UNION
POUR LA DÉMOCRATIE
ET LE PROGRÈS SOCIAL




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RELEXIONS SUR LA DEMOCRATIE DANS LE TIERS-MONDE EN GENERAL ET EN AFRIQUE NOIRE EN PARTICULIER

Cher Administrateur du SiteWeb de L'UDPS,

Veuillez trouvez ci-après nos humbles réflexions que nous souhaitons partager avec nos compatriotes et frères africains. Merci d'en assurer une large diffusion.

Lutota A.


RELEXIONS SUR LA DEMOCRATIE DANS LE TIERS-MONDE EN GENERAL ET EN AFRIQUE NOIRE EN PARTICULIER

Chers intellectuels Africains,

La démocratie, cette merveilleuse chose lorsque bien appliquée, nous vient de l'Occident.

En très peu de mot, son essence pourrait se résumer en ceci : "LA LOI DE LA MAJORITE TOUT EN ASSURANT PROTECTION A LA MINORITE". Cette définition est loin d'être exhaustive, la démocratie est beaucoup plus que cela. Elle sous-entend, en réalité, l'assurance de tous les droits de l'homme tels que stipulés dans la déclaration universelle en la matière.

Il est aisé d'observer que même en Occident, ce concept n'est pas facile à mettre rigoureusement en pratique. C'est un exercice très exigent. Il faut qu'il y ait, en permanence, des gardes fous, l'être humain étant l'animal le plus difficile à gérer, justement parce que doté d'intelligence et d'un profond sens de liberté.

Dans le Tiers - Monde, les nations sont à juste titre qualifiées de jeunes démocraties. Nous nous devons donc d'être indulgents envers elles. A l'évidence la démocratie dérange parce qu'elle bouscule les traditions, les habitudes millénaires de diriger.

La plus part des Chefs d'Etats Africains ne retiennent de la définition de la démocratie que ce qui les arrangent. En l'occurrence; la partie "loi de la majorité". Cette expression ne précise pas de quelle majorité il s'agit. L'interprétation qui en est fait dépend de la situation sur le terrain. Il peut ainsi s'agir de la MAJORITE ETHNIQUE, TRIBALE ou RELIGIEUSE. L'autre partie de la définition est tout simplement ignorée et les minorités sont ainsi soumises à toutes sortes de traitements et pressions, surtout si elles sont constituées d'éléments entreprenants et qui réussissent de surcroît.

Quand on entend les discours politiques de ceux qui veulent accéder au pouvoir en Afrique, on a l'impression qu'une fois qu'ils y seront ce sera le paradis. Le problème donc, ce sont d'une part, les assurances, les garanties qui doivent être données aux minorités et de l'autre les institutions toujours au-dessus des individus.

Jusque là ces garanties n'existent pas en Afrique noire. A tout moment tout peut arriver contre les plus faibles. Par faibles, il ne faut pas seulement entendre les minorités (c'est parfois eux), c'est aussi des majorités démunies.

Contrairement à l'Occident, en Afrique, la personne de confiance n'est pas nécessairement celui avec qui on partage les mêmes opinions, mais souvent celui avec qui on partage la tribu, le clan, la morphologie etc. Il faut donc initier les populations Africaines au véritable sens de la démocratie. Leur faire comprendre qu'on doit vivre avec ceux qui n'ont pas le même faciès que nous, qui n'ont pas les mêmes coutumes que nous, la même couleur de la peau que nous.

Ce qu'on doit apprendre, que les populations du Nord ont appris et compris - c'est pour cela que ça marche chez eux - C'EST LE FAIT D'APPARTENANCE A UNE MEME NATION, UNE MEME PATRIE, AVEC LES MEMES DROITS ET DEVOIRS, SANS AUTRES CONSIDERATIONS D'AUCUNE SORTE. LA PAIX EN AFRIQUE EST A CE PRIX. C'EST LA VOIE OBLIGE.

Ce travail doit être fait par les intellectuels africains qui sont sensé mieux appréhender le concept de démocratie. Jusqu'aujourd'hui, ceux-ci ont plutôt été, dans leur grande majorité, en quête de postes ministériels ou de gestion. Il ne faut pas se voiler la face, généralement en Afrique chaque tribu n'écoute que ses intellectuels, du moins pour le moment.

Le travail à faire en amont est donc celui d'éduquer, sinon la démocratie, telle qu'on la connaît dans les pays dits du Nord, aura du mal à s'implanter chez nous. C'est une question de bonne volonté et il y va de notre intérêt à tous, même si l'on appartient à une tribu majoritaire dans son pays.

Il est tout de même curieux de constater que de nombreux intellectuels africains, qui ont vécu longtemps en Occident et bénéficié des bienfaits de la démocratie - en obtenant jusqu'à la nationalité des pays d'accueil - une fois rentrés dans leurs pays d'origine, se comportent en intolérants, en égoïstes politiques. Cela est un paradoxe difficile à comprendre. Ne cherchons donc pas très loin l'un des freins majeurs de l'implantation de la démocratie en Afrique et par ricochet cause des guerres, particulièrement dans la Région des Grands Lacs. Pour des raisons d'intérêts personnels, on ne dit pas la vérité aux populations qui, en fin de compte, auront à subir seules les conséquences de la guerre quand ces intellectuels véreux, leurs nationalités occidentales en poche seront à l'abri dans leur deuxième patrie avec leurs familles nucléaires. Les millions détournés épuisés, ils recommenceront à jouer aux opposants et le cycle reprendra.

Prenons exemple sur le Sénégal, je crois que la démocratie y est bien en bonne voie.

Merci pour l'attention accordée au contenu de ces réflexions

Lutota Anselme.


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