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En ce jour du 22ème anniversaire de la démocratisation qui avait vu le dictateur Mobutu verser des larmes de crocodile et libérer l'espace politique congolais, l'UDPS ne pouvait demeurer silencieuse sur cette étape cruciale dans son combat pour la démocratie et l'instauration de l'Etat de droit au Congo.
Le Secrétaire Général de l'UDPS a tenu à le rappeler dans une conférence de presse au cours de laquelle il a implicitement rappelé la déviance vis-à-vis de cet objectif majeur en stigmatisant les violations graves des principes de démocratie dans notre pays au cours du processus électoral de 2011.
Après les différents rapports des différentes organisations sur les élections du 28 novembre dernier, l'UDPS a rendu pubic à cette occasion, son propre rapport scindé en deux volets.
Le premier volet concerne principalement les opérations purement électorales avant, pendant et après les élections, qui démontre que M. Tshisekedi est le vrai vainqueur de ces élections de 2011 avec 56,02%, et que la victoire déclarée de M. Kabila est le résultat d’un processus criminel de fraude monté avec préméditation dès 2006.
Le second volet du rapport est relatif aux violations des droits de l’homme pendant la période électorale dans la ville de Kinshasa. Il démontre que la répression et la terreur utilisées systématiquement étaient des mécanismes pour empêcher et étouffer toute expression démocratique et revendication populaires.
udps.org
Conférence de presse du Secrétaire Général de l’UDPS
Kinshasa, Mardi 24 avril 2012
Mesdames et Messiers de la presse,
Bonjour et merci d’avoir accepté de répondre à notre invitation de ce jour.
Après la publication des différents rapports des observateurs nationaux et internationaux sur les élections du 28 novembre 2011, notre parti se devait de présenter son propre rapport, d’une part, et annoncer les axes de sa politique et les actions qu’il compte mener pour permettre au peuple congolais de recouvrer ses droits, d’autre part.
Mesdames et Messiers de la presse,
Il y a quatre mois, inspiré par un désir ardent et légitime de changement dans la gouvernance de notre pays, le peuple congolais a, par un vote massif, enthousiaste et libre, confié à Monsieur Etienne Tshisekedi wa Mulumba les destinées de la République démocratique du Congo.
Contrairement à l’exemple que nous ont donné le pays frère de la Zambie et, plus récemment encore, celui du Sénégal, le perdant de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011 ne veut pas céder le pouvoir. Il a confisqué et privatisé sans vergogne les forces armées de la République, instrumentalisé la Garde présidentielle et recouru à des mercenaires étrangers, grassement payés, pour empêcher le Président élu d’acquérir l’impérium, d’accéder à ses bureaux et de s’atteler au travail pour lequel le peuple congolais l’a si massivement élu. Telle est la situation jusqu’à ce jour.
Mesdames et Messieurs de la presse,
Comme vous l’avez constaté, les élections de novembre 2011 se sont déroulées sous les yeux des témoins tant nationaux et internationaux. Que disent les uns et les autres après ces élections ?
Le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, garant de la vérité sur la foi divine, fut le tout premier à s’exprimer sur la non-conformité à la vérité des résultats électoraux publiés par la CENI. La CENCO lui emboita le pas en déclarant haut et fort que les résultats publiés par la CENI n’étaient conformes ni à la vérité, ni à la justice. Ce fut ensuite le tour des condamnations par les organisations congolaises de la société civile dans leur ensemble. Elles ont dénoncé les fraudes massives et les violences perpétrées par le régime sortant.
La Fondation Carter n’a pas mâché les mots pour condamner aussi les fraudes massives et les irrégularités graves ayant caractérisés le déroulement des élections du 28 novembre 201 et, de ce fait, créé des doutes sérieux sur la crédibilité des résultats publiés. Le rapport d’enquête du Bureau conjoint des Nations-Unies vint enfoncer le clou en précisant que des assassinats et autres violations graves des droits de l’homme commises sur les membres de l’opposition l’ont été par la Garde Présidentielle essentiellement, ouvrant ainsi la voie pour les commanditaires à la Cour Pénal Internationale, dont le Procureur disait dernièrement que les violences électorales ne doivent plus conduire au pouvoir mais à la Haye. Quant au rapport final des Observateurs de l’Union Européenne, il confirme les irrégularités graves ayant rendu les résultats publiés par la CENI non crédibles.
Ainsi donc, en termes moins diplomatiques, et à l’unanimité, les observateurs nationaux et internationaux du scrutin électoral du 28 novembre 2011 disent que les résultats publiés par la CENI sont faux. La CENI a menti au peuple congolais et à la communauté internationale. Joseph Kabila n’a pas gagné l’élection présidentielle. Le processus électoral lui-même a été souillé par des nombreux assassinats et tortures physiques et morales, comme l’ont dénoncé les organisations nationales et internationales de défense des droits de l’homme.
Et, cela est inacceptable. L’UDPS et le peuple congolais ne l’accepteront jamais et se battront jusqu’au bout pour rétablir au Congo, justice, vérité et dignité. Il y’a de cela 22 ans, le 24 avril 1990, nous avons fait pleurer un dictateur et nous lui avons arraché la démocratie. La patrie sollicite de nous juste un effort supplémentaire pour son effectivité, l’UDPS fidèle à elle-même prend l’engagement de l’honorer.
En ce jour commémoratif de la victoire du peuple Congolais sur la dictature, l’UDPS vous présente son rapport sur les élections 2011 en deux volumes :
Le premier volume concerne principalement les opérations électorales avant, pendant et après les élections. Il démontre que non seulement M. Tshisekedi est le vrai vainqueur de ces élections de 2011 avec 56,02%, mais aussi que la victoire déclarée de M. Kabila est le résultat d’un processus criminel de fraude monté avec préméditation dès 2006.
Le deuxième volume est un rapport partiel sur les violations des droits de l’homme pendant la période électorale dans la ville de Kinshasa. Il démontre que la répression et la terreur ont été systématiquement utilisées pour empêcher ou étouffer toute expression démocratique et revendication populaire.
Je vous remercie.
Kinshasa le, 24 avril 2012
Me SHABANI Lukoo
Secrétaire Général
Voici les deux rapports de l'UDPS :
- Rapport sur les élections de 2011 http://udps.org/docs/rapport_udps_elections_2011.pdf
- Rapport sur les élections de 2011 http://udps.org/docs/rapport_udps_ elections_ 2011_dh.pdf
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