Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate
Objet : faire éclater la vérité sur Joseph Kabila
La campagne électorale qui n'est pas encore entrée dans sa phase
cruciale connaît déjà une grande agitation. Le concept de la «
congolité » qui planait déjà sur l'univers politique congolais est
devenu le thème dominant de la campagne électorale en RD Congo.
Nous croyons, pour éclairer la lanterne de tous, faire ouvre utile
en rendant public une pétition qui a été adressée aux autorités
judiciaires du pays en date du 28 avril 2006. En effet, M Mwamba
Tshibangu, auteur du livre : « Joseph Kabila la vérité étouffée » a
pris une importante initiative en vue de faire éclater toute la
vérité sur Joseph Kabila. En âme et conscience, il a cru qu'il était
de son devoir d'aller jusqu'au bout de sa logique en mettant à
disposition de qui de droit son essai politique précité. Dans
celui-ci, il y analyse à fond tous les soubassements sur
l'intrigante question des origines douteuses de l'actuel président
sortant, M. Joseph Kabila alias Hypolite Kanambe.
Nous pensons que son initiative devrait être endossée par toutes
celles et tous ceux qui, comme lui, recherchent la vérité dans ce
qui apparaît de toute évidence comme une imposture au peuple
congolais. Ne légitimons pas, par notre silence et notre inaction,
la machination monstrueuse au sommet de l'État au cas où,
naturellement, cette énigme qui a pris justement de l'ampleur dans
l'opinion publique et politique du pays, s'avère fondée.
Agissons et signons en masse la pétition.
Le comité de soutien du livre : Joseph Kabila la vérité étouffée.
À Monsieur Laurent Tshimanga Mukeba
Procureur Général de la République Démocratique du Congo
à Kinshasa - Gombe
R.D.C
Concerne : Pétition ayant pour objet l'ouverture d'une enquête
judiciaire au regard de l'identité et de la nationalité d'origine de
M. Joseph Kabila
Monsieur le Procureur Général de la République,
La nébuleuse saga identitaire du président de la République sortant
interpelle fortement ma conscience. Des questionnements auxquels je
n'ai toujours pas des réponses adéquates me poussent à vous
adresser, en votre qualité du représentant de la loi près le Parquet
général de la République de notre pays, la présente demande.
Celle-ci tire son fondement des articles 27 et 64 de la Constitution
de la RDC. Le premier stipule que « Tout Congolais a le droit
d'adresser individuellement ou collectivement une pétition à
l'autorité publique qui y répond dans les trois mois ». Quant au
second article, il dispose que « Tout Congolais a le devoir de faire
échec à tout individu ou groupe d'individus qui prend le pouvoir par
la force ou l'exerce en violation des dispositions de la
constitution ».
Ma pétition dont l'objet en concerne est d'autant plus justifiée que
J. Kabila exerce le pouvoir en violation du serment constitutionnel
qu'il avait prêté en s'engageant de garantir le respect des lois de
la République. Et pour cause, le dépôt de sa candidature auprès des
bureaux de la CEI le jeudi 23 mars 2006 sanctionnant son
enregistrement officiel pour succéder à lui-même à la magistrature
suprême du pays alimente fortement mes convictions qu'il ne peut
accéder au plus haut perchoir de la République, fût-ce par le vote,
sans qu'on ait ouvert une enquête judiciaire à son égard pour trois
raisons notamment :
- Primo, sa filiation à l'égard de son père et de sa mère fait
l'objet de sérieuses contestations, notamment par Etienne Kabila
Taratibu, le fils aîné de feu le Président L.D.Kabila. Au sujet de
cette problématique, l'article 636 du Code de la famille règle cette
question de contestation en prévoyant que la preuve de la paternité
peut se faire par témoin, par des titres de famille, des registres
et papiers domestiques, des lettres du père et de la mère, des actes
publics et même privés émanant d'une partie engagée dans la
contestation ou qui a intérêt. Et l'article 637 du même Code ajoute
même la possibilité d'un examen de sang.
- Secundo, son passé, notamment son passage au sein de l'Armée
Patriotique Rwandaise (APR), n'a jamais été éclairci.
- Tertio, il subsiste de sérieux doutes sur le faux et usage de
faux concernant ses documents d'identité.
Dans mon essai intitulé : Joseph Kabila la vérité étouffée, de
récente publication aux éditions l'Harmattan, ISBN : 2-7475-9310-X .
octobre 2005 . 266 pages, que j'annexe à la présente, vous y
trouverez des éléments étayés qui appuient ma requête de l'ouverture
d'une enquête judiciaire à son égard.
Je crois profondément, en vertu de l'état de droit auquel la 3ième
République aspire, qu'aucune personne, fut-ce-t-il président de la
République, ne peut s'élever au dessus de la loi. Certes, j'estime
sans réserve que toute personne bénéficie de la présomption
d'innocence jusqu'à preuve du contraire. Cependant, je perçois très
mal, qu'en présence des faits réitérés plusieurs fois et véhiculés
par la presse tant locale qu'internationale, que l'on ne puisse
engager aucune action judiciaire pour éclaircir l'état de la
situation.
Dans ma naïveté, je ne suis pas prêt à croire que toutes les
accusations portées contre la personne du chef de l'État soient a
priori cataloguées, sans aucune enquête parlementaire ou sans aucun
approfondissement judiciaire, de futiles ou encore plus, de
farfelues. À cet effet, son Curriculum Vitae, version officielle,
qui est un des éléments constitutifs de son dossier accompagnant sa
candidature, sera d'une grande importance pour élucider beaucoup de
mystères entretenus sur sa personne.
Enfin, je ne peux me permettre de croire et d'envisager qu'au niveau
de la République qu'il y ait des sujets tabous que la justice ne
pourrait se saisir, fourvoyant ainsi de sa mission première
d'établir ou de rétablir, en tout temps, la justice.
L'inaction ou l'indifférence face à certains faits avérés ou
prétendus tels, à défaut d'une clarification par les instances
habilitées alimentent, par rebours de la situation, le règne de
l'impunité.
Pour que ma démarche ne soit pas mal interprétée par les exaltés de
tout bord, je vous cite un passage de mon livre, que vous aurez
sans doute l'occasion de lire. Il illustre parfaitement la quête de
la vérité qui m'anime. Il s'agit d'un extrait de la conclusion de
l'essai dont la référence est susmentionnée (p.258) :
« Quant à Kabila, s'il est libéré des accusations formelles et
informelles qui ont été portées contre sa personne, lesquelles
entachent sa dignité et érodent le prestige de la fonction qu'il
exerce, il pourra être réhabilité dans son honneur. Ainsi, la voie
pour son avenir sera amplement balisée. Ne rien faire pour
promouvoir la tenue d'une enquête judiciaire ou parlementaire, faire
enliser les choses pour que le temps en dispose serait une ruine et
une catastrophe pour son honorabilité et pour la crédibilité de
toute la classe politique actuellement au pouvoir. »
Conscient d'avoir fait ce qui est bon et juste au nom du peuple
congolais auquel je m'identifie personnellement, je vous prie
d'agréer Monsieur le premier Président de la Cour suprême de justice
l'expression de ma haute considération.
Mwamba Tshibangu
mwambat@hotmail.com
(416) 361-5754
C.I. :
À Monsieur M. Benoît Lwamba Bindu, Premier Président de la Cour
suprême de
justice
À Monsieur Kisiaka Kia Ngoy, Président de la Cour suprême de justice
À Monsieur Joseph Kabila, Président de la République
À Mgr Pierre Marini Bodho, Président du sénat
À Monsieur Thomas Luhaka, Président de l'Assemblée Nationale
À Monsieur l'abbé Apollinaire Malu Malu, Président de la Commission
électorale indépendante (CEI)
À Monsieur Modeste Mutinga Mutuishayi, Président de la Haute
Autorité des
Médias (Ham)
À Monsieur William Lacy Swing, Représentant spécial du Secrétaire
général
des Nations Unies en RDC et porte-parole du CIAT
À Monsieur Etienne Tshisekedi, Président National de l'UDPS
À S.E. Card. Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi, Archevêque de
Kinshasa
À S.E Simon Kimbangu Kiangani, Chef Spirituel de l'EJCSK
Au Cheik Abdala Mangala, Représentant légal de la Communauté
islamique au
Congo (Comico)
À Monsieur Kabeya Pindi Pasi, Président de l'Union nationale de la
presse
congolaise,
Tous
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