Le FMI est-il un danger pour la démocratie au Congo?
La démocratie a toujour été un espoir de changement pour notre peuple. Ce changement a toujour été un changement pratique qui doit toucher directement la vie des congolais. Raison pour la quelle la démocratie est avant tout une réforme politique qui doit avoir un impact social pour la population congolaise. Ainsi pour les habitants de Bakwanga, elle va se traduire par une rétrocession des "dollars" des diamants sous forme des routes, des dispensaires, des écoles. A Matadi sous forme de rétrocession dŽune partie de lŽargent produit par le port en créant des emplois, des écoles, de médicament pour lŽhopital à Kinkanda. A Kenge où je suis né, par la maintenance de la route nationale qui relie Kinshasa et lŽélectricifaction de la cité.....
La démocratie pour pouvoir sŽancrer éfficacement dans la population doit avoir cet aspect social qui va demonter un changement positif et pratique dans la vie quotidien de notre peuple. Sinon, elle ne sera quŽun slogan, une idée abstraite ou même une astuce des politiciens pour continuer à sŽaccaparer des richesses du pays.
Le FMI nŽa pas bonne presse au Congo, car dans le passé cet organisme sŽest fait remarquer dans des décisions et des mesures anti-sociales. Il ya eu souvent des revocations, des compressions des effectifs de la fonction publique, en bref augmentation du chomage avec des conséquences sociales négatives.
Le FMI est avant tout une "banque" qui emprunte son argent pour pouvoir se faire des bénefices dans des conditions avantageuses. Souvent, cette "Banque" mise sur la recuperation de ses emprunts à court terme. Ainsi, il emprunt lŽargent en exigeant des mesures économiques qui nŽont rien à avoir avec le social, ni la création des emplois, ni même avec le devellopement dŽun pays. Il privilege lŽinvestissement dans le secteur minìer capable dŽassurer le remboursement. en plus, le secteur minier ciblé est toujour des infrastructures qui existent et quŽil faut "degraisser" en vue dŽoptimaliser la production. Jamais le FMI nŽa investi dans la prospection ou la recherche dans le secteur minier au Congo. Les gouvernements "Kengo" sŽest distingués par des programes qui mettaient toujour à lŽecart des projets sociaux. Pas dŽinvestissement dans des écoles, dans des hopitaux ou la construction des infrastructures de communication (routes, chemin de fer ) ou électricification des zones rurales ect....
Nous allons sortir dŽune guerre qui a devastée le peu dŽinfrastructures quŽon avait pour entrer dans une démocratie "sociale". Le grand dileme est comment nous passer du FMI? Comment acceder aux capitaux qui vont financer les emplois? Comment "reduire" éfficacement le poids de lŽEtat sur le marché de lŽemploi? En Suède par exemple ce nŽest que 35 % de la population active qui travaille dans le secteur public. Au Congo cŽest plus de 60%, or il nous faut moderniser la Fonction Publique en introduisant une gestion informatisée qui va reduire necessairement le nombre des fonctionaires publiques. Alors, comment financer la mise à la retraite et les licenciement dŽun grand nombre du personel?
Commencer le processus démocratique sans intervention massive dans des projets à caratère social sera une catastrophe pour le pays. Ainsi, nos parti politiques doivent dès à présent commencer à examiner les alternatives qui sŽoffrent au Congo en dehors de la FMI.
Une des altérnatives est la "Privatisation". Mais laquelle? CŽest la plus grande question,car le FMI a aussi son "plan" de privatisation des entreprises de lŽEtat qui nŽa rien à avoir avec lŽimpact social que nous souhaitons pour notre peuple. LŽidée la plus pratique et réaliste consiste à faire une étude par le canal des économistes congolais en vue de privileger un programe de privatisation qui prime la construction des infrastructures de communication.
CŽest là le devoir de tous les partis politique; presenter des plans contradictoire et pratique dans le processus des privatisations. Mal negocié, ces privatisations seront un grand mal pour le social au Congo. Bien planifié et privilegeant lŽimpact social, les privatisations seront le moteur de la reprise du devellopement et de lŽintégration de la population congolaise.
Ainsi, lŽélectrification et la rectification du chemin de fer Kinshasa-Matadi, la connection et lŽharmonisation de lŽecartement entre les rails (Kinshasa-Ilebo) auront un porté social grâce aux emplois crées et en augmentant lŽintégration de notre peuple. Il sŽagit avant tout de "mettre la population au travail".
Les privatisations "suggerées" par le FMI doivent faire lŽobjet dŽun débat politique ouvert. Ainsi, les entreprises publiques à privatiser ne seront pas "bradées". Au contraire, la création des emplois, lŽaugmentation de la production et lŽintégration sociale seront une priorité. Par exemple, en decidant de "privatiser" lŽONATRA, il faudra scinder lŽONATRA en plusieures entreprises (Port Public de Matadi, Chemin de fer, port fluvial ect....), ouvrir la navigation sur le fleuve et les rivières du pays aux entreprises privées, privatiser la construction et lŽexploitation des aéroports à Kinshasa, Lubumbashi et Kisangani etc...
Nous sommes conscients du "poids" politique dŽune organisme comme le FMI, mais il nous faut reduire au maximun son influence et ses éffets négatif sur la vie des congolais. Nous aurons du mal à nous passer du FMI, mais cela ne oblige pas à être "passif". Au contraire cŽest le moment pour nos parti poltiques de faire des études, des recherches et des rélexions qui nous vont rendre possible la démocratie "sociale" possible. LŽune des armes est la reforme juridique qui doit garantir la protection juridique des investissements privés. Ainsi, nous allons "éffacer" lŽombre des "zairnisations" des années 1974. Une franche collaboration entre les facultés économiques des universités du Congo et le futur parlement doit être à la base dŽune mission des parlementaires qui devront faire une mission de promotion des privatisations des infrastructures de communications chez les investisseurs privés en occident.
Faut-il nous passer du FMI ou pouvons nous demarer le processus démocratique sans investissement des privés? Devrons-nous continuer à compter sur lŽexportation des minerais ou "attirer les capitaux privés" ? CŽest la plus grande des questions et peut être un défi dans un futur proche au Congo.
Toute ma consideration.
El Mahoya Lidingöstad Sweden.