont le déploiement est prévu pour ce jeudi 2 septembre 1999. Quant à la force de peacekeeping Britain a indiqué quelle entend également prendre part dans la mobilisation des forces internationales pour le Congo. Il est important de se rappeler que la Grande Bretagne était le premier à proposer au Conseil de Sécurité en mars 1999 un projet denvoi dune force internationale au Congo. Il faut noter quen plus de la France, la Grande Bretagne et éventuellement les USA, la Chine et lAfrique du Sud ont déjà aussi annoncé leur intentions de participer dans la mission Onusienne au Congo. Jubilation à Kisangani et mutisme à Kinshasa après la signature des accords de Lusaka par le RCD Dans les rues de Kisangani des milliers des personnes ont scandé des slogans de soutient à la paix et à la réconciliation après la signature des accords de Lusaka par le RCD (la rébellion). Les habitants de Kisangani, ceux-là même qui deux semaine passée ont été victimes des affrontements entre larmée ougandaise et Rwnadaise, ont chanté la paix et réciter des prières pour la libération du sol congolais. Cependant, la majorité des habitants de Kisangani demeurent pessimiste quant à la sincérité des factions rebelles. Ils peuvent signer et continuer de nous tuer a dit une vielle femme. A Kinshasa les populations ainsi que le gouvernement sont restées sceptiques quant à la volonté du RCD duvrer pour la paix. Le ministre de linformation Mumengi a souligné que les divisions internes de la rébellion demeurent un obstacle majeur pour la paix au Congo. Si le RCD a réellement signé les accords au nom des intérêts suprêmes des populations congolaises qui sont les premières victimes du conflit, il devra également uvrer pour son application, a dit le ministre Mumengi. Il a annoncé que son gouvernement était prêt à consentir des sacrifices pour résoudre le conflit congolais. Les Organisations Internationales continuent de presser le RCD pour une amélioration de ses records de droits de lhomme Human Rights Watch, La Fédération Internationale des Droits de lHomme, lOrganisation Mondiale Contre la Torture, Amnesty International, et diverses autres organisations ont lancé des appels au RCD (mouvement rebelle) de cesser le harcèlement et arrestations des activistes de droits de lhomme et des libertés civiles. Toutes ces dépêches ont fait allusion à larrestation de Raphael Wakenge, un agent de Héritiers de la Justice et Kizito Mushizi de la Radio locale maendeleo, arrêtés, et en détention depuis vendredi 28 août 1999.
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