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[Courriers des lecteurs] [Page principale] [Home page] Héritiers de la Justice reprends ses reportagesDepuis le 22 mars 2000, le reportage regulier de Héritiers de la Justice sur les conditions de vie des populations du Kivu et la situation des droits de l’homme dans la region des Grands Lacs avait été interrompu de suite des problèmes techniques.La présente brève dépêche symbolise le redémarrage de notre reportage régulier. Héritiers de la Justice presente ses sincères excuses aux fidèles visiteurs de son Site Internet et vous convie à la reprise normale ainsi qu’à une qualité améliorée de ses dépêches. LE KIVU : UNE VUE D’ENSEMBLE En ce moment où Héritiers de la Justice reprend le cours régulier de son reportage sur le Kivu, la situation sécuritaire est catastrophique et incontrolable dans cette partie du Congo. Ainsi que l’a d’ailleurs confirmé le porte parole du mouvement rebelle, Mr. Kin Kiey Mulumba, sur les antennes de la radio locale-Goma, la situation est incontrolable, si pas intenable. Le porte parole du RCD-Goma a souligné, entre autres, les attaques régulières des milices et bandes armées locales (mai-mai et autres). Mr. Kin Kiey Mulumba a également indiqué que son mouvement était en préparation d’un renforcement de la présence militaire dans certaines parties du Kivu, en vue de faire face à la presente situation qui frise le chaos. Il a aussi reitéré l’appel de son mouvement aux Nations Unies en vue d’un rapide deploiement des casques bleu dans cette partie du Congo. Le Kivu est une region indomptable à toute oppression. Cette partie du Congo a été la seule region à avoir vigoureusement résisté la dictature de Mobutu. Connaissant bien les populations de cette region, Héritiers de la Justice a toujours été d’avis que les actes d’intimidation, de répression, abus et brutalité ne peuvent pas aboutir à une quelconque allégence des populations du Kivu. N’est-il-peut-être pas le moment pour le mouvement rebelle congolais de comprendre qu’ils n’ont aucun avenir politque à moins de s’engager sur la voie de la paix, démocratie et promotion des valeur sociales. Parmi les derniers faits saillants figurent l’assassinat d’un grand sémnariste, Mr. Claude Kasuya du Séminaire de Murhesa, où des hommes en armes ont, dans la nuit de lundi à mardi 29-30 Mai 2000, forcé leur entrée au Séminaire. Dans les villages voisins au séminaire de Murhesa, une autre personne a été tuée par les même assaillant et quatres autres ont été blessées. L’Eglise semble être une cible privilégiée des parties au présent conflit au Congo. Depuis 1996 à ce jour, nos archives nous renseignent que plus de 36 hommes d’Eglise ont déjà eté tué du fait de ce conflit. Cette situation d’insécurité généralisée affecte non seulement les populations locales, mais aussi les agences humanitaires internationales opérant au Kivu. En date du 23 mai 2000, l’agence Américaine Action Contre la Faim, qui opérait dans la plaine de la Ruzizi a indiqué qu’elle suspendait ses activités du fait de l’insécurité grandissante. A une fois une équipe de ses infirmiers ont été ménacés à l’arme à feu. L’Agence pourvoyait les populations locales en soins infirmiers. Et comme si les atrocités commises par les factions rebelles ne suffisaient pas, dans la nuit du 27 mai une pluie torrentielle s’est abattue sur Bukavu. Plus de 20 personnes sont réportées disparues et une cinquantaines de maisons ont été emportées par les eaux. Les quartiers le plus affectés sont Chimpunda, Nyamugo, Kahuha, Garhunva et une partie de l’Essence. En Avril 2000, des bandes armées ont attaqué la collectivité de Lemera, laissant derrière eux des dizaines des persnnes civiles, tuées. A Kisangani les populations civiles ont encore une fois été les vitimes des crimes de guerre en cours de perpetration de suite du présent conflit armé imposé sur les populations congolaises par les alliés d’hier aujourd’hui devenu "énemis". 34 personnes civiles, en majorité de vieillards et enfants, ont été victimes d’éxécution par les troupes Ougandaises et Rwandaises. Et comme d’habitude aucune enquête sur les responsabilités criminelles découlant de cette tuerie ne semble attirer l’attention de personne. La dernière semaine de mai a connu la publication par Human Rights Watch et Amnesty International des rapports détaillant les massacres des populations civiles dans l’est du Congo. Katogota, Mwenga, Kasika, Makobola et divers autres lieux de massacres sont cités dans ces rapports. Les deux Rapports font état d’un nombre de plus de 15.000 personnes civiles ayant été tuées au Kivu par les armées étrangères, les deux mouvement rébelles et les diverses bandes armées. En plus de l’appel à la Communaute Internationale pour une prompte action, les deux organisations de droits de l’homme ont fait appel pour la traduction en justice des responsables de ces crimes contre l’humanité qui se commettent au Kivu. Héritiers de la Justice est d’avis que si hier la notion d’être poursuivi pour des crimes commis dans l’éxercise des fonctions publiques ou comme leader d’un mouvement rebelle démeurait prèsque fiction les cas tels celui des anciens dignitaires du regime Rwandais Hutu présentement devant un Tribunal international à Arusha, le cas du dictateur Chilien Pinochet, celui de l’ex. Président Tchadien Hussein Abré présentement devant les courts Sénégalaise, le cas du leader rebelle Sierra Leonain Sankhoh qui pourrait être traduit en justice incessement, ainsi que le cas de l’ancien président Ethiopien, devraient faire réflechir tous ceux qui s’adonnent aux crimes similaires au Congo. Une Cour Criminelle Permanente venait d’être créer par les Nations Unies et le monde semble de plus en plus petit pour des criminels de guerre, dictateurs et personnes commettant des actes similaires. LE VIRUS D’AUTO-DESTRUCTION CONTINUE DE RONGER LE RCD-GOMA Au moment ou nous mettons sous presse cette dépêche, nous apprenons de l’une de nos sources que Mr. Rogers Lumbala, un ancien ministre du RCD-Goma vient de créer sa propre faction rebelle dénommée RCD-N. Nos lecteurs se rappeleront que le RCD-Goma a, dans les derniers 10 mois, connu une succession des défections qui sûrement ne cessent d’éroder son prestige international, sa légitimité et sa propre survie. Que deviendrait-il pareil mouvement si un matin les troupes Rwandaises sont rétirées du territoire congolais. QUELQUES BREVES INTERNATIONALES LES NATIONS UNIES ET LA CRISE CONGOLAISE 26 May 2000 les membres du Conseil de Sécurité ont suivi et débattu un rapport sur les violations du cessez le feu dans la province de l’Equateur par le mouvement rebelle de Bemba, le MLC. A la même occasion les membres du Conseil de Sécurité ont voté une motion donnant injonction au MLC de cesser toute activité constitutive de violation du cessez le feu en cours dans le conflit congolais. Toujours en rapport avec les membres du Conseil de Sécurité, ces derniers ont, en date du Vendredi 2 juin 2000, autorisé au Sécretaire Général de l’ONU de nommer une équipe d’experts indépendents chargés d’enquêter sur les allégations d’exploitations des richesses naturelles du Congo par les armées étrangères impliquées dans ce conflit. Selon Mr. Jean-David Levitte, l’Ambassadeur Francais aux Nations Unies, la Commission devrait produire un rapport préliminaire dans les trois prochain mois. Ladite commission sera basée à Nairobi au Kenya. Cliquez ici ou visitez notre site Internet pour prendre connaissance des textes intégrals de cette décision du Conseil de Sécurité. L’AFRIQUE DU SUD ENVOIE 120 EXPERTS AU CONGO EN PREPARATION DE LA MONUC II. Dans l’après-midi de 2 juin 2000, le gouvernement Sud-Africain a indiqué qu’il été au point d’envoyer 120 experts en DRC en préparation de la force des Nations Unies MONUC II. L’équipe comprendrait des experts militaires, médicaux, téchniciens de communication et de logistique. Le minsitre Sud-Africain de la défense, Mr. Mosiua Lekota a justifié l’intervention de son pays au Congo en souligant qu’après le soutien des pays Africain à son pays durant la période de l’Apartheid, il était temps pour l’Afrique du Sud de commencer à payer en retour, en soutenant divers initiatives Africaines pour la paix, la rélance économique, etc. Le ministre a également indiqué que son gouvernement était en cours d’appréciation de la contribution Sud-Africaine à la force de 5,500 prévue pour le Congo par les Nations Unies. LE ZIMBABWE REND PUBLIC SON PLAN DE RETRAIT DES TROUPES DU CONGO Le gouvernement Zimbabwéen aurait annoncé le plan de rétrait de ses troupes du Congo. Le plan serait présenté en deux phases. La première phase comprendrait un rétrait de 6.000 hommes vers la fin de ce mois -juin 2000- et les 5.500 restant dès l’arrivée des forces des Nations Unies. Le gouvernement Zimbabween n’a cependant pas commenté à ce sujet. Toujours en rapport avec le gouvernement Zimbabwéen, le médiateur dans la crise congolaise Mr. Masire a rencontré le 3 juin 2000 le président Robert Mugabe. Plusieurs affriment que Mr. Masire aurait démander à Mugabe de convaincre le gouvernement de Kabila de prendre part aux travaux préparatoires du Dialogue Inter-Congolais prévus au Bénin à partir du 5 juin 2000. Depuis quelques jours en effet le gouvernement de Kabila a fait savoir qu’il ne prendrait pas part aux travaux de Bénin.
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