![]() |
|
|
[Courriers des lecteurs] [Page principale] [Home page] Mesdames, Messieurs, Je consulte depuis notre site. Voici aujourd´hui ce que m´inspire la situation en RDC Voulez-vous publier mon texte? En vous remerciant. Recevez mes salutations. Nessy
Nestor Mandeko Fukiau Comme un éclair, L.D.Kabila disparait et mis hors jeu...Kinshasa, mardi 16 janvier 2001 dans l´après midi les habitants vaquent comme à l´ordinaire à leurs occupations quand brusquement des rafales des balles sont entendues du coté du Palais de Marbre. Rafales meurtrières qui emporteront pour toujours l´homme qu´il ne fallait pas pour les congolais. Comme un éclair, L.D. Kabila est passé aussi vite qu´il avait pris posses-sion des rênes du pouvoir à Kinshasa. Triste sort pour quelqu´un qui voulait d´un règne dura-ble pour imposer ses idées et les impréigner à tous les congolais de tout bord qu´ils soient. Un cuisant échec dira l´ami d´à coté qui en avait dejà assez. Un autre dira qu´il était temps que la guerre que LDK voulait longue et populaire s´arrête sans vainqueur ni vaincu. Oui, la guerre qui tue dejà près de deux millions des congolais, véritable boucherie humaine. Un drame pour un peuple dejà acculé par des souffrances extra humaines, privé d´avenir et vivant au jour le jour sans espoir d´un lendemain meilleur. Si le départ de LDK était souhaité, le moment et les circonstances eux étaient imprévisibles. Contre toute attente, il est quand même parti bon gré mal gré, peut etre pour permettre un règlement pacifique définitif de la question congolaise. Kabila, à la longue, devenait un obstacle majeur à ce règlement voulu par tous. Seul, au grè de ses humeurs voulait et décidait d´une révision des Accords de Lusaka qu´il avait pourtant librement et en toute intelligence signés comme tous les autres bélligérants. Ceci commençait à devenir un précédent pour une non application desdits accords, preuve de bonne foi ou de mauvaise foi. Accords qui, rappellons- nous, sont devenus lettre morte et jetés dans les tiroirs, difficiles d´application depuis leur signature en juillet 1999 et dont Kabila, se detournera quelques temps plutard en en exigeant incessamment „un enrichissement“ ou mieux encore“ une nouvelle lecture“ parcequ´à ses yeux ils devenaient caducs. Et dans son entourage immédiat il ne recevait qu´encouragement et révérences de la part de ses soi-disant collaborateurs qui ne savent qu´approuver tout ce que leur chef disait pour conserver qui un poste qui un avantage dans la structure de corruption mise en place par lui même.Il est manifeste qu´on est jaloux de ce que l´on possède dejà et qu´on luttera bec et ongles à Kinshasa pour maintenir sa parcelle d´autorité et ses avantages acquis grâce au régime et que le reste importe peu comme du temps de Mobutu. Ses alliés de l´extérieur ,eux pour qui les souffrances des congolais n´étaient pas une préoccupation majeure, l´important c´était de piller davantage les ressources en tout genre du Congo et se faire le maximum de bénéfice dans l´entreprise créée grace à la guerre sans attendre les compensations promises à son issue. Aujourd´hui Kabila s´en va, une grande émotion est ressentie dans les cercles du pouvoir à Kinshasa et chez ses amis qui espéraient profiter longtemps de la situation. La crainte de tout perdre s´est emparée de tout ce monde qui est surpris au début du travail de destruction qu´ils venaient de commencer tantôt, car ils amassaient dejà des fortunes pour devenir des riches de demain .Ils étaient déboussolés ne sachant pas ce qui aller advenir. On se bouscule pour trouver un supplétif, un palliatif qui assurera la continuité de l´oeuvre entamée qui menace de s´arrêter avec la disparution de celui qui en était le moteur. Sa famille toute éplorée, son gouvernement et son armée privés de chef se réunissent d´urgence et sur injonction des alliés décident que la continuité devrait être assurée par le fils ainé. Le fils à qui incombe aujourd´hui la lourde charge de réunifier le clan Kabila et d´assurer les alliés que les contrats signés par le père seront protégés et leur exécution assumée sans discontinuer. Nous assistons à une intronisation dans une démocratie, ironie, dans une monarchie. La Syrie a donné son exemple, la Corée du Nord également, maintenant c´est le tour des congolais d´étaler leur prouesse en matière de succession à la tête de l´Etat. Qui disait qu´il fallait laisser le temps à Kabila, il en a aussi eu et pour en faire quoi? Si ce n´est engager le pays dans la guerre et provoquer tout le malheur actuel jusqu´au vide institutionnel . Vide qui profite à sa famille, aux voleurs qui sont au gouvernement et aux pilleurs que sont les alliés. Devrions-nous encore laisser le temps pour nous faire ravir l´occasion d´asseoir la paix , de respirer la liberté et d´ instaurer la démocratie au Congo? Sommes encore naïfs aujourd´hui pour faire aveuglément confiance à tout venant? Nestor Mandeko [Courriers des lecteurs] [Page principale] [Home page] | |