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AU SUJET DE LA LEGITIMITE DE J.KABILA, FAUSSE ET VAINE QUERELLE:
Réponse a monsieur Auguste Mampuya

Mr.le professeur Mampuya,

Je viens de prendre connaissance de votre analyse de la semaine sur "la légitimité de J. Kabila, fausse et vaine querelle".Je ne voudrais pas faire de comparaisons trop cruelles en rappellant ce que d'autres disaient pendant la période de Mr.Mobutu, des économistes de chambre, les juristes qui s'imbibent de l'alcool juridique etc...je suis suelement surpris de ce qu'un professeur de droit puisse minimiser la question fondamentale du droit tout en prenant les airs de l'assurance apparente de notion juridique qu'il enseigne pour séduire le peuple et l'induisant en erreur.

Mr.le professeur, vous comme nous, avons les mêmes professeurs, et de commun accord, la légitimité est une qualité d'un pouvoir d'être conforme aux aspirations des gouvernés(peuples) notamment sur son origine et sa forme, ce qui lui vaut l'assentiment général et l'obéissance.

La légitimité n'est pas immuable. Elle est fondée sur l'investiture populaire des gouvernants(éléction) qu'en l'espèce tel n'est pas le cas de votre jeune président. Mais en vertu de quel principe de droit constitutionnel vous vous êtes basés pour contester la question soulevée de la légitimité de J.Kabila? Dans une certaine perspective, la légitimté signifie simplement que le peuple, dans sa majorité, accorde son consentement à son gouvernement.

Tout en évitant le nouveau débat (car j'allais vous reférer aux décisions de la CNS), dans votre analyse de la semaine, vous dites qu'il n'exixte pas de constitution dans ce pays dit Congo; vous persistez et signez "en effet, je ne vois pas en vertu de quoi le jeune président serait contesté....qui serait aujourd'hui...plus légitime que tel autre pour contester celui qui est là, sinon en se conformant à la logique aujourd'hui respectée...celle de prise de pouvoir".

Ces propos tenus par un professeur de droit ne fait que confirmer que l'élite intellectuelle du Congo, traverse aujourd'hui une crise grave et même fatale à en croire certains. Cet affaiblissement de l'élite intellectuelle entraîne une dégradation vertigineuse, dans la pensée de la situation actuelle que traverse le Congo. Cette forme de lâcheté intellectuelle est extremément répandue au pays jusqu'à créer l'absence presque totale du débat sur les priorités du peuple congolais. Pour ma part, Mr. le Professeur, je dis et je repéterais inlassablement que la légitimité doit s'affirmer comme un régime d'autorité, que les lois de la république édictées au nom de la souveraineté populaire, ne peuvent être bafouées par personne, comme c'est le cas aujourd'hui sans que s'ensuive leur juste sanction.

Ceci dit, le problème de la légitimité de J.Kabila demeure et ne peut être fausse et vaine querelle. L'élite intellectuelle congolaise,initiée dans l'incapacité de faire face faux vrais problèmes que traverse le Congo, utilise la robe pastorale, la toge pour persuader le peuple congolais et séduire le pouvoir afin d'obtenir le butin.

Le peuple congolais, conscient que sa participation à la gestion de la chose publique fait défaut, trouve que votre argumentation trahit l'espérance qu'il a fait naître, s'il devait se limiter à la seule sphère de prise de pouvoir tel que vous le dites. Un sage disait:"Quand l'homme est corrompu, les théories se multiplient".

Ceci constitue un danger pour notre pays,le Congo, et confirme d'autre part, l'inaptitude à gouverner de nos aînés juristes d'autrefois(sous Mobutu), et vous, vous assurez que la continuité.

Mr.le professeur, vous écrivez encore, je vous cite:"L'hypothèque ou le prétexte Kabila est levée,il me semble que plus rien ne sera comme avant." Ce slogan ne peut constituer une solution au problème de droit. L'ignorance totale du consentement du peuple congolais au gouvernement actuel prouve à suffisance son illégitimité. Et sur ce, Mr.le professeur, le contraire est difficile à prouver.

La question soulevée par le peuple congolais est essentielle , elle n'a jamais été un prétexte tel que vous le prétendez, elle est donc fondée. De telles allégations sous-estiment l'exigence des citoyens congolais et la caractéristique de l'idéal de la liberté de ces derniers.

Ce faisant, Mr.le professeur; le professeur de droit a pour mission première d'enseigner d'une manière objective, de découvrir la bonne réponse en droit et procéder à la reconstruction d'un ordre juridique cohérent en termes clairs et non flatteurs et séduisant en insinuant le peuple.

Léonard Mpoyi Mwadiamvita.
Representant UDPS/ NORVEGE


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