UNION
POUR LA DÉMOCRATIE
ET LE PROGRÈS SOCIAL




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UNION POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES SOCIAL/ NORVEGE

LES OPTIONS ET PROSPECTIVES SUR LE CONGO

Considérant la nécessité urgente de mettre fin aux souffrances du peuple congolais suite à la guerre qui lui est imposée par les pilleurs de nos ressources minières, l'U.D.P.S émet les grandes options parmi lesquelles, a à choisir pour définir une politique rationnelle.

Il s'agit d'abord et avant tout de créer un environement national qui soit en tout cas favorable aux deux valeurs qui sont précieuses pour nous Congolais: La liberté et la dignité de la personne au sein de notre société.

Le Congo est un pays aux vastes ressources minérales et pétrolières. Le Congo a des quantités importantes et variables de presque tous les minéraux du monde le plus précieux et les plus recherchés de même que des reserves substantielles de Pétrole. Concomittamment à la découverte de Coltan et du développement de l'ètendue et de la dépendance économique à l'égard des occidentaux s'est substantiellement accrue.

A la veille du 42 ème anniversaire de l'indépendance qui est encore une fête de notre devenir le Congo notre Pays dispose de tout mais le Congo manque de tout.

Pour une meilleure appréhension, nous proposons de développer notre solution en quatre volets portants sur:

1.Historique des facteurs conflictuels
2.Le processus de légitimation
3.La mise en oeuvre du dialogue intercongolais
4.Financement du parti et message aux combattants

1.Historique des facteurs conflictuels

Dans le conflits du Congo, les facteurs seront amplifiés et aggravés par l'impréparation dans laquelle se traduit la colonie belge à la veille de l'indépendance.

Du Congo (1960-1964)
Du Zaïre (1977-1978)
Du Zaïre (1992-1997) Crise légale
Du Zaïre (1996-1997) AFDL
Au Congo (1998- jusqu' à présent.

Le Congo, ex-belge, plus tard rebaptisé Zaïre- redevenu Congo, a connu de très nombreux désordres depuis 1960 date à laquelle il obtient son indépendance un peu à la hâte, d'aucuns diront à la sauvette. Les crises périodiques qu'il connut sont la resultante d'un faisceau de causes. Les unes tiennent à la nature même du pays et l'absence de bonne gouvernance; les autres aux conditions dans lesquelles cet Etat accéda à la souveraineté internationale. C'est dans ce contexte qui se dérouleront les crises de 1960-1964 et de 1977-1978.

La crise du Congo 1960-1964

Le Congo-Belge, qui fut suite à l'Etat libre du Congo en 1908, était déjà doté de caracteristiques portant en elles les germes de crises à venir. Situé au centre géographique du continent, cet Etat demesurément grand, regorge des richesses minières considérables. Par voie de conséquence, le Congo s'averait vulnérable à l'intérieur. Il allait aussi attirer l'intérêt des nations dites developpées de l'Ouest et de l'Est. Le Congo devenait ainsi un enjeu dans les luttes d'influence entre les blocs et même à l'intérieur d'entre eux.

Les conditions des voies de communications quasi inexistantes et une impréparation des hommes à tous les niveaux (admnistratifs, économique et militaire) en faisaient l'archétype de l'Etat instable, champ clos de toutes les rivalités.

Face à cette crise congolaise, il n'y a pas eu des solutions appropriées ou efficaces. Les Congolais et ses alliés se sont contentés des solutions palliatives tout en placant le conflit dans sa coquille initiale.

Les crises du Shaba 1977-1978

Les crises de 1960-1964 n'étaient pas totalement reglées un certain nombre d'élements de tensions inhérents au manque de sagesse politique et à l'absence des solutions viables et durables susciteront d'autres facteurs qui se traduiront une decennie plus tard, par les crises du Shaba. Les conditions de l'indépendance du Congo prédisposaient incontestablement ce pays à une très grande instabilité génétratrice de troubles.

Quant aux événements de la période 1960-1964 et 1977-1978, ils ne firent qu'attirer les haines et les ressentiments. car le conflit n'avait pas été tranché dans l'observation de l'exigence de l'aspiration ni du peuple congolais, ni des antagonistes. Les belges qui avaient choisi Mobutu comme ami, avaient placé leurs intérêts au dessus de ceux du peuple congolais .C'est surtout à partir des sequelles de ces guerres civiles que peuvent s'expliquer les revoltes des représentants du peuple au parlement .A telle enseigne que les mouvements populaires non violents conduits par l'UDPS furent le jour dans tout le pays et condamnent Mobutu de liberaliser le système politique en 1990.

Crise légale 1992-1997

Pour résoudre tous les conflits du passé de 1960 à 1991, les Congolais se sont réunis au forum appelé C.N.S afin de chercher l'explication aux difficultés et aux echecs dans leur facon de gouverner le pays.

Le non-respect de mécanismes juridiques attesté par la prolifération des clauses de la recherche de la 3ème voie et maintien des obstacles au gouvernement de transition issu de la C.N.S laissera notre grand Congo dans les haines et vide d'institutions jusqu'à la crise de l'AFDL en 1997 avec ces 200 milles morts et disparus. L'absence d'une autorité légitime, gage d'intégralité effective de notre territoire national nous conduira à une autre crise à laquelle on n'a pas de solution jusqu'alors.

Comme vous le constatez et comme nous l'avons dit, aucune des crises que nous venons d'évoquer n'a sans doute été tranchée en observant les principes de la reconciliation ni de la paix. Chacun tirait son profit au détriment des intérêts supérieurs de la nation. Il n'en demeure pas moins que nombre de leaders belges et occidentaux y virent quand même une intervention camouflée.

Les raisons de l'inéfficacité et de la faiblesse de ces solutions à ces crises relèvent de deux catégories: les unes sont d'ordre politiques, les autres d'ordre matériels. Nous l'avons dit, et l'histoire le temoigne, aucune de ces crises n'a eu de solutions efficaces et durables pouvant reconcilier le peuple congolais afin d'oublier le passé pour consolider le présent et constuire l'avenir.

C'est ainsi qu'aujourd'hui, nous de l'UDPS ayant l'expérience du passé et connaissant que les Belges ont toujours fait de croc en jambe pour utiliser le terme du football et défendu leurs intérêts matériels au Congo et ignorent considérablement la misère de notre peuple. Nous dénoncons avec toute énergie la manière ,dont la Belgique par la voie de son ministre des affaires étrangères et vice-premier ministre Louis Michel, à procéder pour la résolution de la crise congolaise actuelle. Nous exigeons la tenue immédiate du dialogue intercongolais qui est et reste la seule voie pour consolider la paix, pour la reconciliation et la restauration de la démocratie viable et durable au Congo. Nous pensons qu'il n'existe pas de solution éléctorale à la guerre au Congo. La paix peut seulement être obtenue avant tout par la reconciliation des parties antagonistes et le peuple. C'est une affaire entre Congolais et elle ne peut être resolue tant que la Belgique continue à jouer le rôle de "honnête courtier".

2. Processus de légitimation

En abscence de tout mécanisme institutionnel prévu pour la succession à la tête de l'Etat par le gouvernement de L.D.Kabila, nous pensons qu'il est impérieux d'assainir le contexte politique, avant même de commencer le dialogue intercongolais proprement dit, de mettre en place sur la base du consensus, sous l'arbitrage du facilitateur Masire Ketumile , le président de la république; qui à son tour formera un gouvernement consensuel composé de représentants des principaux protagonistes: gouvernement de Kinshasa, rebellions,forces démocratiques non-armées et sociétés civiles.

La désignation par consensus du président de la république est le véritable noeud du problème actuel pour l'unité politique de notre grand Congo. Ceci dit, je ne passerais pas sous silence à vous proposer le leader de l'UDPS comme président de la république dans l'esprit d'instaurer un climat de confiance et d'assurer les meilleures conditions de paix civile. Or pour assurer ces meilleures conditions, il faut que la confiance renaisse entre le peuple et ses dirigeants politiques; il faut que la confiance renaisse entre le peuple et les partenaires économiques; que la confiance renaisse entre le peuple et les institutions financières; que la confiance renaisse entre le peuple et la communauté internationale. Donc, cette confiance est sans doute incarnée par Tshesekedi Wa Mulumba.

Quant au délai imparti à ce gouvernement de transition, il peut être de quatre à cinq ans avec interdiction formelle de renouveler le mandat. A mon avis ceci serait une solution durable à la crise et à l'instauration de la démocratie et à la réussite aux éléctions crédibles, transparentes, neutres et libres.Ce delai est compte tenu de l'Etat du délabrement des infrastructures de notre pays. (économie, politique, culture, administration, police, armée, routes et communication, moeurs etc...)

3. La mise en oeuvre du D.I.C

Devant la vacance du pouvoir, aucun mécanisme institutionnel n'ayant été prévu pour régler la succession à la tête de l'Etat, le président de la république issu du consensus en collaboration avec le facilitateur Masire Ketumile doit diriger le dialogue intercongolais à partir duquel seront définies les nouvelles règles pour la poursuite du processus de la transition jusqu' à la mise en place des institutions de la 3ème république.

Pour éviter les discussions inutiles et répetées comme ce fut le cas dans la CNS des années 1990, il faut un dialogue qui, sur le fond, sera largement facilité par la prise en compte des acquis positifs de la CNS. Néamoins, ces résolutions devront, à certains égards, tout simplement être actualisées, compte tenue de l'évolution de la situation générale du pays. Donc, il faut la révalorisation des résolutions de la CNS. C'est pourquoi, à notre avis, lorsque nous proposons la désignation du président de la république par consensus, de l'hypothèse ,du regime semi-présidentiel. Contrairement à ce que la CNS avait prévu "un regime parlementaire". Par ailleurs, dans le cadre du DIC, les Congolais aimeraient connaître les raisons du conflit qui a opposé Laurent Désiré Kabila à ses anciens alliés, le Rwanda et l'Ouganda. Le conflit qui est à la base de l'agression declenchée par le Rwanda et l'Ouganda le 2 Août 1998 contre le Congo.

Au dialogue, nous exigeons les modalités du reglement du contentieux et les litiges causés au Congo par les actes perpetrés pendant leur présence sur notre territoire.

En effet, sur la base de la résolution 1304 des Nations Unies, la résponsabilité du Rwanda et de l'Ouganda a été établie pour la réparation des dommages causés sur les populations civiles et les destructions des infrastructures socio-économiques à la suite des affrontements repetés de leurs armées sur notre territoire (Kisangani). De même que les pillages systématiques des ressources du Congo par le Zimbabwe, l'Angola, la Namibie, le Rwanda et l'Ouganda devront également être évalués par la réparation. Suivant la définition donnée par le professeur J. BASDEVANT, la résponsabilité internationale est une institution juridique en vertu de laquelle l'Etat auquel est imputable un acte illicite selon le droit international doit réparation à l'Etat à l'encontre duquel cet acte a été commis. Sur ce, le Congo doit se plaindre de dommage qui lui a été causé par ces pays cités ci-haut et réclame satisfaction. Notre action principale doit se resumer à contribuer et, à amener les Congolais à comprendre combien il est important d'avoir un gouvernement consensuel compétent et responsable pouvant nous donner l'heritage par excellence d' un Etat de droit. Nous devons savoir qu' une solution à la crise ne sera vraie, valable et efficace de facon durable si elle n'emporte l'adhésion de notre peuple. Etant donné les problèmes d’organisation auquels le parti fait face au pays comme à l'exterieur, nous proposons une création d'une équipe homogène qui constituerait une section interationale pour gérer les activités entre le Congo et les bureaux représentatifs.

C'est ainsi qu'il est de notre droit et devoir de faire comprendre à tous les Congolais que la revalorisation des resolutions de CNS et son application reste le seul trésor de la réussite. Enfin nous souhaitons ardemment qu' au DIC, les Congolais définissent la politique globale de la sécurité régionale dans le respect total des principes du droit international public. C'est-à-dire, le respect des principes "uti possidetis" principe d' intangibilité des frontières et la protection juridique des refugiés.

4. Financement du parti

Chers combatants et représentants de l'UDPS, à propos nous avons dit et nous le repetons, ayons et constituons une caisse inter-représentative pour faire et peser dans l'opposition. Je propose $50 US par mois. Une fois l'argent dans le compte, les chargés de finances, étudieront les modalités de fructifier cet argent dans le but de répondre efficacement aux exigences du parti.

Message au peuple Congolais et combattants de l'UDPS.

Comme vous pouvez le constater,contrairement à ce qui semblerait au 1er abord, les causes caractérisées par certains d'inconstance ne sont pas uniquement dues à l'environement interieur, mais s'expliquent aussi par des considérations d'ordre externe. L’UDPS est un grand parti dont la force reside dans l’opinion.

C'est ainsi qu'il faut résister et combattre énergiquement ce gouvernement illégitime de Joseph Kabila jusqu'à son dernier retranchement. Nous sommes en mesure de vous assurer que la restauration du Congo dans toute son indépendance, dans toute sa grandeur et dans tous les territoires qu'il possedait avant la guerre, est un des buts de l'UDPS, notre parti.

En conséquence, le dialogue intercongolais est donc le cadre que nous nous sommes offerts pour pouvoir trouver les solutions durables à la crise. Refusons des solutions palliatives ou à court terme telles que certaines voix veulent se faire entendre, entre autres -maintien de Joseph Kabila au pouvoir pour les éléctions non crédibles -. Ne soyons pas naïfs.

Nous pensons fermément que la paix, la prospérité et la liberté des Congolais ne peuvent être assurées qu'à l'intérieur d'un concert des peuples libres. C'est ainsi que nous nous avons foi aux solutions durables, seules issues du DIC pouvant traduire l'espoir du peuple Congolais.

Recommandations.

- Apprendre la lecon des conflits du passé et tirer profit afin d’éviter les erreurs et les fautes commises;

- Devant la vacance du pouvoir: mettre en oeuvre la diplomatie concertante avec tous les alliés politiques et la société civile afin de conquérir le pouvoir pour satisfaire le peuple;

- La création d’une équipe valable et compétente pour implanter la liaison permanente et efficace avec le Congo (DP);

- Que le dialogue intercongolais soit un instrument pour règler la politique de la sécurité régionale et l’heritage par excellence d’un Etat de droit;

- Mettre sur pieds une caisse inter-représentative avec un montant défini de commun accord pour la cotisation de tous les bureaux;

- Amorcer une campagne efficace pour barrer la route à Louis Michel et tous les autres qui veulent nous imposer Joseph Kabila au pouvoir .

Je vous remercie.

Fait à Oslo 15.06.01

Léonard Mpoyi Muadiamvita
Représentant UDPS/Norvège


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