UNION POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRÈS SOCIAL

Options Economiques et Financières
Options Idéologiques - Objectifs fondamentaux
Méthode de lutte - Doctrine - Devise
Décembre 1999
TABLE DES MATIERES
I. Options Economiques et financières
1. Aperçu général de la situation
1.1. HYPOTHEQUES DE LA GESTION DESASTREUSE DU PAYS
1.2. LES CONTRAINTES
1.3. LES ATOUTS
*2. Options Economiques et Financières
*2.1. LE SYSTEME ECONOMIQUE
*2.2. LE RÔLE DE L'ETAT
*2.3. LE RÔLE DU SECTEUR PRIVE
*2.4. LA BONNE GOUVERNANCE DES FINANCES PUBLIQUES ET DES BIENS SOCIAUX
*3. LES SECTEURS D'INTERVENTION PRIORITAIRE
*3.1. FINANCES, MONNAIE ET CREDIT
*3.2. LES INFRASTRUCTURES DE BASE ET LES EQUIPEMENTS COLLECTIFS
*3.3. L'AGRICULTURE ET LE DEVELOPPEMENT RURAL
*3.4. L'ENERGIE
*3.5. LA RECHERCHE - DEVELOPPEMENT
*3.6. LE SECTEUR HUMANITAIRE
*3.7. LA COOPERATION INTERNATIONALE
*4. PREALABLES
*4.1. L'HOMME
*4.2. L'INSTAURATION DE L'ETAT DE DROIT
*4.3. LES METHODES DE GESTION
*4.4. LA COOPERATION INTERNATIONALE
*4.5. LA PARTICIPATION DE LA POPULATION
*5. CONCLUSIONS
*II.
Options Idéologiques - Objectifs fondamentaux - Méthode de lutte - Doctrine - Devise *1. LES OPTIONS IDEOLOGIQUES
*2. LES OBJECTIFS FONDAMENTAUX DE L'UDPS
*3. DE LA METHODE DE LUTTE - DE LA DOCTRINE ET DE LA DEVISE
Union pour la Démocratie et le Progrès Social
U D P S

Options Economiques et financières
1. Aperçu général de la situation
Toute activité économique se crée et se développe dans un environnement national et extra national qui en conditionne le plein épanouissement. II est donc indispensable de cerner les dimensions de cet environnement pour faire des choix en toute connaissance de cause.
C'est pourquoi, les options économiques et financières levées par l'UDPS ont pour toile de fonds :
1.1. HYPOTHEQUES DE LA GESTION DESASTREUSE DU PAYS
Depuis plus de 30 ans, le Pays a été livré à une gestion aventureuse et irresponsable, basée sur le monopartisme et la privation des libertés fondamentales. Cette gestion a eu pour résultat une grave crise structurelle affectant différents secteurs de la vie nationale et se traduisant notamment par :
II s'agit ici des pesanteurs liées à l'état général du territoire, de la population, du comportement socioculturel et du sous développement.
1.2.1. CONTRAINTES D'ORDRE INTERNE
Nous identifions comme contraintes au niveau interne, les éléments essentiels ci-après:
1.2.2. CONTRAINTES D'ORDRE EXTERNE
II s'agit des paramètres qui échappent à notre maîtrise en tant que Nation souveraine. Nous citerons principalement :
En dépit des hypothèques et contraintes que nous venons d'évoquer, le Pays dispose néanmoins d'atouts considérables qui, s'ils sont rationnellement exploités, peuvent lui assurer un développement harmonieux et durable.
On peut citer principalement :
2. Options Economiques et Financières
Les options économiques de l'UDPS s'inscrivent dans le cadre global de son projet de société qui vise à instaurer un Etat de droit, démocratique, libre, prospère et garant de la sécurité des personnes et de leurs biens.
Ces options sont inspirées par sa philosophie politique qui prône la compétition et la tolérance dans le pluralisme, la solidarité et la concertation responsable entre partenaires sociaux.
Elles constituent des points de références sur la base desquels seront conçus des programmes pluriannuels de gouvernement adaptables aux circonstances du moment.
Les options fondamentales arrêtées portent sur :
Tout en proclamant l'irremplaçable rôle de l'Etat dans la recherche de la sécurité et de l'équité, l'UDPS estime que le rôle du marché est primordial dans la détermination des préférences et dans l'allocation optimale des ressources.
La voie choisie par l'UDPS est celle de l'économie sociale de marché où le secteur privé produit les richesses en toute liberté dans un contexte de concurrence où l'Etat est garant du rétablissement des règles de jeu. C'est donc le principe de subsidiarité qui devra commander l'intervention de l'Etat dans la vie économique.
" L'Economie sociale de marché ", vise la recherche permanente de la combinaison la plus efficace entre une performance optimale qu'on ne peut atteindre que grâce aux mécanismes du marché d'une part et d'autre part la sécurité et la justice sociales que seul l'Etat peut garantir.
C'est en somme ce système économique qui, combiné avec le choix en faveur de la solidarité nationale, donne à l'option de l'UDPS une sensibilité proche de la "Sociale-Démocratie ".
En conclusion, l'UDPS lutte pour que l'Etat puisse encourager l'entreprise privée et soutenir le progrès social en plaçant l'homme au centre des préoccupations économiques et en focalisant la solidarité ainsi que la coopération au centre des relations entre les Etats.
L'UDPS reconnaît à l'Etat, en plus de sa mission traditionnelle de maintenir l'ordre, la paix, la sécurité et d'assurer la justice, un rôle de catalyseur sur le plan économique. Celui-ci s'exerce en priorité à travers tous les mécanismes du marché pour les orienter vers la satisfaction des besoins et la réalisation du bien-être social. C'est sur base de ce principe d'incitation et d'impulsion de l'initiative privée que l'UDPS entend organiser l'économie congolaise.
Cette option d'un Etat catalyseur est basée sur l'idée que le développement dans un pays pauvre, caractérisé par des ressources financières rares, ne peut se faire que selon une planification indicative d'objectifs globaux. Elle est aussi basée sur la conviction profonde que l'efficacité et la performance caractérisent le secteur privé fonctionnant dans un marché transparent.
Cette planification doit veiller à l'allocation optimale des ressources par le marché. Il appartiendra dès lors aux initiatives privées de s'impliquer librement selon leurs génies, compétences et savoir-faire. A ce propos, l'UDPS fait confiance au génie créateur des entrepreneurs congolais et étrangers.
De ce qui précède, voici les tâches dévolues à l'Etat sur le plan économique :
II s'agit principalement de :
Le but recherché étant le développement harmonieux de l'ensemble du territoire national. Une telle politique possède le double avantage de créer un tissu industriel d'échanges intra- et inter-régionaux et de fixer les populations; donc, de combattre l'inquiétant phénomène de l'exode rural.
S'agissant des entreprises publiques, l'UDPS rappelle son option de base, à savoir moins d'Etat dans la gestion des entreprises publiques, notamment par des actions concertées suivantes:
L'UDPS conçoit le rôle de l'entreprise privée de la manière suivante :
Ce rôle ne peut être bien rempli que si les règles de libre entreprise, notamment la concurrence et la protection de la propriété privée sont scrupuleusement respectées.
A cet effet, l'UDPS s'attachera à promouvoir un cadre institutionnel, juridique et macro-économique stable, clair et rassurant. C'est de cette façon, croyons-nous, que seront protégées l'initiative et la propriété privées.
En conclusion, l'UDPS croit fermement à l'entreprise privée, foyer classique d'expansion économique, sans laquelle le concept d'économie sociale de marché perdrait toute sa signification.
2.4. LA BONNE GOUVERNANCE DES FINANCES PUBLIQUES ET DES BIENS SOCIAUX
Il est de notoriété publique que si la plupart des programmes et plans de développement socio-économique ont échoué durant la Deuxième République (1965-1997) la cause principale en était la mauvaise gouvernance qu'affichaient les autorités de la Deuxième République.
L'UDPS entend rompre définitivement avec ces mauvaises pratiques de gestion de la chose publique notamment par :
3. LES SECTEURS D'INTERVENTION PRIORITAIRE
Pour assurer la croissance économique et le progrès social, l'UDPS s'est fixée des priorités d'actions économiques dans les domaines suivants:
3.1. FINANCES, MONNAIE ET CREDIT
L'objectif poursuivi en cette matière est de restaurer la crédibilité du pays par les voies et moyens ci-après:
3.2. LES INFRASTRUCTURES DE BASE ET LES EQUIPEMENTS COLLECTIFS
L'UDPS entend réhabiliter et créer les infrastructures de base et équipements collectifs indispensables au développement et au bien-être de la population congolaise.
Voici, par catégorie d'infrastructures, l'ordre des priorités arrêté :
3.2.1. VOIES DE COMMUNICATION
L'UDPS, partant du constat que le développement intérieur est impossible sans les transports, et qu'en particulier les routes possèdent le plus grand pouvoir intégrateur, juge urgent de développer :
La réhabilitation et la construction des routes afin d'assurer l'intégration de l'espace national, renforcer les échanges inter-régionaux et permettre le bon fonctionnement de l'administration territoriale et des échanges commerciaux.
L'UDPS attache une importance stratégique à la réhabilitation et à l'entretien du réseau routier de desserte agricole condition sine qua non pour la commercialisation de la production agricole de l'arrière-pays. Toute initiative privée sera fortement encouragée et L'UDPS n'exclut nullement la mise en place des routes et autoroutes à péages.
L'aménagement et la maintenance du réseau fluvial afin d'exploiter pleinement la riche hydrographie du Pays (20.000 km de biefs navigables).
La modernisation, la standardisation et l'extension du réseau ferroviaire (6.000 Km).
Dans un Pays aussi vaste que le nôtre où le transport joue un rôle déterminant dans la desserte à longue distance, l'UDPS entend:
3.2.2 LES TELECOMMUNICATIONS
Jadis générateurs d'immenses recettes budgétaires au niveau national, les services des P.T.T. sont devenus improductifs et quasi inopérants. Cette situation a aggravé l'enclavement des régions entières et l'isolement du Congo lui-même vis-à-vis de l'arrière Pays.
En 1982 lors de la publication du "Projet de société de l'UDPS" les télécommunications étaient classées parmi les " secteurs stratégiques " relevant donc du monopole de l'Etat comme dans beaucoup de pays. Depuis lors, l'évolution du concept du secteur "stratégique" ainsi que celle des technologies ont remis en question cette vision.
L'UDPS n'est pas insensible à cette évolution. Elle encouragera dans ce secteur toute initiative privée, le recours aux technologies de pointe, l'interconnexion des systèmes, sans oublier la protection des usagers par un strict contrôle des prix et la qualité des prestations
3.2.3. EQUIPEMENTS COLLECTIFS
Nous rappelons que l'UDPS place l'homme au cœur du développement et de son action économique.
Les équipements collectifs forment le cadre idéal pour l'épanouissement de la personne humaine. C'est pourquoi, la restauration des équipements collectifs dans le domaine de la santé, de l'éducation, de culture, la culture, des sports et loisirs est inscrite dans nos priorités.
Par ailleurs, l'habitat fera l'objet d'une attention particulière de la part des pouvoirs publics essentiellement en partenariat avec le secteur privé.
Les voies et moyens préconisés sont principalement:
3.3. L'AGRICULTURE ET LE DEVELOPPEMENT RURAL
3.3.1. SECURITE ALIMENTAIRE
Le potentiel agronomique du Congo est sous-exploité. Déjà en 1982, à la publication du projet de société de l'UDPS, l'agriculture, ne représentait que 10 % du PIB commercialisé, alors qu'elle occupait 65% de la population active.
Aujourd'hui ces chiffres sont respectivement de 51 % de PIB et 70 % de la population active par suite du recul des autres secteurs d'activités (Banque au Zaïre, rapport annuel 1993. PNUD, Rapport annuel 1993).
L'effondrement du secteur agricole est tel que le pays importe actuellement des produits agricoles et particulièrement des denrées alimentaires dont il était jadis un grand exportateur. Cette dépendance vis-à-vis de l'extérieur a entraîné des transformations dans les habitudes alimentaires de la population avec une lourde incidence sur la balance des paiements.
La philosophie de l'UDPS dans le domaine agricole vise à :
A cet effet, l'UDPS envisage la relance des activités dans le secteur agricole à travers les actions ci-après:
L'UDPS qui place toujours l'homme au centre de tout développement socio-économique attache une importance capitale à la réhabilitation des routes de desserte agricole afin d'atteindre les objectifs principaux que voici :
3.3.2. INDUSTRIES DE TRANSFORMATION AGRICOLE
Notre Pays a été doté d'industries lourde et légère de transformation, qui datent essentiellement de l'époque coloniale. Les mesures de "zaïrianisation" et de rétrocession des années 70, les pillages de 1991 et 1993, ainsi que l'effondrement du pouvoir d'achat du Congolais ont littéralement laminé ce tissu industriel désarticulé et obsolète.
L'UDPS s'emploiera à :
L'énergie joue un rôle primordial dans le développement socio-économique.
Le Congo recèle d'abondantes ressources d'énergie, bois, charbon, hydrocarbure, eau, vent et soleil. Malheureusement ces atouts sont insuffisamment mis en valeur ou mal gérés. C'est notamment le cas du barrage hydro-électrique d'Inga et de l'exploitation irrationnelle de la forêt. Considérant ce potentiel énergétique exceptionnel, l'UDPS opte pour l'exploitation rationnelle de toutes les sources d'énergie identifiées, la diversification étant source d'enrichissement.
S'agissant de l'énergie produite à Inga l'UDPS privilégie la satisfaction des besoins internes tout en encourageant son exportation notamment en Afrique.
Contrairement à la politique négative de développement énergétique pratiquée durant la Deuxième République, l'UDPS encourage toute entreprise, collectivité locale ou missionnaire qui souhaiterait créer une centrale hydroélectrique ou un micro-barrage hydroélectrique pour résoudre ses besoins énergétiques spécifiques, sous réserve d'atteinte à l'environnement.
Cependant la concrétisation de toute initiative tant publique que privée ne se fera que dans le cadre d'un plan national de développement énergétique sur des sites exploitables exhaustivement inventoriés.
3.5. LA RECHERCHE - DEVELOPPEMENT
L'expérience des pays développés a démontré l'importance de la recherche dans le développement. Tirant les enseignements de ce constat, l'UDPS place la Recherche - Développement au centre de ses préoccupations.
C'est ainsi qu'elle entend:
Il convient de souligner à cet effet qu'avant l'indépendance, l'activité minière intervenait pour 45 % dans le PIB commercialisé et l'agriculture pour près de 55 %. L'évolution après l'indépendance et plus particulièrement sous la Deuxième République a été caractérisée par l'infléchissement de la contribution du secteur agricole et la prépondérance du secteur minier qui a atteint 85 % des apports en devises du pays.
Cette manne n'a malheureusement pas produit les effets escomptés dans le pays en terme de développement. Les bénéfices accumulés en période de haute conjoncture n'ont pas servi à constituer des réserves ni à renouveler l'outil de production. Ils ont été soit détournés, soit affectés à des dépenses de prestige. Aujourd'hui, ce secteur est sinistré avec la chute de la GECAMINES et le bradage de Kilo-Moto. Seule l'expoitation artisanale du diamant et de l'or connaît une certaine expansion.
Lors de sa création, notre Parti avait fustigé la concertation excessive des investissements publics dans le secteur minier au détriment des autres secteurs.
Compte tenu du poids de l'industrie minière dans notre économie et de son rôle stratégique, l'UDPS estime important de relancer l'activité dans ce secteur par des études de faisabilité et de rentabilité ad hoc.
Pour réussir ce programme avec un maximum de résultat, l'UDPS entend associer étroitement les entreprises privées spécialisées, tant nationales qu'étrangères.
La gestion du Congo a été mauvaise à un point tel le tissus social s'est fissuré et les réseaux de solidarité relâchés. Avec plus d'un million des réfugiés de guerre, 60 % de population vivant en dessous du seuil de pauvreté, 40 % d'enfants sous-alimentés et mal nourris, 1 % de mortalité maternelle, 50 % d'enfants non scolarisés, le Congo est un pays socialement sinistré.
Aucune réforme ne peut réussir si ces blessures ne connaissent pas un début de traitement.
L'UDPS est sensible à cette responsabilité et entend l'assumer en coopération avec les organismes d'aide et d'assistance humanitaire ainsi qu'avec tous les gouvernements amis. A cet effet, l'UDPS s'attache à :
3.7. LA COOPERATION INTERNATIONALE
L'UDPS croit fermement à la coopération internationale. Elle est l'instrument privilégié de promotion de la paix et de rapprochement entre les peuples. A cet effet, l'UDPS tient compte de la nouvelle philosophie en matière de coopération internationale basée sur le principe du partenariat. Le rôle de l'Etat se limitant à encourager et à accompagner les initiatives privées porteuses de progrès.
La tendance à la construction des grands ensembles économiques régionaux se confirme partout dans le monde pour la recherche d'une articulation économique plus adéquate. En Afrique il se profile l'émergence de quatre ensembles économiques régionaux : l'Afrique du Nord, l'Afrique de l'Ouest animée par le Nigéria, l'Afrique Australe sous l'impulsion de l'Afrique du Sud et l'Afrique Centrale que le Congo a la vocation de piloter.
L'UDPS encourage ces évolutions et s'emploiera à soutenir cette dynamique conformément à la Charte de l'OUA et à l'Acte de Lagos afin que le Congo joue pleinement son rôle au centre de l'Afrique.
Compte tenu de l'état de délabrement du tissu économique de notre Pays, l'UDPS entend promouvoir une forte redynamisation de la coopération internationale avec tous les organismes internationaux ainsi qu'avec les Pays amis afin de réunir les voies et moyens indispensables à la reconstruction du Congo. Contrairement aux comportements irresponsables des autorités de la Deuxième République dans ce domaine, l'UDPS compte développer une coopération internationale mutuellement profitable à toutes les parties intéressées sur base d'un strict respect des engagements librement contractés.
C'est notamment dans ce contexte que l'UDPS privilégierait la relance de la coopération financière avec les organismes financiers comme la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire Internationale, la Banque Africaine de Développement, etc...
Plusieurs tentatives pour juguler la crise économique congolaise (allant des programmes de stabilisation économique et financière des années 70 aux programmes d'ajustement structurel de la décennie 80), se sont soldées par des échecs.
A la longue, ce manque de performance a causé la marginalisation de notre économie et expliquerait en grande partie l'ébranlement de la confiance de la communauté financière internationale à l'égard du Congo.
Pourtant certains pays partageant la même géographie économique avec nous (tels que ceux de l'Asie du Sud-Est ou de l'Amérique latine) ont pu faire bon usage de ces solutions, tirant ainsi leur épingle du jeu pour devenir de nouveaux pays industrialisés.
L'UDPS se fondant sur l'analyse des causes de l'effondrement d'une économie jadis prospère est convaincue qu'aucun modèle de développement socio-économique ne peut réussir dans notre pays sans une nouvelle approche.
En effet pur gagner le pari de changement souhaité sur la base des options levées ci-dessus. Les préalables ci-après s'imposent, à savoir :
Il s'agit de la mise en place d'une équipe dirigeante intègre patriote, ouverte à la coopération, compétente, déterminée, mue par l'idéal de servir la nation et capable de prêcher par le bon exemple. Bref, des hommes nouveaux qui animent réellement le peuple et gèrent conformément à l'éthique définie par la Conférence Nationale Souveraine.
Tout nouveau plan de développement socio-économique porteur d'espoir de réussite se doit d'être vulgarisé, expliqué, compris et intériorisé par l'homme congolais avant sa mise en application effective.
4.2. L'INSTAURATION DE L'ETAT DE DROIT
Par l’instauration de l'Etat de droit, l'UDPS espère assurer la sécurité juridique indispensable à l'éclosion des activités d'investissement des Entrepreneurs Congolais et Etrangers.
L'UDPS croit fermement que la République Démocratique du Congo ne recouvrera la voie de la croissance durable perdue que moyennant un changement radical des méthodes de gestion des finances publiques et des biens sociaux, notamment par:
4.4. LA COOPERATION INTERNATIONALE
Aucun pays ne peut concevoir son développement en contexte d'autarcie. Le monde s'unifie et de nouvelles solidarités planétaires se tissent. L'UDPS en est consciente et, dans une large mesure, s'en félicite. Elle inscrit consciemment et volontairement toute sa démarche politique et toute sa philosophie de gestion dans le cadre d'une coopération pacifique et mutuellement bénéfique entre les peuples.
4.5. LA PARTICIPATION DE LA POPULATION
L'UDPS considère qu'il n'existe jamais de démocratie sans un peuple constamment informé et qui participe activement à la formulation et à l'exécution des choix fondamentaux le concernant.
Les options économiques et financières de l'UDPS constituent un volet du projet de société du parti qui sera soumis à la sanction de la nation lors des prochaines échéances électorales.
Union pour la Démocratie et le Progrès Social
U D P S

Options Idéologiques - Objectifs fondamentaux
Méthode de lutte - Doctrine - Devise
(Art. 10 des statuts).
L'idéologie de l'U.D.P.S s'inspire des valeurs humanistes universelles de la social-démocratie telles que perçues par l'esprit africain.
II s'agit notamment des principes et valeurs ci-après:
2. LES OBJECTIFS FONDAMENTAUX DE L'UDPS
(Art.11 des statuts)
L'Union pour la Démocratie et le Progrès Social a comme objectifs fondamentaux :
3. DE LA METHODE DE LUTTE - DE LA DOCTRINE ET DE LA DEVISE
Conformément à l'article 12 des Statuts de l'UDPS, la méthode de lutte du Parti est la " Non violence ".
Conformément aux dispositions de l'article 9 des statuts, la doctrine de l'UDPS est le " Solidarisme ".
Conformément à l'article 13 des Statuts de l'UDPS? la devise du Parti est :
" Liberté - Justice - Travail "