MM. KABILA ET ILUNGA : QUI VEUT LA PAIX POUR SES COMPATRIOTES?
 
Malgré l´engagement de la communauté internationale sur la solution de la crise congolaise et la démocratisation des institutions nationales, les belligérants semblent avoir opté la force des armes. Après plusieurs négociations sous la préssion populaire et des organisations internationales, l´été dernier, les belligérants ont manifesté leurs désirs de resoudre le conflit par la voie pacifique qui a abouti à la signature des accords de Lusaka/Zambie. Cet accord, étant acceptable par tout les formations politiques de la nation congolaise, les signataires ont juré leur fidélité de les respecter et les faire appliqué dans son intégralité, car ceux-ci constituent la clé fondamentale pour la construction d´une nouvelle société, et la reconciliation nationale.
Mais, jusqu´à nos jours, cet accord est resté une lettre morte. La situation sur le terrain n´a guère evolué. Les belligérants se livraient à des actions qui ne cadrent pas avec cet accord. Les violations répétées du cessez-le-feu, les nouvelles aquisitions d´armes, l´utilisation de la presse pour des campagnes de propagandes hostilles contre les leaders de l´opposition interne non-armée, l´occupation des nouvelles positions sur le terrain et des mouvements des forces et des équipements militaires d´un endroit à l´autre, des éxecutions sommaires, l´armements de civils, la détention des prisonniers d´opinions, des tortures, (...). Ces actes minent les initiatives mises en oeuvre en faveur de la paix, et met en doute la fidélité déclarée des autorités à réspecter les droits de l´homme, et à recourir au processus politique afin de parvenir à un reglement pacifique du conflit. Face à cette situation la population demeure dans une engoise totale. Dans les zones sous occupation rebelle, la présence des forces ougandaise et de l´armée génocidaire de P. Kagame, provoquent une forte tension entre la population locales et les autorités rebelles. Des conflits inter-ethniques entre "Tutsis et Hutus", "Lendus et Hemas" et les autres groupes ne cessent d´augmenter. Les autoriés locales accusent le régime de Kinshasa, de soutenir les groupes extrémistes qui sont des responsables de tels actes. Sur le champ de bataille des accusations sont devenues quasi quotidiennes. Dans sa publication sur l´internet (http:www.groupelepalmarès.cd/de 19012000htm) le quotidien congolais "le palmarès" un journal devenue pro-gouvernement, le journaliste Abdouzarak Mukenge, felicitait la réussite des forces armées congolaises (FAC) et leurs alliés d´ouvrir la voie de ravitaillement à Ikela. Les rebelles avaient occupé la principal ligne d´approvisionnement lorsqu´ils avaient occupé la ville de Bokungu en juillet 99, après la signature des accords de Lusaka. Le journaliste cité encore: "comme on le voit, les FAC et alliés ont la capacité de libérer les territoires occupés". Mais, monsieur Abdouzarak oublie encore que; cette reussite et d´autres victoires des FAC et alliés, constituent une violation flagrante des accords de cessez-le-feu.
Depuis le début de ce moi (mars 2000), les combats sont intensifiés et des informations faisant état de nouveaux combats acharnés à l´Este. Le mercredi 08.03.2000 le porte-parole du rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) avait annoncé que les forces gouvernementales et leurs alliés, avaient attaqué des positions rebelles dans les provinces du Kasai Oriental, du Katanga et du Sud Kivu. De l´autre côté, l´armée zimbabwéenne alliée de Kinshasa, a annoncé mardi le 14.03.2000 que; les rebelles poursuivent leur avancée vers l´Ouest et ont pris le contrôle de la ville stratégique d´Idumbe. La ville est tombée le samedi 11.03.2000 dans un assaut qui a directement menacé Kinshasa. Idumbe se trouve à 690 km à l´Este de la capitale et à une centaine de kilomètre au Nord-Este d´Ilebo, qui se trouve sous contrôle des troupes gouvernementales. Le porte-parole du rassemblement congolaise pour la démocratie, Monsieur Kin- Kiey Mulumba, a affirmé qu´au moins 150 soldats gouvernementaux avaient été tués et de munitions saisies lors de la prise de la ville. De son côté le porte-parole du département d´Etat des USA, Mr. James Rubin dans un communiqué rendu public le 06 mars 2000, dénoncait les violations répétées du cessez-le-feu qui se sont reproduites au Congo- démocratique, et même que l´achat d´armes par les belligérants, les assassinats de civils, les détentions arbitraires et l´exil des chefs politiques et religieux, sans oublier l´arrestation et la détention par le gouvernement congolais le 03 janvier 2000, de deux journalistes accusés d´avoir publié un article critiquent le gouvernement.
En fevrier dernier le conseil de sécurité de l´Onu, a voté à l´unanimité l´envoi de 500 observateurs de l´Onu, et de 5.000 soldats, chargés des opérations de maintien de la paix. Cette force devrait être déployée lorsque les conditions de sécurité seraient jugées satisfaisantes et que les parties impliquées dans le conflit prouve leur attachement à l´accord, en respectant rigoureusement les dispositions prises. En cas de poursuite des combats, les observateurs et la force des Nations unies, ne seront pas déployés. Pour le moment, seulement des assurances verbales ont été données de part et d´autre faisant état d´une réelle volonté de coopérer, ceux qui risquent de transformé les accords de Lusaka, à "protocole de Lusaka" signé entre le gouvernement angolais et les rebelles de l´Unita, ont utilisé le cessez-le-feu pour occuper des positions, et après avoir acquis de nouvelles armes, le régime de Luanda, a décidé l´expulsion des forces de maintient de paix de l´Onu, en les qualifiant "qu´ils servaient à rien".
En se referant au chapitre V du texte de l´accord de cessez-le-feu, sur la tenue des négociations politiques inter-congolaises que je cite:
5.2. En vue d´aboutir à la mise en place du nouvelle ordre politique et de la réconciliation nationale issus des négociations politiques inter-congolaises, les parties congolaises s´accordent pour appliquer les principes suivants:
a) le processus des négociations politiques inter-congolaises doit inclure outre les parties congolaises à savoir; le gouvernement de la République, le rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), le Mouvement pour la libération du Congo (MLC), l´opposition politique, ainsi que les représentants des forces vives de la nation;
b) tous les participant aux négociations politiques inter-congolaises bénéficieront d´un statut identique;
c) toutes les résolutions adoptées par les négotiations politiques inter-congolaises, lieront tous les participants.
5.5. Sans préjudice des autres points susceptibles d´être soulevés par les participants, les parties congolaises s´entendent pour que l´ordre du jour des négociations politiques inter-congolaises porte sur:
b) la formation de la nouvelle armée congolaise dont les élements seront issus des forces armées congolaises (FAC), des forces armées du rassemblement congolais pour la démocratie, et des forces armées du Mouvement pour la libération du Congo;
c) le nouvelle ordre politique en RDC, en particulier les institutions devont être mises en place en vue de la gouvernance en RDC;
d) le processus des élections libres, démocratiques et transparentes en RDC.
Dans ce cas, certaines sources affirment que; malgré l´implantation des cellules de comité de pouvoir populaires (CPP), et le recrutement presque forcé de ses membres dans toutes les zones sous contrôle gouvernementale, malgré la transformation des médias congolais en instrument de propagande contre les opposants politiques, et la campagne électorale anticipée par le président Laurent Désiré Kabila, celui-ci reconnaît  encore l´existance de poid lourds en cas des élections libres et transparentes. Et on doute que celui-ci risque de sacrifier son rêve de 1965, devenu réalité le 17 mai 1997, après avoir araché le pouvoir au vieux Marechal déjà afaibli. En realité l´attitude du gouvernement de Kinshasa, et celle des rebelles devant cette crise, manifeste leurs intensions d´utiliser le peuple et d´avoir mal interpreté les termes "Libération et démocratie", pour satisfaire leurs ambitions personnelles, et de leurs patrons, vendeurs et fabricants d´armes. Au nom de la paix et de la liberté nous vous exortons d´arreter vos thêatres et vos comédies.
 
Par, Mutombo Nkanza / Udps- Allemagne.