SOLIDARITE POUR LA PROMOTION SOCIALE ET LA PAIX
(SOPROP)Troisième trimestre 1999.
SOPROP NAIROBI a ecrit:
GENOCIDE EN COULISSES
INTRODUCTION
C’ est depuis déjà beaucoup d’ années que les populatios autochtones du Nord-Kivu vivent dans une instabilité organisée et entretenue à cause de la présence des refugies Rwandais sur le territoire Congolais. Déjà, des le règne du feu président MOBUTU, Elles avaient porté leur calvaire de souffrances quand ils devaient soit, se defendre contre le mauvais traitement qui leur était imposé par le gouvernement, soit contre la brutalité des peuples venus du Rwanda et accuillis comme réfugiés. Cette approche constitue de loin ou de près l’une des bases même de la crise actuelle dans notre pays.
ETAT DE LA SITUATION
Il convient de savoir que cetains éléments historiques contribuent à ces problèmes qui sont devenus éternels dans la région du Nord-Kivu.
- D’abord l’éternelle question de nationalité longtemps réfusé aux populations rwandophones paraît vraissemblablement la motivation des agissements des maîtres actuels du Nord-Kivu.
Trois moments très forts ont marqué ce problème de la citoyennété ou non des réfugiés rwandais.
1. Le decrée de 1972
Ce decrée de Mobutu accordait en bloc la nationalité à tous les Rwandais et Burundais qui étaient venus chercher asile. Cette octroie était faite d’une manière illicite et contre la volonté de toutes les populations autochtones et donc considéré comme une abération très grave commise par le regime dictatorial de Mobutu. Il est à noter également que cette décision illégale fut prise quand le directorat du cabinet présidentiel était occupé par BISENGIMANA, lui-même réfugié rwandais.
3. La loi No. 82 -02 du 29 Juin 1981-
Cette loi, votée par le parlement, stipulait que seuls les personnes dont les arrières parents avaient été installés sur le territoire Congolais pouvaient bénéficier de la nationalité.
3. La prise de position de la Conférence Nationale Souveraine (C.N.S). Le peuple réuni en conférence avait soutenu la loi 82 -02, votée par le parlement en 1981. Ceci n’a fait qu’exacerber le mécontatement de ceux-là qui s’étaient jadis réjoui d’un cadeau offert par la volonté d’un seul homme "MOBUTU".
Aujourdh’ui, maîtres du territoire qu’ils ont souhaité habiter depuis longtemps, ils semblent vouloir arriver à leur but par la pire des moyens : "Exterminer les populations locales". Toutes les opératios menées par les militaires rwandais démontrent qu’ils ne menent pas une lutte contre les Interahamwe, mais contre les populations locales. S’il est vrai qu’au congo il y a de l’espace vital,d’aucun reconnait que c’ est un pays souverain et indépendant. Il appartient au peuple Congolais de décider des aspirations, des orientations et des décisions reglèmentant la vie nationale comme dans tous les pays qui se veulent démocratiques.
Le R.C.D-Goma, dont les véritables responsables sont autre que ceux-là qui apparaissent aux yeux de tous,a crée une milice constituée essentillement des Hutu et conduite par des commandants Tutsi. Ces gens, craignant d’être poursuivis comme Interamwe; acceptent d’integrer la milice et opèrent en qualité de "LOCAL DEFENSE".
Les populations "Hunde, Nyanga,et Tembo" avaient accepté de soutenir la première rebellion de KABILA car elle venait les liberer d’un grand mal, d’un pouvoir qui les avait enchainés depuis un temps assez long. C’est pourquoi, elles avaient toleré de combattre côte à côte avec les Rwandais.
Il est très évident et facile de remarquer que cette deuxième rebellion est houspectée par ces mêmes populations parcequ’elles n’ y trouvent pas leur intérêt. Elles remarquent plutôt que ce sont des forces d’occupation et d’exploitation. Cest ainsi que, ne voulant pas aller contre eux-mêmes, elles préfèrent se mettre à l’écart et attendre une issue pacifique à la crise actuelle. Depuis un certain temps, les forces rwandaises ont choisi la voie de la ruse; il s’agit d’utiliser cette milice constituée des gens peu intelligents pour éliminer le plus grand nombre possible d’autochtones.
Les strategies utilisées sont multiples:
* Attaques des groupes de personnes se rendant aux marchés, aux églises et d’autre milieux publics.
* Incendies des villages habités pendant la nuit et fusillade de tout celui qui veut se sauver du feu.
* Organisatioin des rassemblements, occasion pendant laquelle les foules sont fusillées.
Tout ceci a comme conséquence deplacement des populations d’ un lieu à l’autre où elles croient trouver la tranquilité, la paix…, et vers les centres urbains.
En date du 24-9-1999, Mr Maurice Buliho, fils de Buliho et de Bwira, résidant à Rutshuru, issu de la grande famille Muhima de Kashebere (zone de Walikale), né en 1974, marié à Marie, père de 3 enfants; a été tué à Kibati avec d’autres personnes quand ils étaient partis acheter du colta(Minerai). La liste des personnes tueés s’éleverait à 20 mais toutes les identités ne sont pas encore determinées pami lesquelles:
B. La même semaine:
Les villages suivants essentiellement habités par les Hunde ont été incendiés:
MISHEESHE
HABULA
NGENGE
MIKWETI
MUKOBERWA
KIMUA
KALAMBAIRO
C. En date du 24-9-1999, à Kailenge,à Kibati, à Lukweti;
Des meetings sont organisés; et lors des meetigs, les mêmes militaires rwandais avec leurs milices se mettent à tirer sur les foules des gens. Il est difficile à determiner le nombre des personnes tuées et leurs identités car l’accès sur les lieux est bloqué par les mêmes forces. Cependant, certains noms de victimes sont bien connus:
- BENITA épouse de Mr ABELI.
- LUBUTO et MUHINDO fils de Abeli et Benita
- MULOBA, à peu près 24 ans, fils d’Eugène et de Vicky BAHUNGA
- MALIRA ELEMENT,fils de Mr NGEE.
- Kifunsi Mbehere, père de 9 enfants, ancien chef de poste d’encadrement administratif de Mahanga.
2. A Kibati:
- Simon CHANGWI agé de 40 ans
- KIBERENGA Jean Pierre, né le 27/5/1972
- MULISHO SHEBANDU, de 22ans
- Catherine MUISHA, femme de Kiberenga
- SHABANI Georges, 12 ans
- Munihire et son père, il est beau fils du Rév Farine Shandwe et mari d’Emina Shandwe, père de 6 enfants.
- Groupe d’ enfants disparus mystérieusement, quand ils jouaient au football, leurs parents sont sans aucune nouvelle.
- MUNDENGE MUTOO
- Albert SHABANA, vieux de 55 ans.
- MBAIRANDE MIHIO, 32 ans, ancier enseignant
- NABAHASHA Marguerite, agée de 25 ans, mère d’1 enfant et célibataire.
Ceci n’étant que des massacres commis à l’exemple d’autres que nous pouvons citer en passant(MAKOBOLA, KASIKA,...); nous pensons que le Rwanda a un mauvais projet contre les populations du KIVU en particulier du Congo en général.
RECOMMANDATIONS:
Nous demmandons de:
Faire pression sur le RWANDA et l’UGANDA afin que tous leurs militaires quittent sans conditions le sol congolais. Leur présence sur le territoire est signe de terreur, d’insécurité et de mort pour les populations autochtones.
- Organiser le rapatriement du reste des refugiés rwandais dans leur pays d’origine et faciliter la mise en place des structures démocratiques d’accueil.
- Intervenir financièrement et techniquement dans la démobilisation des milices internes crées par ici par là. La population du Kivu en a marre et a besoin de stabilité et de paix.
- Soutenir financièrement les O.NG et groupes oeuvrant pour la reconciliation et le retour d’une paix durable entre les différentes éthnies en conflit du Kivu et les différentes nations de la Région des Grands Lacs
2. A la branche des Droits de l’homme de l’ O.N.U et aux grandes organisations internationales des Droits de l’homme( Amnesty, Human Rights Watch, Observatoire International des Prisons,etc...):
Nous demmandons:
- De prôner et exiger le respect strict des droits humains dans toutes les parties en conflit au Congo.
- D’exiger le respect etla liberté de militants des droits de l’homme et des journalistes.
- D exercer pression sur les services du H.C.R (Haut Commissariat pour les Refugiés),dans les différents pays d’accueil de refugiés, de prendre avec considération les cas des militants des Droits humains qui sont forcés a s’exiler; au lieu de les rejeter et les refouler dans les premiers pays d’asile malgré le danger de disparition qui les y guête.
- De demander aux différents services du H.C.R de considérer les refugiés Congolais comme tels. Dans certains pays dont le KENYA, le Congolais est prédisposé au rejet par le H.C.R comme s’il n’avait pas de guerre dans son pays, et qu’il n’ aurait aucun danger , malgré les multiples rapports de violations fournis par les différentes organisations des Droits de l’homme.
- De ne pas soutenir l’impunité. Nous espérons que tôt ou tard la guerre prendra fin, et chacun retrouvera son compte pour le rôle qu’il aura joué dans ces tristes malheureux événnements
3. Aux autres O.N.G internationales et locales:
Nous demandons :
-D’intervenir urgemment en faveur des poulations congolaises éparpillées actuellement dans les brousses de MASISI et WALIKALE qui sont sans abris, sans assistance aucune sous toutes ses formes; et qui sont tués sauvagement sous pretexte de confusion avec les Interahamwe. Les medicaments,nourritures et assistances de première necessité sont très urgents.
Fait à Nairobi, le 05 Novembre 1999.